Mantes et merveilles

Publié le 18 Février 2015

L’Agrion de l’Oise compte un nouvel adhérent « entreprise » : Nicolas Moulin, entomologiste.

J’ai fait sa connaissance au colloque Insectinov en décembre 2014, où il présentait un poster sur ces activités.

Nicolas, entomologiste de terrain de 33 ans, a monté sa PME de consultant.

au labo©Nicolas Moulin

au labo©Nicolas Moulin

Très tôt il s’est passionné pour les phasmes et les mantes qu’il a élevés pour mieux les observer. Il s’est orienté naturellement pour ses études supérieures vers les sciences de la vie et de la terre, d’abord à l’Université Orsay, puis à l’Université de Tours, réputée en entomologie, pour y préparer un master professionnel sur insectes et environnement. Il a alors travaillé sur les coléoptères Carabidae (ex. le carabe doré) et les lépidoptères rhopalocères (papillons de jour) Maculaninea ou Phengaris, espèces menacées faisant l’objet d’un plan national d’actions . En effet leurs chenilles ont besoin d’une plante hôte comme toutes les autres espèces de papillon, mais leur développement nécessite aussi la présence d’une fourmi hôte ; les chenilles terminent leur phase larvaire dans des fourmilières. Ce mode de vie complexe rend les espèces très vulnérables aux modifications de leur habitat.

Il a poursuivi par un Master 2 au Muséum national d’Histoire naturelle et les rencontres ont fait qu’il est revenu aux mantes de sa jeunesse.

Aujourd’hui il se partage entre entomologie appliquée (inventaire, suivi de populations, diagnostic par ex. dans le cadre d’études environnementales réglementaires), c’est l’activité professionnelle de sa PME, et étude systématique sur les mantes, c’est sa passion qui le mène en mission en milieu tropical.

un belle fleur©Nicolas Moulin

un belle fleur©Nicolas Moulin

Il porte un très beau projet que je vous laisse découvrir. Il a besoin de soutiens pour mener à bien son expédition "A la recherche des mantes d’Afrique" qui a pour but de compléter la connaissance sur le terrain de ces espèces de l’ordre des Mantoptères, dont nombre seraient encore à trouver, à décrire et à nommer.

Souhaitons lui la réussite.

Visiter le aussi sur sa page Facebook

Repost 0
Commenter cet article