Publié le 29 Novembre 2015

Dans 2 semaines très exactement le grand concert "Notes d’Insectes" organisé par L’Agrion de l’Oise va se tenir. Oui ce sera le dimanche 13 décembre à 16h30 à l’Abbaye royale du Moncel, mais tout cela vous le savez déjà, vous l’avez noté dans vos agendas et vous avez peut-être déjà réservé vos places comme le conseillait notre article précédent.

Réserver sa place pour ce concert ? Pourquoi donc ?

Tout simplement parce qu’il y aura à la fin un pot de l’amitié et qu’il faut un minimum d’organisation pour que tout se passe bien. Ceci dit, si vous n’avez pas encore réservé, il n’est pas trop tard. Et puis si vous oubliez de réserver, venez tout de même le dimanche 13, on vous trouvera bien une petite place.

Parmi les artistes qui vont se produire dans ce concert exclusivement consacré à la gent à 6 pattes, il y a un chœur : le Chœur des Aulnes. C’est une association amie, car nombreux sont les choristes qui adhèrent à L’Agrion de l’Oise. Les deux associations partagent même quelques administrateurs.

Certains d’entre vous sont peut-être aller visiter le blog du Chœur des Aulnes. Alors ils ont pu lire ceci :

[Le Chœur des Aulnes] nous avait déjà proposé une puce l'an dernier, celle de Thierry Machuel se cachant dans les pans d'une houppelande. Là il revient avec un grillon qu'il chante en italien, une autre puce en vieux françois, un criquet en anglais alors qu'il est hongrois, et même une folle danse de lucioles en japonais. Décidément ce chœur est polyglotte.

un criquet ©RogerPuff

un criquet ©RogerPuff

Vous avez ainsi déjà une petite idée du programme vocal. Alors comme il est question d’un criquet en anglais alors qu’il est hongrois, L’Agrion de l’Oise vous doit quelques explications. Le Chœur des Aulnes va effectivement chanter en anglais un chant initialement écrit en hongrois, en magyar donc. Il s’agit d’un chant du folklore hongrois revisité par le compositeur Béla Bartók (1881-1945).

Mais pour vous en dire plus, L’Agrion de l’Oise ouvre son blog au chroniqueur du Chœur des Aulnes, ayant pu nous procurer un article destiné à instruire et distraire les choristes, d’où un ton qui se veut, vous le constaterez, humoriste, se gaussant un peu de L'Agrion de l'Oise..

En cette année 2015, nous commémorons au Chœur des Aulnes deux événements majeurs qui nous touchent particulièrement, l’un dans le domaine musical, l’autre dans le domaine entomo-scientifique.

aquarelle de Ervin Voit
aquarelle de Ervin Voit

Il s’agit d’une part du 70ème anniversaire de la mort de Béla Bartók, ce musicien hongrois dont nous avons l’honneur d’interpréter une des œuvres, et d’autre part du 2ème anniversaire de la naissance de l'Agrion de l'Oise, cette prestigieuse association qui fait tant pour la connaissance des hexapodes, thème de notre concert du mois de décembre.

S’il vivait encore aujourd’hui, Béla Bartók serait à n’en pas douter un adhérent d’honneur, voire cotisant, de l’Agrion de l’Oise, car, en plus de son intense activité de compositeur, il s'intéressait à la botanique, à la géologie, à l'astronomie, aux oiseaux et … aux insectes qu’il collectionnait, comme il collectionnait et retranscrivait les chants populaires de son pays et des contrées qu’il visitait afin de leur redonner vie et les tirer de l’oubli.

Voici ce qu’il écrivait :

« En ne nous bornant qu'à réunir et à classer des chants, nous ressemblerions à un entomologiste qui se contenterait de faire collection de diverses espèces de scarabées et de papillons, et de les conserver : il constituerait ainsi un ensemble de choses inertes, arrachées à la vie, et c'est pourquoi le véritable naturaliste non seulement rassemble et conserve ces insectes, mais s'applique également à étudier et à décrire les détails les plus cachés de leur existence. Il est vrai que la description la plus colorée ne rendra jamais la vie à un corps mort, mais, du moins, un peu du goût et de l'odeur de la vie aura pénétré dans le laboratoire. Des raisons du même ordre commandent au collectionneur de musique populaire d'explorer à fond tout ce qui permet de pénétrer la réalité musicale vivante. »

Collectionner les airs populaires et collectionner les insectes, c’est donc un peu la même chose. L’Agrion de l’Oise et Béla Bartók sont faits pour s’entendre.

Les puristes que nous sommes sont toutefois chagrinés à l’idée de devoir chanter Bartók dans la langue de Shakespeare. N’a-t-il collecté et retranscrit tous ces chants populaires, lui qui a été jusqu’à étudier neuf langues pour mieux s’en imprégner, pour que des décennies plus tard une petite chorale française de village choisisse de chanter sa chanson du criquet en anglais ? A quoi cela eut-il servi que Bartók il se décarcassât ?

Le hongrois est difficile ? Moins que le polonais. Nous avons jadis appris un chant en polonais, rappelez-vous. Si nous pouvons chanter en polonais, nous pouvons chanter en hongrois. Quand on veut, on peut.

Nous ne disposons pas de la version de cette chanson en hongrois, nous objectera notre chef de chœur. Objection rejetée, car Battement de Chœur (NdR. Le titre de la feuille mensuelle du Chœur des Aulnes), qui a réponse à tout, vous offre gracieusement ci-après la version originale de la chanson du criquet.

A la demande générale, nous remplacerons donc sur nos partitions :

“cricket's getting wed tonight to the spider's daughter,

gnats and flies will tend the bride,

feed her flies and water”

par :

”tücsök egyre sze ma este a pók lánya

szúnyogok és a legyek is inkább a menyasszony ,

megetetni legyek és víz”

…. et longue vie au criquet magyar !

Voilà, vous avez une idée de ce qui vous attend pour ce concert.

NdR; La représentation de Béla Bartók est une aquarelle de son cousin Ervin Voit, empruntée au site Bibliolore "the Rilm blog", que nous remercions. Vous pourrez y entendre un extrait de Mikrokosmos, le Journal de la Mouche, que vous retrouverez peut être au concert sous les doigts de Christophe Chauvet

Araignée sur fond jaune au Palais de la Découverte©RogerPuff

Araignée sur fond jaune au Palais de la Découverte©RogerPuff

Mais revenons à notre criquet. Rassurez-vous ce chant est plein d’humour. Il s’agit du mariage du criquet et de la fille de l’araignée, contre nature donc – insecte à 6 pattes et arachnide à 8 - mais faisant honneur à la diversité. La belle-famille n’est pas très contente, oui mais laquelle ? Celle du criquet ou celle de l’araignée ?

Mais au fait, dans la nature, comment fait le criquet pour chanter ?

Mâle ou femelle, le criquet frotte l’intérieur de son fémur, muni d’une rangée de crêtes, contre certaines nervures renforcées de son aile, faisant vibrer cette dernière. Certaines parties des ailes vibrent plus vite que la cadence des frottements. Le criquet produit ainsi un son de 2 à 5 kilohertz.

Au fait, il sera aussi question d’un autre orthoptère dans ce concert, un fameux grillon chanté en italien . Par les grandes chaleurs, il chante longtemps, longtemps, très longtemps… toujours au même endroit et ... amoureusement…

Les criquets du Palais de la Découverte ©RogerPuff

Les criquets du Palais de la Découverte ©RogerPuff

Sachez que le chant du grillon n’est pas produit de la même façon que celui du criquet.

Chez le grillon mâle, la chanterelle située sur l’élytre gauche, frottée sur la râpe située sur l’élytre droit, produit un son d’environ 5 kilohertz. Celui-ci est amplifié par deux régions de l’élytre, la harpe et le miroir. Le son n’est produit qu’au cours de la fermeture des élytres.

Je remercie le Palais de la Découverte, qui ainsi explique et mais fait aussi entendre les chants du criquet, de la sauterelle, de la fourmi et de la cigale. C’est là que la photo des criquets a pu être faite, ainsi d’ailleurs que celle de l’araignée. Je recommande aussi la visite commentée de sa section "fourmis" avec les fourmis champignonnistes..

Alors venez écoutez chanter le Chœur des Aulnes à ce concert du dimanche 13 décembre.

Mais le Chœur des Aulnes sera bien entouré pour ce concert. La partie instrumentale sera encore plus riche. Vous pourrez découvrir d’autres ordres que celui des orthoptères au travers des notes de ce bestiaire entomologique, avec le piano de Christophe Chauvet, le violon de Pierre Cesmat et la flûte traversière de Camille Carpentier, sans oublier la conteuse Anne Daucy qui honorera le centenaire de la mort de Jean-Henri Fabre par une lecture tirée des Souvenirs entomologiques.

Et bien d'autres choses encore !

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Publié le 22 Novembre 2015

Dimanche 13 décembre à 16h30 dans le cadre prestigieux de l’Abbaye royale du Moncel à Pontpoint (Oise), l’association L’Agrion de l’Oise propose un grand concert entièrement consacré aux insectes, monté avec l’aide du Chœur des Aulnes et le concours de ses amis instrumentistes.

C'est tout un bestiaire d'insectes qui sera évoqué en musique : des grillons, des puces, des mouches, des lucioles, des cigales, des fourmis, des papillons, des abeilles, des libellules et même un moustique, et bien d’autres encore… un véritable insectarium …

"Notes d'insectes" le concert

Dans un répertoire de chants et de morceaux instrumentaux de la Renaissance à nos jours : Josquin des Prés, Claude Le Jeune, Jacques Offenbach, Félix Le Couppey, Franz A. Schubert, Rued Langaard, Heitor Villa Lobos, Bela Bartok, Bruno Rossignol, Thierry Machuel, …

Au piano, Christophe Chauvet. Il accompagnera également le Chœur des Aulnes. Christophe est le fondateur et le directeur artistique du Chœur et de l’Orchestre de Chambre de Senlis.

Au violon, Pierre Cesmat. Il est membre du trio Harmonia3 avec Christophe Mege à la flute traversière et Jean-Baptiste Savarit à la guitare, trio qui a déjà eu l’occasion de se produire à Pont-Sainte-Maxence.

A la flûte traversière, Camille Carpentier. Elle a eu récemment l’occasion de jouer avec le Chœur de Chambre de Senlis.

Dirigé par Béatrice Flores Garcia, le Chœur des Aulnes, chorale de Verneuil-en-Halatte, donnera ses voix aux insectes en français, en italien, en anglais et même en japonais, un grande première. il compte 45 choristes. Deux d’entre eux donneront un duo tiré d’un opéra d’Offenbach : le fameux duo de la mouche. Bzzz....

Annie Dauny, conteuse de talent, dira entre les morceaux de musique quelques beaux textes, notamment des extraits tirés des Souvenirs entomologiques de Jean-Henri Fabre, le grand entomologiste français, dont on célèbre cette année le centenaire de la mort.

Un concert "entomologique" à ne manquer sous aucun prétexte d’autant qu’il est gratuit, mais il est prudent de réserver, ne serait-ce que pour que nous puissions bien organiser l'accueil et la logistique du pot de l’amitié qui le clôturera.

lagriondeloise@orange.fr

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Publié le 15 Novembre 2015

Le week-end des 7 et 8 novembre l’Agrion de l’Oise a été invité à participer aux Flâneries d’Automne, un salon de l’artisanat organisé chaque année par l’association OPALE à Pont-Sainte-Maxence.

Les insectes flânent à Pont-Sainte-Maxence

Le thème retenu cette année par les organisateurs était « Les Insectes ». L’Agrion de l’Oise se devait d’être présent à cette belle manifestation. Il y présentait donc les photos sélectionnées de son concours 2015.

Les organisateurs menés par sa présidente Madame Nicole Heusse et Monsieur Christian Heusse, habile constructeur, ont décoré la salle Claude Monnet d’une multitude d’insectes bruissant et bourdonnant.

Nous profiterons du discours d’accueil de Madame Heusse devant Madame Kristine Foyart, vice-présidente du Conseil Départemental de l’Oise en charge de la Culture, maire de Brenouille, et de Monsieur Arnaud Dumontier, conseiller départemental, maire de Pont-Sainte-Maxence, pour parcourir en photos ce bien sympathique salon monté par cette dynamique association.

les officiels pendant le discours de Madame Heusse

les officiels pendant le discours de Madame Heusse

Discours de Madame Nicole Heusse

« Bienvenue aux Flâneries d'Automne 2015

Bienvenue dans le royaume fabuleux des insectes.

Ils sont nombreux (1 million d'espèces connues aujourd'hui), étranges et semblent avoir inventé les solutions pour survivre depuis plus de 350 millions d'années.

Résistant aux conditions climatiques extrêmes, ils ont su développer tous les modes de locomotion de la marche au vol sans oublier la nage, s'adaptant aux déserts torrides comme aux rivières, certains vivant à plus de 7000 m d'altitude ou encore dans des mondes souterrains obscurs, froids et humides.

De nombreuses espèces arborent des costumes bariolés aux couleurs vives comme des habits d'arlequin.

Regardez les ailes de papillons, elles feraient pâlir de jalousie la palette des peintres.

Les insectes flânent à Pont-Sainte-Maxence

D'autres pour passer inaperçus et pour échapper à leur prédateur excellent dans l'art du mimétisme. Tantôt effrayante, tantôt sympathique, leur tête a inspiré de nombreux cinéastes de science-fiction.

Certains scintillent comme des pierres précieuses, tel le scarabée (divinisé par les égyptiens)

Les insectes ont développé un langage : le chant du grillon, de la cigale ou du criquet permet au mâle d'attirer la femelle. D'autres se servent de substances volatiles, les phéromones, pour communiquer.

Quant aux fourmis, c'est grâce à leurs antennes qu'elles dialoguent ; ces contacts étant essentiels au bon fonctionnement de la fourmilière.

Grâce à leur robustesse physique incroyable les insectes réalisent de véritables exploits comme la fourmi capable de soulever 50 fois son poids ou la puce qui peut faire un bond d'une longueur égale à 200 fois celle de son corps.

Les insectes flânent à Pont-Sainte-Maxence

En véritables architectes bâtisseurs, beaucoup d'insectes construisent des abris pour leurs larves ou colonies.

Comment ne pas s'émerveiller devant les termitières géantes de plus de 6 m de haut érigées grâce à des particules de terres humectées par la salive des termites.

Comment ne pas admirer les frelons et les guêpes qui fabriquent une sorte de papier mâché servant à la réalisation de leur nid composé d'alvéoles hexagonales.

Les insectes n'ont ni boussole ni GPS pour se diriger, pourtant ils sont capables d'effectuer de longs déplacements sans se perdre. Ainsi c'est grâce au soleil que les abeilles ouvrières peuvent s'éloigner à plusieurs kilomètres de leur ruche pour aller butiner et y revenir sans problème.

Les insectes flânent à Pont-Sainte-Maxence

Certaines espèces vivent en société bien organisée. L'élevage de pucerons par les fourmis leur fournit un miellat indispensable à la croissance de leurs larves : on dit souvent qu'elles traient les pucerons comme des vaches.

Voici donc un survol de cette gente animale qui n'a pas fini de piquer notre curiosité.

Pourquoi s’intéresser à ces bestioles à la fois magnifiques et répugnantes. Intérêt ou aversion nos sentiments restent partagés.

Nous les détruisons et les exploitons, nous les élevons et les mangeons, nous les craignons et les étudions, conscients de leur utilité dans de nombreux domaines.

Ainsi en génétique et en pharmacie la drosophile petite mouche du vinaigre est à l'origine de la découverte de nombreuses maladies héréditaires.

En médecine, on utilise des asticots pour assainir des plaies infectées car ils possèdent un bactéricide puissant capable de combattre le staphylocoque doré.

Les bienfaits du miel et ses qualités pharmacologiques ne sont plus à démontrer.

Depuis la plus haute antiquité l'homme a su domestiquer les abeilles pour leur production : pollen, cire, propolis, gelée royale.

Les insectes flânent à Pont-Sainte-Maxence

Dans l'industrie les inventeurs se sont intéressés aux spécificités des insectes pour les adapter à leurs recherches aéronautiques, robotiques et bioniques.

Dans l'alimentation humaine, car si l'homme s'est nourri longtemps d'insectes, aujourd'hui seuls quelques peuples africains, asiatiques et sud américains en consomment encore. Pourtant certaines études en nutrition placent l'insecte comme l'une des meilleures sources de protéines. Serait-ce une solution à envisager pour lutter contre la famine dans les pays en voie de développement ...

Et que dire du ver à soie, chenille d'un papillon blanc et trapu, le bombyx du mûrier, qui déroule son précieux fil depuis plus de 5000 ans.

Enfin dans l'agriculture, la lutte biologique contre les insectes ravageurs remplace peu à peu l'utilisation sans discernement des traitements insecticides, qui ont eu des conséquences catastrophiques sur l'environnement.

En effet en transportant le pollen d'une fleur à une autre les insectes jouent un rôle essentiel dans la reproduction des plantes.

Les insectes flânent à Pont-Sainte-Maxence

Les insectes ont inspiré de nombreux créateurs.

Héros de fables : qui n'a pas appris à l'école la cigale et la fourmi œuvre de La Fontaine.

Héros de bande dessinée avec la gentille Maya l'abeille.

Héros du 7ème art avec de nombreux films d'animation ou documentaires.

Je suis d’ailleurs heureuse de vous transmettre l'invitation de Mai du Cinéma en partenariat avec l'Agrion de l'Oise pour la projection le vendredi 17 novembre au cinéma Palace du film « Des abeilles et des hommes ».

Les insectes flânent à Pont-Sainte-Maxence

Au hasard de vos promenades, au milieu d’un rond point, en ville, dans des prés en campagne, peut-être avez vous remarqué de drôles de maisons : ces hôtels à insectes ont été érigés pour accueillir tout au long de l'année de nombreuses espèces.

Les insectes flânent à Pont-Sainte-Maxence

Des planches prêtées par la Maison du Parc vous expliquent comment fonctionnent ces habitats et comment les construire.

Cette exposition accueille de gros insectes, mais rassurez vous ils sont inoffensifs. Dans les alvéoles de notre ruche géante des artisans aussi affairés que les abeilles vous attendent pour vous faire découvrir leurs créations.

A l'approche des fêtes, ils vous proposent de jolis cadeaux à offrir ou pour vous faire plaisir.

Je vous invite à les butiner sans retenue.

Enfin dans une colonie d'insectes le rôle de chacun est essentiel.

C'est pourquoi je vous remercie Monsieur le Maire pour toute l'aide apportée financière et matérielle pour la réussite de ce salon.

Les insectes flânent à Pont-Sainte-Maxence

Tous mes remerciements aussi à Monsieur Puff et à son association l'Agrion de l’Oise pour les magnifiques photos d'insectes exposées, feux d'artifice de couleur et images insolites qui n'ont pas fini de nous étonner.

A la Région Picardie pour la location des spots et matériels électriques ; que seraient les lucioles sans lumière.

A Monsieur Derouané qui nous a gentiment aidés pour la conception de nos affiches invitations et programmes.

Depuis 8 jours, abeilles et bourdons s'activent pour planter le décor et offrir un bel habitacle aux artisans : peintres, artistes des espaces verts, électriciens, équilibristes. Merci à chacun d'entre eux pour leur disponibilité qui fait que les Flâneries apportent chaque année un moment de rêve et d'évasion dans notre cité.

Mais surtout merci à vous tous qui avez répondu présent à notre invitation, tissant au fil des années de solides liens d'amitié. »

Bravo Opale

Merci d’avoir ainsi si bien mis en valeur nos amis les insectes.

Les insectes flânent à Pont-Sainte-Maxence

Profitons aussi de cet article pour faire un peu de publicité pour David Rempenault, l’apiculteur du Rucher des Trois Forêts, dont les abeilles butinent tilleuls et châtaigniers dans nos chères forêts d’Halatte, de Chantilly et d’Ermenonville.

Et retenez d'ores et déjà une date le 13 décembre à 16h30, grand concert "Notes d'Insectes" organisé par l'Agrion de l'Oise à l'Abbaye royale du Moncel.

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Publié le 10 Novembre 2015

Les abeilles en péril

L’Agrion de l’Oise s’est associé à l’association Mai du Cinéma pour proposer le mardi 17 novembre à 20h30 au cinéma Le Palace de Pont-Sainte-Maxence, le film documentaire suisse Des abeilles et des hommes (More than Honey) écrit et réalisé par Markus Imhoof, sorti en 2012.

Tarif : A partir de 6 euros

Un pot de l’amitié sera offert par les deux associations à l’issue de la séance

Un apiculteur local, Jean-Marie Michel, témoignera des problèmes rencontrés par la profession et proposera une exposition sur l'abeille et le miel.

A noter : le même jour à 14h00, une séance est organisée pour les scolaires

s’adresser à L’Agrion de l’Oise lagriondeloise@orange.fr

Dans ce documentaire mêlant la réalité à la fiction, l’actualité au futur proche au cas où les abeilles viendraient à disparaître, de magnifiques images nous font découvrir la vie au cœur même de la ruche, la reine se faisant féconder en plein ciel, les abeilles partant à la recherche des fleurs à polliniser et dansant devant la ruche pour informer leurs consœurs des meilleurs sites pour la récolte…

Entre l’apiculteur industriel américain et celui qui récolte le miel des abeilles sauvages la différence est grande. Entre les deux, nos apiculteurs qui s’inquiètent à juste titre pour l'avenir de l'abeille, leur passion et leur profession.

l'abeille ©RogerPuff

l'abeille ©RogerPuff

Les abeilles sont en danger

"Elles ont toujours vécu en harmonie avec la nature, les plantes, les arbres et les fleurs. En totale communion, elles n’ont pas développé de défenses particulières, or aujourd’hui, les pesticides en particulier les ont fragilisées. Beaucoup plus sensibles aux attaques qu’elles subissent, l’homme doit maintenant intervenir pour les protéger. Les types d’agressions sont les maladies, les pesticides, plus récemment les attaques du frelon asiatique et les prédateurs divers."

C’est ainsi que de son côté un apiculteur ami de l’Agrion de l’Oise présente la situation.

l'abeille ©RogerPuff

l'abeille ©RogerPuff

En plus des conséquences écologiques, du risque de perte de biodiversité, la disparition des abeilles aurait des conséquences économiques majeures. A l’échelle mondiale, elles pollinisent des cultures dont la production est estimée à plus de 150 milliards d’euros. Sans les abeilles, la quasi totalité des plantes fruitières disparaîtrait faute de reproduction.

Les plantes pollinisées par les abeilles représentent 10 % du chiffre d’affaires de l'agriculture.
La disparition des ruches signifie aussi des pertes d'emplois chez les apiculteurs .

Si notre existence n’est pas menacée par le manque d’abeilles (60 % des cultures n’ont pas besoin de pollinisateurs ), en revanche la diversité alimentaire serait réduite. Des espèces sauvages de plantes, des arbres fruitiers, des cultures oléagineuses et protéagineuses, des cultures maraîchères seraient affectées. La diversité animale serait également touchée.

Depuis quelques années, on observe une baisse dramatique du nombre des abeilles dûe à plusieurs causes :

Les insecticides/les pesticides : l’utilisation de certains produits chimiques, tout particulièrement les néonicotinoïdes, pour protéger les cultures par le traitement des semences nuit gravement à la santé des abeilles.

frelon asiatique ©RogerPuff

frelon asiatique ©RogerPuff

Le frelon asiatique : originaire de l'Inde, de Chine et des montagnes d'Indonésie, il s'attaque principalement aux abeilles ouvrières et arrive à tuer et à emporter deux abeilles toutes les trois secondes. 5 ou 6 frelons seulement suffisent à condamner une ruche... .

Le varroa : introduit en Europe dans les années 80 en même temps que des abeilles importées d'Asie, il affecte aujourd'hui de nombreuses colonies. La femelle varroa pond dans les alvéoles des œufs, larves et nymphes et ses jeunes sucent le sang des larves d'abeilles. Ce parasite se multiplie très rapidement et transmet plusieurs virus.

La monoculture : les monocultures intensives appauvrissent l’alimentation des abeilles à tel point que certains apiculteurs sont obligés de donner des compléments alimentaires aux ruches.

Les champignons : les abeilles sont aussi attaquées par des champignons comme le Nosema Cerenea retrouvé dans le corps des abeilles mortes. Ce champignon, récent en Europe, mais présent aux Etats-Unis depuis 10 ans, cause de véritables épidémies.

La loque américaine : une maladie très grave et très contagieuse causée par Paenibacillus larvae, une espèce de bactérie sporulante, qui touche le couvain non operculé.

Les ondes électromagnétiques : les abeilles émettent des signaux électromagnétiques lors de leurs danses d'orientations. La téléphonie mobile est modulée sur la même bande de fréquence que celle émise par les abeilles, ce qui «brouille» leur message : les abeilles sont désorientées et souvent incapables de retourner à la ruche.

sphynx tête de mort (vitrine muséum Strasbourg) ©RogerPuff

sphynx tête de mort (vitrine muséum Strasbourg) ©RogerPuff

Des insectes comme le Sphynx tête de mort et un coléoptère originaire d’Afrique du Sud, aethina tumida, détecté dans le sud de l’Italie en 2014, peuvent également causer des dégâts aux ruches

Autant de dangers menaçant l'abeille.

Il est urgent de lutter.

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