Publié le 14 Octobre 2014

A ne pas manquer.

Bioinspiration, biomimétisme...

L'Agrion de l'Oise sera présent du 16 au 19 octobre au Village des Sciences à l'Université de technologie de Compiègne à l'occasion de la Fête de la Science.

Il y présente des luminaires inspirés par l'anatomie des insectes réalisés par les étudiants en design de l'Institut Saint-Luc de Liège.

Les insectes illuminent le Village des Sciences à l'UTC

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 11 Octobre 2014

N.d.R. :Et voilà la suite du récit de notre ami Philippe, mêcheur à la pouche

Rappel : la notonecte (greater water boatman en GB ; water boatman ou backswimmer aux US ou en Colombie britannique - abeille d’eau (en France) peut atteindre 20 mm. Elle possède un rostre bicanalé lui permettant d’absorber la chair de ses proies. Elle est carnivore en effet et mange des agrions (entre autres bien sûr).

Au Canada, les agrions font partie des "Damsels" du français « demoiselle ». Je n'ai pas de vidéo montrant une notonecte en train de manger un agrion. A la place je vais vous montrer un autre animal en train de manger des Damsels … en détresse et en Nouvelle-Zélande.

Vous avez ouvert le lien ?

Quel spectacle n'est-ce pas ? De la poésie pure malgré la violence. Notez que beaucoup en réchappent. J'ai estimé la taille de ces truites, je pense qu'elles atteignent 80 cm ! Peut-être 5 kg!

Bon, continuons. La notonecte a des facultés de vision exceptionnelles : ses yeux peuvent voir au-dessus, dans le film et en dessous. Je vous laisse aller y voir de plus près (c'est compliqué, Essilor a étudié le truc) pour me concentrer sur ce qui m'intéresse et qui peut être pourrait aussi vous intéresser…

Vers fin septembre, le water boatman quitte l’aval où son habitat s'assèche pour aller chercher de l'eau en amont, comme dans notre Big OK Lake qui est à 1500 m d’altitude. Il fait déjà froid à cette altitude. Nous y avons campé dans la neige et la température est tombée jusqu'à - 5°C. Cette migration n'a pas lieu qu’en raison du manque d'eau, il semble que les water boatmen bougent aussi pour se reproduire.

Ces animaux volent très bien (mais ils marchent mal…on peut imaginer pourquoi, avec de telles pattes, un cul par-dessus tête est courant..!). Ils se laissent tomber comme des grêlons, coincent une bulle au passage, et, vont s'installer dans des algues avec leur bulle. De temps en temps, ils viennent changer leur bulle.

Le water boatman est aussi appelé backswimmer c'est parce qu'il nage sur le dos avec sa bulle coincée sur le ventre. C'est ça, ce que veut dire le mot notonecte du grec nage et dos.

mouche simulant la notonecte

mouche simulant la notonecte

Toutes nos mouches ont une fausse bulle, voire une trainée de bulles synthétiques. Quand vous regardez dans votre verre de champagne, ne concluez pas qu'il y a des notonectes dedans ; parce que vous disposez d'un indice qui permet d'écarter cette hypothèse : la trainée de bulles n'est pas verticale chez les notonectes.

La période la plus dangereuse pour eux, c'est depuis le "ploc" jusqu'à l'algue protectrice. Ils sont à découvert et les truites ont faim à ce moment-là de l'année, parce qu'il faut bien manger avant que le gel ne vienne couvrir le lac… dans un mois à peine. Les water boatmen descendent par une nage saccadée vers le fond et c'est cette action que nous cherchons à imiter.

Quand un évènement comme celui-là se produit, c'est le bal dans le lac. C'est la joie du mêcheur à la pouche.

On vise les gobages, on met un bas de ligne plongeant doucement, on effectue des tirettes de 10 cm, posé, tirettes, posé…et paf. Si on serre trop la ligne au moment de la tirette ou si on ferre trop fort, on casse.

J'ai dit plus haut que Bryce était un pêcheur redoutable…mais pas trop, pourquoi pas trop ? En effet, au Canada, il est illégal de pêcher avec des hameçons dotés de barbillons. Il faut les casser.

"barbless" sans barbillon

"barbless" sans barbillon

Ainsi, il devient très facile de décrocher les poissons. De plus, nous relâchons toutes ces truites, sans exception. On a le droit à une par jour, mais on n'y a jamais goûté. D'après Glenn, les poissons ne souffrent pas comme les mammifères. Ils seraient extrêmement sensibles aux moindres pressions, mais il n'y aurait pas de douleur ? J'espère que c'est vrai. Quand on voit les pauvres saumons après avoir frayé … avant de mourir, on dirait des fantômes, ils nagent à peine, ils sont blanc délavé, les yeux ont été mangés. S’ils souffrent, c'est que la nature est trop impitoyable.

Donc on est des pêcheurs redoutables, mais pas trop, "catch and release", on prélève un peu en mer, jamais en rivière et lac. Sans barbillon le poisson a sa chance. Si on lui laisse du mou, c'en est fait.

le mêcheur à la pouche sur son pontoon boat

le mêcheur à la pouche sur son pontoon boat

On est donc sur notre pontoon boat, les palmes dans l'eau. On a lancé sur un gobage, on a fait plein de tirettes… donc, il y plein de ligne entassée sur le tablier… en tas … peut être en perruque… Touche… Ferre… ça y est; peut-être 20 pouces…50 cm….5 Lbs. Bryce en a pris de 26". 65 cm !

Saumons coho à la ferme d'élevage

Saumons coho à la ferme d'élevage

On tient la ligne dans la main gauche. On met la gaule à la verticale bras tendu et on commence à palmer comme un fou pour garder de la tension. En effet, ce n'est pas facile de contrôler la ligne quand on n’est pas en prise sur le moulinet. Il faut, justement, arriver sur le moulinet et pour cela rembobiner la ligne qui est sur le tablier en perruque potentielle. Si le poisson avale la ligne libre c'est facile… mais c'est rare. Souvent le poisson se bat sur place ou il fonce sur vous. Alors on fait comme on peut, on ramène brassée par brassée sur la future perruque. Si le poisson ne bouge pas, on maintient la tension et on essaye de rembobiner "par le dessous de la ligne" ; faire un nœud est courant. Si le poisson part, que va-t-il se passer avec le nœud ?

Ce qu'on aime, c'est quand le poisson saute. C'est majestueux. Souvent c'est à ce moment-là qu'il se libère. On est content pour lui. C'est ceux-là qui s'inscrivent plus durablement dans nos rêves. Ils sont plus gros pour toujours "tels qu'en eux même enfin l'éternité les change".

Les plus combatifs avalent toute la soie et vont sur le backing (une réserve de fil résistant non pesant de 100 / 200 m). On est maintenant sur le moulinet. il n'y a plus qu'à… Quand le poisson arrive près du pontoon, il prend peur et fait tout un cirque. L'épuisette est souvent trop petite ! Je vous laisse imaginer la suite. On décroche, on mesure ou pas, photo ou pas et hop à l'eau. Le poisson n'a pas de mémoire, il peut se faire reprendre rapidement.

Démonstration

Démonstration

En septembre, en particulier, il ne faut pas jouer longtemps. Le poisson perdrait de l'énergie pour l'hiver et il y aurait des "casualités" (NdR : de l’anglais « des pertes »). On reste donc ferme quitte à casser. Là dessus, un mot.

Si le poisson part avec l'hameçon, ce n'est pas grave. En général, il va s'en débarrasser. Un processus rapide de corrosion va finir par couper l'hameçon (pas d'inox). Si l'hameçon ne se décroche pas, on est tout simplement dans la situation du piercing. Le poisson peut même arborer fièrement son piercing …

Un jour, on peut être désespéré, on ne voit pas un poisson sauter ou faire des ronds ou ceci ou cela. Et puis tout d'un coup, il y a une éclosion d’insectes et on n’en revient pas du nombre de truites qui font leur apparition.

Ephéméroptère : ce n’est pas une mouche artificielle © Nordelch Creative Commons

Ephéméroptère : ce n’est pas une mouche artificielle © Nordelch Creative Commons

Si on a une May fly hatch, une éclosion d'éphémères (la « manne » au Québec)… Le problème est de s'assurer que la truite choisisse votre pouche artificielle au lieu de l'une ou l'autre des vraies… Quand un évènement comme celui-là se produit, les truites "marsouinent" … Un spectacle.

Quand il y a une grêle de water boatmen, c'est le même genre d'évènement. Mais ça ne marsouine pas, ça attaque franchement, il n'y a pas besoin de faire de posé en douceur, au contraire, la truite entend le ploc de l'insecte et fonce dessus. D'après mes amis, après un jour ou deux, les truites ne réagissent plus au water boatman. On dirait qu'elles en sont écœurées. J'ai une théorie là dessus. Je vais y venir.

J’utilise en Colombie britannique des water boatmen artificielles plus petites que celles avec trainée de bulles, munie d’une bille en tungstène pour qu'elles coulent bien. Pas mal de mes prises se sont fait leurrer avec cette mouche, acceptable toute l'année.

C’est ce qui me fait revenir au lesser water boatman, le Micronecta scholtzi. Très différent en fait de la notonecte : il ne nage pas sur le dos, il est végétarien, il ne migre pas, et surtout il est nettement plus petit (environ 2 mm). Plus petit que ma mouche artificielle. Et européen en plus.

Un autre type de mouche imitant semble-t-il le trichoptère, un insecte aquatique (caddisfly en anglais)

Un autre type de mouche imitant semble-t-il le trichoptère, un insecte aquatique (caddisfly en anglais)

Au fond, le Micronecta scholtzi ne serait pas très intéressant s’il n'avait pas un talent absolument remarquable : il fait un vacarme assourdissant avec sa b…, pardon son pénis. Je dis bien avec son pénis. Micronecta scholtzi est aussi appelé the singing penis. Charmant, n'est-ce pas? Ce phénomène a été très étudié tant il est impressionnant. Le bruit monte à 99 décibels, ce qui en fait l'animal le plus bruyant du monde. L'eau atténue le bruit et il faut faire intervenir le fait que l'insecte est tout petit pour comprendre pourquoi on arrive quand même à dormir. Toute proportion gardée, c'est l'animal le plus bruyant du monde. Whaw ! Évidemment, la femelle ne fait pas de bruit, à moins que… c'est une autre partie de ma théorie.

Oui, j'ai trouvé que c'était bizarre de faire du bruit avec son pénis. Je me suis dit qu'il fallait une b… d'airain et quelque chose de dur pour taper ou frotter dessus. Eh bien oui, Micronecta a, en guise de b…, un membre d’airain. De ce côté là, il ressemble à Henri IV. Du coup je me suis interrogé sur Madame Micronecta scoltzi. Partage-t-elle le plaisir du mâle ? J’ai enfin compris : Micronecta scholtzi pratique la copulation traumatique, mode de reproduction chez certains animaux à carapace dépourvus d’orifice sexuel. Le mâle plante son aiguillon dans la carapace de la femelle et les spermatozoïdes vont vers les ovules en se déplaçant dans le sang.

Ces mouches artificielles seraient-elles des demoiselles (sous-ordre des zygoptères) comme leurs yeux bien écartés le font penser ?

Ces mouches artificielles seraient-elles des demoiselles (sous-ordre des zygoptères) comme leurs yeux bien écartés le font penser ?

C'est pour cela que j'ai émis un doute sur le charme de cette affaire. Il transperce sa dame un peu n'importe où, avec une sorte de rostre du bas, c'est effectivement une b… d'airain, une dague monocanalée. Du coup, on peut s'interroger : le mâle fait du bruit avec, c'est certain. Mais peut être que sa dame hurle de douleur et fait autant de bruit ! On a maintenant en mains ce qu'il faut pour comprendre pourquoi les truites seraient écœurées par une alimentation à base de l'un ou l'autre de ces insectes. C'est l'effet Achab ou Jonas. Une fois dans le ventre de la baleine, ils ont dû avoir faim, ces braves, ils ont dû sortir leur opinel et se tailler un bout de la paroi stomacale pour manger ou alors pour faire vomir la baleine et retrouver la liberté… C'est sans doute ce que fait le water boatman avec son rostre bicanalé du haut et Micronecta avec son rostre monocanalé du bas. Ni plus ni moins, il y a de quoi écœurer une truite…

J'en reviens au titre : le vrai water boatman a un rostre en haut, le faux a un rostre en bas

C'était simple, n'est-ce pas, de reconnaitre le vrai du faux ?

Philippe, mêcheur à la pouche

Commentaires de l’Agrion de l’Oise

Comme cet article le laisse clairement entendre, la pêche à la mouche a bien besoin de l’entomologie.

Un spécialiste disait à juste titre que la connaissance de l’entomologie ne doublait pas le nombre de prises, mais doublait certainement le plaisir du pêcheur. A noter que c’est en ouvrant l’estomac d’un poisson et en faisant l’inventaire de ce qu’il a mangé que l’on peut déterminer sa proie préférée du moment et choisir sa mouche artificielle en conséquence.

Un site spécialisé"Fly Fishing Entomology"(en anglais)

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 4 Octobre 2014

Hier à 17h00, le temps est magnifique, l'urne est dans le parc du Conservatoire intercommunal de musique et de danse Adam-de-la-Halle a Pont-Sainte-Maxence. Le vote du public est clos. Un tableau blanc...

Me Germain, huissier de justice va procéder à l'ouverture de l'urne et au dépouillement des votes après une présentation de l'association par son président.

Au fur et à mesure de la lecture des bulletins, un trait est inscrit au tableau blanc dans la case réservée à chaque photo. Le public compte les points.

C'est terminé. Les résultats que chacun a vu apparaitre sont proclamés. Les prix vont être remis par Madame Khristine Foyart, vice-présidente à la culture de la Communauté de Communes du Pays d'Oise et d'Halatte et maire de la commune de Brenouille.

Et le vainqueur du Prix du Public est :

1et Prix du Public "Cache-cache" ©Jean-Claude-Trebouillard

1et Prix du Public "Cache-cache" ©Jean-Claude-Trebouillard

Jean-Claude Trebouillard, de Béthisy-Sain-Pierre (Oise), pour sa photo "Cache-cache", une demoiselle prise le 19 juin 2014 aux étangs de Saint-Pierre (Oise), qu'il légende "Un agrion pris sur un roseau. Malheureusement les roseaux ont été rasés peu de temps après. Il ne reste presque plus d'agrions dans cet endroit". Il reçoit le 1er prix du Public offert par Oise Tourisme : un week-end "Comme des Châtelains" pour 2 personnes.d'une valeur de 270 €.

Le 2ème Prix du Public est :

2ème Prix du Public "Rouge sur Rouille"" ©Bruno-Derouané

2ème Prix du Public "Rouge sur Rouille"" ©Bruno-Derouané

Bruno Derouané, de Pont-Sainte-Maxence, pour sa photo "Rouge sur Rouille", une libellule prise le 24 juillet 2014 aux marais de Sacy-le-Grand, sur la commune de Monceau, pour laquelle il a précisé "Un crocothémis écarlate mâle surveillant son territoire". Le 2ème prix est un chèque d'une valeur de 100 € offert par L'Agrion de l'Oise.

Le 3ème Prix du Public est :

3ème Prix du Public "Sur le Mont Bouquet" ©Frédéric Pingliez

3ème Prix du Public "Sur le Mont Bouquet" ©Frédéric Pingliez

Frédéric Pingliez de Sauqueuse Saint-Lucien (Oise), pour sa photo d'un papillon Machaon intitulée "Sur le Mont Bouquet" prise le 31 juillet 2011 sur la commune de Breuzet-les-Alès (30). Il reçoit deux abonnements Quintet d'une valeur de 70 € pour La Manekine à Pont-Sainte-Maxence, offerts par la Communauté de Communes Pays d'Oise et d'Halatte.

Le Jury, qui a sélectionné les 19 photos exposées le 7 août dernier, a décerné également ses 3 prix.

Le vainqueur du Prix du Jury est :

1er Prix du Jury "Jeune Sauterelle verte" ©Philippe-Delmer

1er Prix du Jury "Jeune Sauterelle verte" ©Philippe-Delmer

Philippe Delmer de Verneuil-en-Halatte (Oise), pour sa photo "Jeune sauterelle verte" prise à Verneuil-en-Halatte. Il reçoit le 1er prix du Jury offert par Oise Tourisme : un week-end "Moulins des Forges" pour 2 personnes.d'une valeur de 166 €.

Le 2ème Prix du Jury est :

2ème Prix du Jury "Au soleil levant"" ©Jean-Louis-Vervoort

2ème Prix du Jury "Au soleil levant"" ©Jean-Louis-Vervoort

Jean-Louis Vervoort de Noyon (Oise), une demoiselle, un caloptéryx éclatant, photo prise le 18 mai 2014 dans les prairies inondables de Baboeuf le long de l'Oise. Pour ce 2ème Prix du Jury, il reçoit un bon d'une valeur de 100 € pour des tirages papiers offert par Photo Henrique à Pont-Sainte-Maxence.

Enfin le 3ème Prix du Public revient au lauréat du 2ème Prix du Public, Bruno Derouané. Sa photo sera donc publiée deux fois ici. Il reçoit pour ce prix deux abonnements Quintet d'une valeur de 70 € pour La Manekine à Pont-Sainte-Maxence, offerts par la Communauté de Communes Pays d'Oise et d'Halatte.

3ème Prix du Jury et 2ème Prix du Public "Rouge sur Rouille"" ©Bruno-Derouané

3ème Prix du Jury et 2ème Prix du Public "Rouge sur Rouille"" ©Bruno-Derouané

Bravo à nos lauréats.

Parmi leurs photos les odonates, 3 sur 5, demoiselles ou libellules, zygoptères ou anisoptères, ont eu la part belle. L'Agrion de l'Oise n'y est pour rien dans le choix de ses congénères, ce sont les décisions du Jury et du Public.

Le Jury et le Public ont eu du mal a faire leur choix parmi les photos de nos candidats, retenues ou non exposées ou non, vu la qualité de leurs travaux.

Les lauréats sont tous les 5 de l'Oise. 4 insectes sur 5 ont été pris dans l'Oise, le 5ème dans le Gard, sans doute au cours des vacances du lauréat.

Cela étant le jury avait également sélectionné des photos de candidats de l'Aisne, des Hautes-Alpes, de Meurthe-et-Moselle, du Loir-et-Cher et des Yvelines, montrant ainsi que dès sa première édition notre concours photo "Insectes de France" a atteint une dimension nationale.

Notre concours sera réédité en 2015 et nous espérons des candidats photographes encore plus nombreux, des insectes de toutes les régions de France, mais pourquoi pas aussi de Belgique ou de Suisse chez nos voisins francophones, pourvu que l'insecte photographié soit bien présent en France.

Cette année, faute de candidats, le prix du Jury "Moins de 15 ans" n'a pu être décerné et c'est bien dommage. Nous faisons un appel à ceux-ci pour qu'ils se lancent dans ces photos captivantes du vaste et fabuleux monde des insectes.

L'Agrion de l'Oise remercie les photographes et ses partenaires : la Communauté de Communes Pays d'Oise et d'Halatte, élus et personnel, qui a pris en charge les agrandissements et leur installation dans le parc du Conservatoire, le directeur et le personnel du Conservatoire, le Théâtre de la Manekine, Oise Tourisme et les hôteliers isariens, ainsi que Photo Henrique.

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 27 Septembre 2014

Et voilà les 19 photos retenues pour notre 1er concours sont exposées dans le Parc du Conservatoire intercommunal de musique et de danse de Pont-Sainte-Maxence. S'il n'y a pas eu de vernissage, l'Agrion de l'Oise a profité ce matin de l'inauguration de la nouvelle salle de danse. Il y avait affluence pour découvrir ce nouvel équipement et les participants ont pu en profiter pour admirer les photos d'insectes.

de gauche à droite Michel Delmas, conseiller général, Khristine Foyart, maire de Brenouille et vice-présidente culture de la CCPOH, Christian Massaux, maire de Verneuil-en-Halatte et Président de la CCPOH

de gauche à droite Michel Delmas, conseiller général, Khristine Foyart, maire de Brenouille et vice-présidente culture de la CCPOH, Christian Massaux, maire de Verneuil-en-Halatte et Président de la CCPOH

Le discours de Christian Massaux, Président de la Communauté de Communes Pays d'Oise et d'Halatte (CCPOH), consacré bien sûr à la salle de danse, s'est néanmoins conclu par une rapide présentation de l'exposition de photos d'insectes et par un appel à voter pour le cliché de son choix, et qui plus est, pour adhérer à notre association.

Merci Christian Massaux.

Merci à la CCPOH :

- pour son appui pour le montage du concours et la communication.

- pour le travail de tout le personnel de la CCPOH

- pour l'animation par les élèves et les enseignants du Conservatoire dont notre exposition a bénéficié.

Merci pour cette belle exposition prise entièrement en charge par la CCPOH.

Un bel espace pour les photos des candidats sélectionnés.
Un bel espace pour les photos des candidats sélectionnés.Un bel espace pour les photos des candidats sélectionnés.

Un bel espace pour les photos des candidats sélectionnés.

Vous avez jusqu'au vendredi 3 octobre à 17h00 pour voter pour votre photo coup de cœur. Ce sera difficile : toutes les photos sont excellentes et votre choix sera difficile comme celui du jury l'a été.

Elle se remplit et attend votre choix

Elle se remplit et attend votre choix

L'ouverture de l'urne se fera vendredi 3 octobre à 17h00 au Conservatoire. Les prix du Jury et du Public seront ensuite proclamés et les récompenses remises aux lauréats par Mme Khristine Foyart.

Nous pourrons ensemble prendre le verre de l'amitié et discuter de la qualité des photos, du sens artistique des photographes et surtout... de la beauté des insectes.

A bientôt

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 22 Septembre 2014

Venez nombreux et votez pour votre photo préférée en allant visiter l'exposition en plein air et en grand format qui s'ouvre le vendredi 26 septembre prochain à Pont-Sainte-Maxence.

La remise des prix du public et du jury aura lieu le vendredi 3 octobre à 17h00.

Votez pour vos photos préférées

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 18 Septembre 2014

Avertissement : Un de nos adhérents vient de nous transmettre cet article. Comme il est un peu long, nous vous le proposons en 2 parties. Vous aller voir jusqu’où l’entomologie peut nous entraîner.

"Le plus mauvais jour de pêche est toujours meilleur que le meilleur jour de travail"

Ces lignes risquent d'agacer le lecteur parce qu’il va y trouver quantité de mots en anglais. Je suis désolé, mais, tout se passe en BC - pour British Columbia - au Canada, et, bien souvent, je ne connais même pas le mot en français… Une magnifique province.

J'ai la chance d'avoir une maison à Nanaimo sur l'Isle de Vancouver. Cette ville de 80 000 habitants est appelée "The Harbour City". Elle a un port important et c’est l'un des deux terminaux de ferry venant de Vancouver. L'autre terminal dessert Victoria, la capitale de BC. Je vous invite à visiter The Harbour City. Si vous allez à Nanaimo, n'hésitez pas à pousser la porte du Crow and Gate Pub. Vous y serez très bien reçu, et si vous vous référez à Cousin Philippe et Cousine Kate, vous pourrez facilement vous faire offrir un verre. Le patron, c'est Bryce Olson et la patronne, c'est Cousine Linda. C'est un endroit charmant.

Histoire de mêche à la pouche ou "le vrai du faux"

Bryce est le cousin germain de mon épouse Kate. C'est un pêcheur à la mouche redoutable, mais pas trop, j'y reviendrai. Au fait, j'aime bien dire mêche à la pouche, c'est idiot, mais j'aime bien. Notre Président (de l’Agrion de l’Oise dont je suis adhérent) aussi, ça le fait rire bêtement. C'est bon ça, de rire bêtement, ça guérit de tout un tas de trucs, c'est comme quand on vient d'avoir vu un opéra d'Offenbach. C'est comme quand on était petit devant Guignol.

Histoire de mêche à la pouche ou "le vrai du faux"

Nous, on a de la chance, on a des milliers de km de côtes et des dizaines de milliers de km de rivières et gais ruisseaux papillotant au vent léger à peine filtré par la forêt pluviale. Dans toute cette eau, salée ou douce, saumâtre un peu ou saumâtre beaucoup, transitent des milliards de saumons de toutes sortes. Allons y voir.

Le Chinook, il y en a eu qui dépassaient les 100 Lbs (45 kg), c’est le plus gras. Ce n'est pas le plus gros des saumons, le plus gros vit en Mongolie et en Sibérie, il mesure jusqu'à 2 m et peut vivre 30 ans. Il s'appelle le Taimen…100 kg et plus. Le Sockeye, 10 Lbs typiquement. Le Coho, le plus costaud au kg, il pèse jusqu'à 25 Lbs (le rêve du mêcheur à la pouche). Le Pink, le plus petit, 8 Lbs maxi.

Le Chum, jusqu'à 30 Lbs. Il s'appelle aussi Dog Fish en raison de ses dents et encore saumon Kéta. Sa chair est moins bonne ; de ce fait, il est pêché professionnellement quand il est prêt à se reproduire. Il est sans doute quasiment immangeable, mais, les œufs sont mûrs. Ils se détachent tout seul des sacs. La chair est sacrifiée au profit des œufs. Les œufs de saumons c'est très bon et rempli de vitamine K2, indispensable avec la D3 pour un bon cycle du calcium. Le foie gras en contient encore plus. Mangez en beaucoup, et des œufs après, c’est bon pour ce qu’on a.

Histoire de mêche à la pouche ou "le vrai du faux"

Voilà pour les saumons du Pacifique de la famille Oncorhyncus. L'autre famille, c'est celle du saumon de l'Atlantique Salmo salar. En fait, il y a quantité d'autres poissons qui vont à la mer les sea going trouts. Il y a le char trout… Le Dolly warden, c'est un char… j'en attrape de celui-là. Le Cutthout trout : on en attrape plein aussi.

Et la reine des truites, la truite arc en ciel qui va à la mer, j'ai nommé le fameux Steelhead (tête d’acier). C'est un poisson magnifique. Il peut traverser la Buckley River ou la mythique Babine sur la queue tant il est puissant.

Histoire de mêche à la pouche ou "le vrai du faux"

Sur ces rivières, on utilise des mouches très variées, il ne faut pas manquer ça.

Les sea going trout sont quasiment comme des saumons, du reste, je crois que le Steelhead est devenu ou va devenir un saumon.

Tout ce que je viens de dire est une simple introduction, qui n'est du reste pas terminée.

Tous ces poissons arrivent à un moment ou un autre, disons suivant l'espèce, le temps qu'il a fait… sur nos plages. Ils n'ont qu'une pensée en tête. Il faut dire que la future maman a environ 10 % de poids en œufs et le mâle 10 % en laitance… Rapporté à l'homme, c'est une envie de plusieurs litres ! Le saumon a donc très envie, il en oublie de manger. C'est pour cela que vous pouvez pêcher toute la journée, les bottes dans les saumons, sans rien prendre et puis, tout d'un coup, PAF !

Le problème que rencontre le saumon quand il arrive, c'est qu’en général les rivières sont trop basses pour qu'il puisse aller frayer. Il séjourne plus ou moins près du rivage, parfois dans 20 cm d'eau. Il peut y rester trois semaines. Et puis tout d'un coup, il pleut, et tout ce petit monde est avalé par la rivière où d'autres dangers l'attendent. Où vont-ils ces poissons? Et bien, ils cherchent un endroit où les œufs vont être retenus par les graviers. Il y en a des tas qui dévalent le courant sans rien dire et qui vont régaler par exemple les Cutthroat trouts. En bas, c’est-à-dire en mer… Il y a tout un petit monde qui se régale. Il faut donc une certaine granulométrie de graviers pour que les œufs puissent être retenus et enfouis par les parents, et, que l'oxygène circule dans la gravière. La vitesse du courant détermine la taille des graviers et il y a un endroit où cette taille convient… alors, là, p..., c’est le super panard !

Les heureux évènements ne tarderont pas, Papa et Maman seront morts …

Histoire de mêche à la pouche ou "le vrai du faux"

Notre mode de pêche favori, c'est avec un pontoon boat (c’est moi sur le ponton), comme ça on peut se rapprocher des bancs, parfois à quelques centaines de mètres de la plage. On bien content quand les pauvres pêcheurs du bord n'arrivent pas à atteindre leur cible ! Deux fois par an, on va pêcher sur des lacs de montagne.

Pour introduire correctement le sujet qui nous occupe, il faut absolument parler des truites triploïdes. On prend des œufs, on les fertilise, on les met sous pression, et les truites qui naitront seront parfaites, sauf en ce qui concerne la reproduction. Elles seront stériles. Des écloseries livrent ces truites aux différentes associations qui "stockent" les lacs. Des dizaines de milliers de petites truites triploïdes vont peupler des lacs convenablement choisis pour que ces poissons se développent en Trophy trouts. Des Rainbow trouts de 6 kg voire plus…

Cette méthode permet de peupler des lacs où la reproduction est impossible faute d'eau courante, donc de gravière et d'oxygène. Des truites fécondes se casseraient le nez, si je puis dire. Les œufs pourrissent à l'intérieur, infection, elles meurent. Pas toujours, mais alors elles restent petites. Nous, on en veut des GROSSES.

Les trophy lakes sont choisis pour offrir une nourriture abondante, bien étalée sur l'année, etc. etc.

J'arrête là, non sans signaler qu’en fait, les poissons voient énormément plus d'insectes que les oiseaux. Au stade nymphe. Quelques jours de vie dans l'air… des années dans l'eau où un massacre se perpétue seconde après seconde…

Mon introduction est maintenant terminée, ou presque.

Histoire de mêche à la pouche ou "le vrai du faux"

Au mois de septembre, réunion au Starbucks avec Bryce, Glenn, Peter, Dick et Harvey. Glenn Di Giorgio a 80 ans. Il a été coach de l'équipe canadienne de javelot. Il a bien connu Ben Jonson. Glenn est un athlète, il pêche 8 à 10 h par jour sur son pontoon boat. Après manger près du feu de bois, discuter des bugs et autres sujet puis dodo sous la tente par - 5°. Peter a 80 ans aussi, il est né avec une fly rod dans les mains. Depuis, il ne pense qu'à ça. Il pêche le Steelhead l'hiver. La ligne se bloque dans les petits anneaux du haut… il suffit de tremper le bout de la canne dans l'eau pour déglacer… J'ai aussi connu ça. Donc …

Très forte émulation et impatience. En effet, on commence à soupçonner qu'il est temps d'y aller. C'est une envie un peu comme celle du saumon, mais pas pour le même objectif. C'est parce qu’il va, c'est certain, bientôt y avoir une chute de Water Boatmen sur Big OK Lake. C'est à 500 km de Nanaimo dans les montagnes du "continent".

En général, on part vers le 20 septembre. L'organisation est bien rodée. Tentes, bouffe pour une semaine, pontoon boats, tronçonneuses, gaz, vraiment plein de trucs.

Histoire de mêche à la pouche ou "le vrai du faux"

Et puis, le plus important, les water boatman flies. Elles sont belles. Dick, Glen et Harvey en font de magnifiques. Elles sont caractérisées par de longues pattes. Dans le dictionnaire, à boatman on trouve la traduction "passeur". Ce serait donc Charon passant le Styx.

Histoire de mêche à la pouche ou "le vrai du faux"

Ce n'est pas Charon qu'il faut se représenter mais l'ensemble: "passeur sur sa coquille de noix avec les deux rames" comme le water boatman dont la carapace est la coque et les pattes les avirons. La coque est sur l'eau car il nage sur le dos.

Nos mouches de synthèse sont censées représenter les authentiques … qui ont l'air moins sympathiques, vous allez voir. Et puis attendez la fin de l'histoire !

En fait les choses se compliquent, car le terme water boatman peut correspondre à des insectes de deux familles différentes.

Micronecte © Piet Spanns Wikipedia Commons
Micronecte © Piet Spanns Wikipedia Commons

Tout d’abord la famille des Corixidae, des punaises d’eau, du sous-ordre des hétéroptères, de l’ordre de hémiptères, parmi lesquels Corixa punctatas (water boatmen aux US et au Canada britannique, lesser water boatman pour les anglais, le waterboatman inférieur). Il y a aussi Micronecta scholtzi. Ce dernier comme son nom l’indique est très petit 2 mm, mais ce n’est pas sa seule particularité, j’y reviendrai plus loin.

Notonecte © Didier Descouens Wikipedia Commons
Notonecte © Didier Descouens Wikipedia Commons

Puis la famille des Notonectidae, dont Notonecta glauca, appelé greater water boatman par les anglais. On l’appelle aussi backswimmer, le nageur sur le dos.

Notre water boatman en Colombie britannique, c'est la notonecte. Sa taille peut aller jusqu’à 20 mm. En France on l'appelle parfois abeille d'eau… parce que si vous la prenez dans la main, elle vous pique, enfin non, elle vous mord … ou elle vous mange la main par un procédé absolument charmant : elle possède un rostre bi canal, l'un qui vous injecte des sucs gastriques qui digèrent sur place in situ et l'autre qui réaspire le "bol alimentaire" externalisé.

La notonecte est donc carnivore... Elle mange d’autres bestioles aquatiques, y compris des têtards et - dois-je le dire ? - même des agrions…

Philippe le mêcheur à la pouche

A suivre

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 13 Septembre 2014

Au cours du mois d’août dernier, j’ai eu l’occasion d’emprunter la Route des Vins et au niveau de Guebwiller, en remontant la vallée vers le Markstein, je suis allé visiter un bien intéressant vieux moulin. Sa belle roue de 4 mètres de diamètre tournait paisiblement et devant elle, une gigantesque mante religieuse de métal montait la garde.

Au Vivarium d’Alsace, insectes et arachnides

Pénétrons la grande bâtisse, voilà l’accueil. C’est François le stagiaire qui tient la caisse. Il est animateur nature formé à Lons-le-Saunier par les CPIE de Franche-Comté. Il m’explique que l’association a été créée en 1991 à la suite d’une très intéressante exposition sur les fourmis. Elle s’est installée dans le moulin de Dominique Stoffel, un passionné d’insectes et d’arachnides. C’est lui qui s’occupe des animaux vivants avec Serge, le capacitaire. Catherine Galliath préside l’association qui occupe 5 salariés. Le moulin reçoit chaque année entre 12 et 15000 visiteurs, dont bien sûr les enfants des écoles.

François nous propose le questionnaire auquel il va falloir répondre en parcourant le moulin. Les bonnes réponses nous permettront de trouver le code d’un coffre renfermant un spécimen exceptionnel rapporté, nous dit-on, par le célèbre professeur Annie Zoptère, rentrant tout juste d’expédition. De quel animal peut-il bien s’agir ?

Au Vivarium d’Alsace, insectes et arachnides

Le moulin a conservé une partie de sa mécanique, ce qui permet, à côté des petites bêtes, de montrer au public comment fonctionnait un moulin à eau. Ce sont surtout les arachnides qui peuplent ce vivarium, mais le rez-de-chaussée du moulin est occupé par une fourmilière où l’on voit les fourmis s’affairer dans le tunnel de plexiglas. Après maintes tentatives et moult photos floues, je renonce à photographier les bestioles.

Au Vivarium d’Alsace, insectes et arachnides

Les autres salles de ce niveau proposent des terrariums avec divers arachnides : des grosses mygales, mais aussi de petites araignées des maisons, tégénaires ou pholque, et même des scorpions. Il y a aussi un vaste aquarium de poisson d’eau douce, où l’on peut voir, entre autres, un bel esturgeon.

Au Vivarium d’Alsace, insectes et arachnides

Les panneaux nous présentent les insectes aquatiques, comme le dytique, ainsi que les larves des odonates. J’ai du mal à les voir dans l’aquarium. En revanche, un axolotl -ambistoma mexicanum - drôle de batracien urodèle (à queue comme les tritons) des lacs mexicains, consommateur d’insectes aquatiques, retient mon attention.

Il y a beaucoup de panneaux didactiques, très bien faits il faut le dire.

Au Vivarium d’Alsace, insectes et arachnides

Des statues métalliques, manifestement réalisées avec des pièces de récupération, se présentent dans tous les coins. Ce sont des œuvres du sculpteur Joseph Schruoffeneger, tout comme la grande mante au jardin.

Au Vivarium d’Alsace, insectes et arachnides

Passons à l’étage.

Une autre mante métallique nous ouvre la voie des terrariums : des araignées, néphile de Madagascar, tégénaire d’Europe, … mais aussi beaucoup de phasmes, phasme coloré du Pérou, phasme bâton du Viet Nam, …

phasme à tiare d’Australie (Extatosoma tiaratum)

phasme à tiare d’Australie (Extatosoma tiaratum)

phasme orchidée (superbe !), etc. et encore…

phasme orchidée (superbe !), etc. et encore…

Au Vivarium d’Alsace, insectes et arachnides

une belle grosse sauterelle verte de Thaïlande, sans oublier des blattes souffleuses de Madagascar (princesia vanwereabeki), des réduves d’Afrique (punaise platymeris biguttata), des iules (myriapodes) et j’en passe…

Mais il ne faut surtout pas oublier - moulin à farine oblige - la vitrine à ténébrions (tenebris molitor), dont la larve – ou ver de farine – est le fléau du meunier, … mais qui - il faut le souligner - fait partie des insectes comestibles.

Au Vivarium d’Alsace, insectes et arachnides

Le dernier étage est consacré aux insectes pollinisateurs et en majesté la reine des abeilles avec une superbe ruche en activité. Les tubes en plexiglas permettent d’observer le ballet des abeilles qui quittent ou regagnent la ruche. Des panneaux expliquent la pollinisation, présentent tous les insectes pollinisateurs, font référence au programme européen Urbanbees consacré aux abeilles sauvages urbaines (dont j’ai déjà parlé ici). Il y a également une petite ruche de bourdons où l’on peut admirer la grosse reine en pleine activité.

Et nous arrivons au terme de la visite et du questionnaire. Les bonnes réponses ont été données et le coffre peut être ouvert pour y découvrir le fameux spécimen. Mais je n’en dirai pas plus. A vous de jouer. Sachez seulement qu’Annie Zotptère revenait du Sud-Est asiatique.

Le jardin est aménagé pour le pique-nique, mais on n’y trouve aussi une petite mare sillonnée par de grosses libellules, toujours difficiles à photographier.

Au Vivarium d’Alsace, insectes et arachnides

Je me contenterai de jolis hôtels à insectes et d’autres bestioles…

Au Vivarium d’Alsace, insectes et arachnidesAu Vivarium d’Alsace, insectes et arachnides

dont certains venaient manifestement de la ruche du moulin.

Si vous voulez découvrir le Vivarium du Moulin à Lautenbach-Zell (Haut-Rhin), il se visite toute l’année sauf 3 semaines en décembre.

Et en Alsace vous pourrez aussi découvrir le Jardin des papillons exotiques vivants à Hunawihr (près de Ribeauvillé) ouvert de Pâques à la Toussaint. A la Maison du Parc naturel régional des ballons des Vosges, à Munster, on pouvait aussi découvrir l’exposition « Instants d’Insectes » (jusqu’au 1er novembre) avec les photos de Denis Bringard.

Pour ce qui me concerne, je me suis contenté du beau moulin.

Notez aussi que vous n'êtes pas loin de la Route des Vins (à consommer avec modération).

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 22 Août 2014

L'Agrion de l'Oise sera présent au Forum des Associations de Verneuil-en-Halatte le 7 septembre et à celui de Pont-Sainte-Maxence le 14 septembre.

Photo ©Ville de Pont-Sainte-Maxence

Photo ©Ville de Pont-Sainte-Maxence

Venez nous y retrouver. Nous espérons bien sûr y faire de nouveaux adhérents pour défendre le projet d'insectarium.

Notre 3ème réunion trimestrielle aura lieu le jeudi 18 septembre à 20h à la salle des fêtes de Monceaux. Il y sera donné une conférence lecture sur Ernst Jünger, un écrivain allemand qui a écrit sur sa guerre 14-18 (centenaire oblige), mais qui a également été un grand entomologiste, spécialiste des cicindèles.

La rentrée de l'Agrion de l'Oise

Nous espérons que vous serez nombreux à cette réunion ouverte aux non-adhérents.

Un évènement important a été la clôture de la première édition de notre concours photo le 27 juillet dernier et la tenue du jury le 4 août.

Les photos retenues seront exposées en grand format en plein air du 27 septembre au 4 octobre dans le parc du conservatoire de musique et de danse Adam-de-la-Halle à Pont-Sainte-Maxence. Vous pourrez participer au vote pour le prix du Public. Les prix du Jury et du Public seront décernés le samedi 4 octobre. L'expérience sera probablement reconduite en 2015. Préparez vos objectifs.

Photo ©Ville de Pont-Sainte-Maxence

Photo ©Ville de Pont-Sainte-Maxence

Pour la Fête de la Science 2014, l'Agrion de l'Oise sera présent du 16 au 19 octobre à l'Université de Technologie de Compiègne par une exposition de design bioinspiré par l’anatomie des insectes avec des modèles réalisés par les étudiants de l’Institut Saint-Luc de Liège.

Modèle exposé à Agrobiotech Gembloux - travail d'un étudiant en design de l'Institut Sain--Luc de Liège -                  Photo ©Roger Puff -

Modèle exposé à Agrobiotech Gembloux - travail d'un étudiant en design de l'Institut Sain--Luc de Liège - Photo ©Roger Puff -

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 20 Août 2014

Dans le journal La Montagne du 3 avril 1962, Alexandre Vialatte (1901-1971) consacrait sa rituelle chronique hebdomadaire aux insectes, sous le titre « chronique des pupipares et des siphonaptères », inspiré par sa lecture du « Guide de l’entomologiste » par G. Colas, du Muséum national d’histoire naturelle, ouvrage publié par les éditions Boubée et couronné par la Société entomologiste de France (prix Dollfus 1945), nouvelle édition revue, avec 151 figures dans le texte et 40 photographies hors texte par l’auteur.

Nous recommandons bien entendu la lecture de cet ouvrage érudit à tous les amis de l’Agrion de l’Oise et rendons hommage à Alexandre Vialatte de l’avoir popularisé auprès du grand public, à sa manière très particulière il faut le préciser, qui est plutôt celle du poète amoureux des noms rares et pittoresques et du chroniqueur ironique que de l’homme de science docte et sérieux. Mais les entomologistes et autres insectophiles ne sont-ils pas tous un peu poètes ? Dans quel autre univers nous est-il donné de fréquenter des pupipares et des siphonaptères, des catopides et des cicindèles, des buprestes et des phasgonurides ?

Amis ou ennemis

Autant que par les mœurs de ces petites créatures à six pattes, Alexandre Vialatte était fasciné par les méthodes de chasse des entomologistes dévoilées par ce guide qui ne manquaient pas de l’intriguer :

« C’est un vrai roman d’aventures », écrit-il à propos de cet ouvrage, « il s’agit en effet de ne pas rater la chenille. Quand on la tient, on ne la lâche plus. On la vide sans la débiter. On la cuit au four de campagne qu’on emporte toujours sur soi avec une petite lampe à alcool, et on la gonfle avec une paille, en soufflant dedans ….C’est à quoi aboutissent tant de peines. Le philosophe s’en émerveille, l’esprit en reste confondu »

L’intérêt d’Alexandre Vialatte pour les insectes n’était pas neuf puisqu’il avait été le traducteur pour la France de l’œuvre de Franz Kafka.

Quel rapport avec les insectes nous direz-vous ?

Il s’avère qu’Alexandre Vialatte était un écrivain amoureux de la langue et de la culture germaniques qui avait quelques années plus tôt consacré son temps à la traduction en langue française de l’œuvre de Franz Kafka qu’il admirait, lequel, bien que tchèque, écrivait en allemand. Entre autres ouvrages de Kafka, Vialatte avait traduit la célèbre nouvelle « La Métamorphose » (Die Verwandlung) qui conte l'histoire de Gregor Samsa, un vendeur qui se réveille un matin transformé en insecte.

Nous y voilà.

« Il était couché sur le dos, un dos dur comme une cuirasse, et, en levant un peu la tête, il s’aperçut qu’il avait un ventre brun en forme de voûte divisé par des nervures arquées. La couverture, à peine retenue par le sommet de cet édifice, était près de tomber complètement, et les pattes de Grégoire, pitoyablement minces pour son gros corps, papillotaient devant ses yeux. « Que m'est-il arrivé ? » pensa-t-il. Ce n'était pourtant pas un rêve... »

Se métamorphoser en insecte, un cauchemar !

Amis ou ennemis

Cette nouvelle, outre sa dimension fantastique et ses multiples interprétations possibles dans le champ philosophique, exprime à sa façon la relation de l’homme au monde des insectes, fait de fascination- répulsion.

Il faut reconnaitre que les insectes ont de quoi inquiéter. Contrairement aux mammifères, ils ne peuvent être domestiqués par l’homme (à part la puce savante).

C’est pourquoi l’homme s’en méfie.

Il faut dire que L’Agrion de l’Oise ne fait rien pour dissiper l’inquiétude, bien au contraire. Son président prend un malin plaisir à l’entretenir tout au long de ses publications avec une constance remarquable. Qu’on en juge à ce petit florilège de titres anxiogènes récoltés dans les publications de l’Agrion de l’Oise, plus particulièrement sa page Facebook :

« Nancy: scarabée dans les haricots d’un supermarché »

« Top des piqûres d'insectes les plus douloureuses »

« Prolifération des punaises de lit »

« La chenille qui se transforme en serpent »

« Ces insectes qui vont nous pourrir l’été »

« Une voiture envahie par 20000 abeilles »

« Yonne : le moustique-tigre aux portes de l’Ile-de-France »

« Le papillon tueur attaque en Languedoc-Roussillon »

…et ne parlons pas de la de pyrale du buis qui nous traumatise tous.

Arrêtons là cette énumération qui pourrait faire fuir nos adhérents.

On voit par là que les insectes ne sont pas tous nos amis.

Mais, nous direz-vous, tous les insectes ne sont pas méchants. A côté des insectes qui nous veulent du mal, il en existe de gentils. Tenez : la sympathique coccinelle, cette gentille demoiselle bête à bon Dieu des comptines pour enfants, n’est-elle pas adorable ?

Amis ou ennemis

Détrompez-vous. Sachez que la coccinelle est une véritable tueuse en série. Elle perfore sa proie, sans anesthésie, pour y injecter sa salive chargée de suc digestif. En un instant, l’adversaire est anéanti. La coccinelle dissout par l'intérieur le malheureux puceron qui ne lui a rien fait. A-t-on pensé à la souffrance du puceron et à l’angoisse de ce malheureux livré à la voracité de la coccinelle ?

Alors, comment rendre les insectes sympathiques ? En les mangeant? Quelle drôle d'idée, aurait-on idée de manger son animal de compagnie, son chien ou son chat ? Quand bien même, nous savons que le consommation d'insectes comestibles est à peine tolérée en France. Pourtant l'on trouve des insectes à vendre dans les animaleries, mais ils sont du mauvais côté de la chaîne alimentaire (de leur propre point de vue du moins) ; ils sont en effet vendus comme nourritures pour les NAC (nouveaux animaux de compagnie) tels que les lézards, serpents, varans...

Mais pourquoi ne deviendraient ils pas à leur tour des NAC ? A leur avantage, ils ne sont pas encombrants, on peut les transporter dans une boite d’allumettes ou dans sa poche. Remarquez que certains nous accompagnent déjà mais sans nous demander la permission, comme les poux, les puces ou les tiques, mais ceux-là ne sont pas vraiment nos amis.

En revanche, quoi de plus adorable qu’un criquet apprivoisé, comme Jiminy Cricket, la bestiole anthropomorphe pleine de sagesse qui sert de bonne conscience à Pinocchio ?

Ce n’est qu’un conte pour enfant mais aussi un beau sujet de philosophie sur la prétendue supériorité de l’espèce humaine. L’homme pourra-t-il un jour s’en remettre aux insectes pour penser à sa place ?

En attendant, nous nous contenterons de décerner un Agrion d’Or à Alexandre Vialatte et à Franz Kafka pour une partie de leur œuvre et leur sollicitude pour les insectes.

JMV

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 13 Août 2014

En ballade avec mes petits-enfants au Parc de la Tête d’Or à Lyon, nous avons pour objectif d’aller voir les grosses bêtes : crocodiles, girafes ... et surtout les singes. En allant vers le zoo, nous passons par une allée où tous les buissons sont comme brûlés.

Pire que la pyrale du buis ?

Ce sont des buis. Un panneau explique qu’ils ont été ravagés par la pyrale du buis, un papillon de nuit d’origine asiatique - Cydalima perspectalis de la famille des Crambidae- dont la chenille se nourrit exclusivement des feuilles de buis. Le panneau très bien fait précise que le phénomène est apparu à Lyon en 2013 et s’est développé dans le Parc de la Tête d’Or cet été.

D’autres sources nous disent que la pyrale serait arrivée en France à partir de 2005, mise en évidence d’abord en Alsace, puis en Ile-de-France et Poitou-Charentes. La pyrale du buis est inscrite parmi les espèces ravageuses depuis 2008 sur la liste d'alerte de l'Organisation européenne et méditerranéenne pour la protection des plantes.

Les chenilles s’attaquent d’abord au centre du buisson et l’infestation n’est franchement visible que tardivement.

La lutte contre la chenille est très difficile. Les buis ont été traités avec Bacillus thurengiensis, produit respectueux de l’environnement mais d’efficacité faible. A noter que ce bacille synthétise et excrète des cristaux protéiques ayant des propriétés insecticides sur les lépidoptères, les coléoptères et les diptères. Le panneau précise que la chenille n’est pas dangereuse pour l’homme (elle n’est pas urticante). Il dit aussi que les buis ne sont pas morts, mais que leur cycle végétatif est très ralenti. Les jardiniers attendent de voir si au printemps prochain les buis repartent en végétation ou s’ils sont définitivement perdus.

Pire que la pyrale du buis ?

En regardant d’un peu plus près j’ai pu voir et photographier une chenille caractéristique avec sa couleur olivâtre, ses verrues noires et ses longs poils blancs.

Et ce n'est pas tout …

Pire que la pyrale du buis ?

Il y a quelques petits papillons sur les branches effeuillées. Effectivement des pyrales du buis. En voilà un photographié dans la foulée.

Vous ne verrez pas les photos de la girafe cette fois-ci..

Et oui les papillons ne sont pas tous de beaux insectes colorés qui déroulent leur longue trompe pour aspirer le nectar des fleurs. Il en est aussi quelques uns qui causent bien des soucis. Les pyrales (en grec pyr désigne le feu et une couleur rousse ou rougeâtre) sont en fait des papillons de plusieurs familles distinctes : notamment les Pyralidae et des Crambidae, toutes plus ou moins ravageuses spécifique d’une plante : luzerne, cactus, houblon, maïs, etc.

La pyrale de la vigne sous sa forme imago (papillon) - Sparganothis pilleriana appartient à la famille des Tortricidae, dont la chenille est appelée Tordeuse printanière de la vigne. Bref cela se complique… Un papillon de jour, le "brun" du géranium - Cacyreus marshalli de la famille des Lycaenidae – apprécie les pélargoniums (appelés à tort géraniums). Sa chenille fore des galeries dans les tiges.

Dans le sud de la France un papillon originaire d’Argentine s’attaque aux palmiers. Il s’agit de Paysandisia archon de la famille des Castniidae. Il a été introduit en Europe accidentellement par des importations de palmiers d'Amérique du sud, prélevés dans la nature.

Mais il y a aussi un coléoptère qui s’active à la destruction des palmiers dans le midi : le charançon rouge des palmiers - Rhynchophorus ferrugineus - de la super-famille des Curculionoideae ... Et au Canada, c’est un autre coléoptère, l'agrile du frêne - Agrilus planipennis - de la famille des Buprestidae, qui ravage le frêne.

Ne jetons pas la pierre aux papillons…

Voir les commentaires

Repost 0