Publié le 9 Janvier 2016

Il y a 41 ans que la Réserve de biosphère du papillon Monarque a été découverte au Mexique. C'est ce que m'a dit Google ce matin. Cette réserve permet de protéger les aires d'hivernage du Monarque. Le site est reconnu par l'UNESCO depuis 2008 et appartient à présent au patrimoine mondial de l'humanité.

Le Monarque (Danaus plexippus), ce magnifique papillon avec ses 12 cm d'envergure est un migrateur, qui parcourt jusqu'à 4000 kilomètres entre le Canada et la Mexique, deux fois par an, d'août à octobre vers le sud et au printemps vers le nord. en groupes de millions d'individus.

Je profite de cet anniversaire pour montrer le petit jardin à papillons (baptisé Oasis pour les Monarques) où le Monarque règne sur une cour de lépidoptères variés à l'insectarium de Montréal. On peut y contempler le roi des papillons les yeux dans les yeux, ce que j'ai eu le plaisir de faire l'été 2014.

Le Monarque à l'honneur aujourd'hui
Le Monarque à l'honneur aujourd'hui
Le Monarque à l'honneur aujourd'hui
Le Monarque à l'honneur aujourd'hui
Le Monarque à l'honneur aujourd'hui

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Publié le 6 Janvier 2016

En ce début janvier, l'Agrion de l'Oise, son Président et son Conseil d'Administration, souhaitent à tous les adhérents et les sympathisants une excellente année.2016.

Que cette année vous apporte Joie, Santé, Bonheur, Solidarité et Paix.

Que 2016 soit une année favorable à la biodiversité et au développement durable.

Que des efforts soient enfin faits pour juguler le changement climatique.

Que les abeilles aient de vrais hivers pour se reposer un peu (valable aussi pour d'autres insectes pas forcément aussi sympathiques)

Que les étés ne soient pas caniculaires pour que les insectes ,ne se cachent pas trop et qu'ils puissent être photographiés

Que moustique-tigre, frelon asiatique et autres fléaux ravageurs nous laissent un peu de répit.

Que... Bref qu'humains et insectes vivent en parfaite harmonie.

Mais là je rêve sans doute un peu...

Que pour l'Agrion de l'Oise - qui vole à tire d'ailes malgré la mise en suspension du projet d'insectarium - l'année soit pleine d'activités sympathiques et amicales, comme conférences, concours photos, expositions, promenades entomologiques, etc. .

Vous en saurez plus après notre Assemblée générale qui aura lieu le mercredi 9 mars à Verneuil-en-Halatte (lieu à confirmer).

Les Vœux 2016 de l'Agrion de l'Oise

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Publié le 20 Décembre 2015

Et voilà le concert est pour 16h30.

Les dernières réservations ont été prises à 13h00. La salle est quasi pleine. Il reste peut-être encore 25 places…

Le Chœur des Aulnes devant l‘Abbaye royale du Moncel.

Le Chœur des Aulnes devant l‘Abbaye royale du Moncel.

Les spectateurs arrivent dès 15h45. Le contrôle est sévère.

La salle se remplit rapidement.

La salle se remplit rapidement.

Quelques personnes n’ayant pas réservé pourront rentrer. D’autres seront obligées de renoncer. La salle est pleine, plus une seule chaise. Heureusement que le pianiste a son tabouret…

La prochaine fois, si l’Agrion refait un concert, il faudra faire attention de réserver en temps voulu.

Pourquoi un tel succès ? Certainement l’attrait du site prestigieux de l’Abbaye royale du Moncel, la qualité des intervenants, la bonne communication dans les journaux locaux et sur des sites internet, une belle affiche, la gratuité et c’est sûr … la curiosité : comment peut-on proposer un concert sur le thème des insectes ?

D’emblée une fois les derniers sièges occupés par des personnes encore debout les 42 choristes du Chœur des Aulnes, chorale de Verneuil-en-Halatte, prennent possession de la scène. Pas de pupitres, pas de partitions. Béatrice Flores Garcia donne les notes au piano, se plante devant les choristes.

Un insectarium en musique et autres notes d'insectes

Elle Grillo éclate.

C’est un chant en italien composé par Josquin des Près, musicien de la Renaissance, né dans l’Aisne en Picardie, ayant vécu en Italie, musicien de la cour du roi Louis XII, puis maître de chapelle de la basilique royale de Saint-Quentin, mort à Condé-sur-Escaut dans le Nord-Pas-de-Calais. Le régional de l’étape en ce jour de 2ème tour d’élections régionales. Son grillon ne fait pas comme les autres oiseaux qui vont de branche en branche, lui reste en place dans la chaleur du jour et chante longuement et amoureusement.

La suite, ce sera Claude Le Jeune, né à Valenciennes, protestant, musicien du bon roi Henri IV, donc probablement passé dans le château de Verneuil-en-Halatte, construit par Salomon de Brosse que le roi avait offert à sa maîtresse, la belle Henriette de Balzac d’Entragues.

C’est Une Puce que j’ai dedans l’oreille, chanté en vieuss frânessouaise (vieux français si vous préférez). Avoir la puce à l’oreille jusqu’au 16ème siècle signifiait avoir du désir pour quelqu’un. Autant vous dire que c’est un chant d’amour très amusant. Le mal est bien ancré « Nul remède n’y puis donner ».

Annie Dauny, la conteuse

Annie Dauny, la conteuse

Elle vient nous parler elle aussi du chant du grillon sur un texte de Jean-Henri Fabre. Et oui 2015 est l’année du centenaire de la mort de notre grand entomologiste national, né près de Millau là où se trouve aujourd’hui Micropolis, l’insectarium que nous aurions aimé concurrencer ici, décédé à l’Harmas, sa propriété à quelques pas d’Orange, aujourd’hui jardin musée dépendant du Museum national d’Histoire naturelle. Fabre est mondialement connu, les japonais apprennent le français dans ses Souvenirs entomologiques, dont a été extrait ce grillon.

Un insectarium en musique et autres notes d'insectes

Le maître de cérémonie – sur lequel nous passerons rapidement puisque c’est lui qui écrit ici – entre alors en scène pour présenter les chants et les paroles que le public vient d’entendre, pour remercier le public venu nombreux et annoncer le morceau suivant.

Christophe Chauvet au piano et Corinne Zelmann au violon

Christophe Chauvet au piano et Corinne Zelmann au violon

La jeune Corinne Zelmann, élève de Pierre Cesmat, accompagnée par Christophe Chauvet, évoque la danse des libellules (Libellentanz), mais peut-être s’agit-il plutôt des demoiselles ? Cela serait trop long d’expliquer au public la différence entre anisoptères et zygoptères. La pièce est d’Oscar Rieding violoniste et compositeur allemand né en Poméranie, aujourd’hui en Pologne, passé par Vienne et mort en Slovénie en 1918. Un exemple typique de la Mitteleuropa. Ses œuvres les plus connues sont des concertos pour violon, composées pour progresser dans l'apprentissage de l’instrument.

La pièce suivante tient particulièrement à cœur à L’Agrion de l’Oise, l’association dite des Amis de l’Insectarium, car ce n’est autre que l’Insektarium de Rued Langgaard, organiste et compositeur danois mort en 1952.

Christophe Chauvet

Christophe Chauvet

Christophe Chauvet donne quelques éclaircissements sur la pièce qu’il va interpréter au piano, pièce rarement jouée qu’il a déniché pour ce concert. C’est une série de 9 courts morceaux écrits en 1917, et d’une modernité surprenante, nécessitant une virtuosité particulière avec des effets comme de frapper sur le couvercle du piano avec les doigts ou faire des glissandos directement sur les cordes du piano. Rued Langgard est un compositeur oublié après sa mort et cette pièce, jouée pour le première fois en 1977, n’a été imprimée qu’en 1993.

Forficula auricularia, Libellula depressa, … etc. Rien que des insectes de nos latitudes où l’on reconnait un hanneton, une tipule, un moustique bien de chez nous mais tout de même un intrus. Je vous le donne en mille : un mille-pattes. Les enfants du public l’ont repéré. C’est en fait un iule, un myriapode diplopode de l'ordre des Julida. Et oui les insectes n’ont que 6 pattes, une tête, un thorax, un abdomen et 2 antennes, tous les enfants le savent parfaitement.

Christphe Chauvet au piano

Christphe Chauvet au piano

Nous avons donc à défaut d’un insectarium en dur, un insectarium virtuel en musique, un bien bel insectarium que le public et les choristes ont le plaisir de découvrir.

C’est le temps des concerts de Noël. Le Chœur des Aulnes donne pour suivre une pièce extraite du Bestiaire de Noël de Thierry Machuel, compositeur né en 1962 à Paris, qui se consacre à l’art choral. En littérature, un bestiaire désigne un manuscrit du Moyen Âge regroupant des fables et des moralités sur les "bêtes", animaux réels ou imaginaires. Par extension, on appelle bestiaire une œuvre consacrée aux bêtes. Voyons ce que Thierry Machuel dit du sien :

Écrite pour mon père, à l'intention de sa chorale paroissiale, ce Bestiaire de Noël est une suite joyeuse de courts tableaux, où l'on découvre les pensées secrètes et inattendues d'animaux aussi divers qu'un chien, une araignée, une puce, un escargot, etc. Les sentiments humains, bien sûr, apparaissent derrière ces portraits malicieux, auxquels j'ai ajouté des mots en grec ou en latin tirés de la l'Ordinaire de la Messe, histoire de montrer que si les bêtes sont admises, elles aussi, à saluer la naissance de leur Créateur, alors, elles peuvent bien participer au banquet de la Sainte Liturgie....

C’est bien sûr de la Puce qu’il s’agit, Celle-ci logée dans les pans de la houppelande probablement d’un berger de la crèche, demande - implorante à ce que les peintres de Hollande la représentent dans leurs tableaux. Une puce encore une… Le maître de cérémonie, avant de reprendre sa place dans le chœur, espère que cela ne démange pas le public de partout.

Mais nous n’en avons pas fini des puces, en voilà encore plus, des Puces, ou plutôt des Puces savantes, cela change tout. Le maître de cérémonie ne peut pas s’empêcher, puisque tant de puces s’invitent à ce concert de donner quelques bases entomologiques au public sur ces siphonaptères ectoparasites. Il va même exagérer un peu en parlant des puces de 23 mm qui infectaient les dinosaures …

hannah Kimmes au piano

hannah Kimmes au piano

C’est Hannah Kimmes, élève de Christophe Chauvet, qui nous propose ces puces savantes. Les puces qui sautent on le sait très haut, 340 fois leur taille. Rapportée à la taille humaine une puce sauterait à la hauteur de la Tour Eiffel… mais ne lui coupez pas les pattes …

Ces puces savantes sont de Félix Le Couppey, pianiste, compositeur et professeur de musique au Conservatoire de Paris, né en 1814 à Paris, mort à Paris en 1887.

Eliott Duperrier au piano

Eliott Duperrier au piano

Après Hannah, c’est le jeune Eliott Duperrier qui s’installe au clavier, pour évoquer des fourmis, des fourmis bleues, en fait une Planète où dansent les fourmis bleues. La pièce est de Bruno Rossignol, né en 1958 à Nanterre, compositeur, chef de chœur et d’orchestre, pianiste et pédagogue. Il a été chef de chœur des spectacles de Jean-Michel Jarre. Aujourd’hui il est directeur artistique de l’ensemble instrumental de la Dordogne et du Chœur de Dordogne.

Mais le spectacle est très éclectique. Avec des vers de Guillaume Apollinaire, voici à nouveau un Bestiaire. Celui-ci est aussi appelé le Cortège d’Orphée, paru en 1911. Ce sont trente courts portraits d’un animal. Nous n’aurons droit aujourd’hui bien sûr qu’à ceux consacrés aux insectes.

Pourquoi le Cortège d’Orphée direz-vous ? Par sa poésie et sa musique, Orphée attendrissait et charmait les bêtes féroces, les arbres et les rochers au point qu'ils se déplaçaient en cortège pour le suivre et l'écouter. Francis Poulenc et d’autres ont mis en musique certains de ces poèmes, mais ici ce sera la belle musique de la voix d’Annie Dauny.

Encore une puce nous dit-elle, puisque, effectivement, à côté d’une chenille, d’une mouche et d’une sauterelle nous retrouvons la damnée siphonaptère.

Orphée eut d’autres aventures. Il perdit son Euridyce…

Alors donnons la parole au grand Jacques Offenbach, ce compositeur autrichien, plus parisien que les Parisiens. Donc cela présage bien du plaisir. En effet c’est Orphée aux Enfers.

La femme d’Orphée, Eurydice (une dryade) a été, lors de leur mariage, mordue au pied par un serpent. Elle meurt et descend au royaume des Enfers. Orphée, muni de sa lyre, part à sa recherche. Mais il faut aussi compter sur Jupiter.

Le Duo de la Mouche

Le Duo de la Mouche

Pascal Louvain, Pascale Naud

Pascal Louvain, Pascale Naud

Voilà le fameux Duo de la Mouche (bzz, bzz…) et ce sont, accompagnés par Christophe Chauvet, Pascale Naud, Eurydice, et Pascal Louvain, Jupiter métamorphosé en mouche pour la séduire, deux choristes du Chœur des Aulnes, élèves de Patricia Murtas, qui se lancent en solo, pardon en duo.

Un régal. Oh le joli fredon ! Bzz, bzz, etc.

Pierre Cesmat au violon

Pierre Cesmat au violon

On aurait pu avoir le Vol du Bourdon de Rimsky-Korsakoff, mais non, ce sera celui de l’Abeille de Schubert, Franz Schubert (1808-1878), non pardon Franz Anton Schubert. Rien à voir avec le grand compositeur romantique viennois, amateur de truite meunière, Franz Schubert. Lui, nait à Dresde et part étudier à Paris, où il travaille sous le nom de François Schubert (à prononcer à la française svp avec un U pas un OU). Il retourne dans sa ville natale et jouera dans l'orchestre de la Cour. Pierre Cesmat interprète L’Abeille, son morceau le plus populaire, accompagné par Christophe Chauvet. Dans le public on n’entend pas une mouche voler.

Changeons de continent.

Nous partons pour l’Asie et ce sont les sopranes et altis du Chœur des Aulnes qui évoquent les lucioles, Hotaru en japonais. Les lucioles, des lampyridae, il y en a 2000 espèces, ce sont des coléoptères qui produisent de la lumière, grâce à une enzyme, la luciférase. C’est la bioluminescence. La nuit les femelles sans ailes, au sol, émettent une lumière verte relativement puissante et attirent les mâles ailés, eux aussi émetteurs de lumière. Chaque espèce a ses signaux bien caractéristiques. Elles sont très sensibles aux insecticides et à la pollution lumineuse. Mais attention les femelles de certaines espèces de lucioles sont cannibales. Elles s’arrangent pour imiter les signaux d’autres espèces plus petites et se font des festins de leurs mâles crédules.

Les sopranes et les altis du Choeur des Aulnes

Les sopranes et les altis du Choeur des Aulnes

Hotaru Koi est un chant traditionnel nippon. Hotaru, c’est luciole et Koi c’est amour. Juste un aperçu de la traduction (Jean Sturm, d'après l'adaptation anglaise) :

Ho, luciole, ho, en haut de ce sentier de montagne.
Regarde ! vois un millier de lanternes scintillant dans le noir, en haut de ce sentier de mont
agne.

Puis nous entendrons Camille Carpentier à la flûte traversière accompagnée par Christophe Chauvet dans une œuvre d’Ernesto Köhler. Il est né à Modène en Italie, mort à Saint-Pétersbourg, c’est un flutiste et compositeur italien, faisant partie des plus grands flutistes de l'époque Romantique.

Camille Carpentier à la flûte traversiàre

Camille Carpentier à la flûte traversiàre

Et le morceau est Papillon. Nous n’avons pas de précisions sur l’espèce, sachant qu’il y en a beaucoup, des lépidoptères, comprenant - soyons précis - entre 155 181 et 174 250 espèces décrites (dont près de 7 000 en Europe et 5 000 en France) réparties dans 126 familles et 46 super-familles.

Est-ce un hétérocère aux couleurs ternes, un papillon de nuit, ou, papillon de jour, un rhopalocère aux vives couleurs virevoltant et butinant de fleurs en fleurs ? Ce sera au public de choisir.

Au fait papillon est un joli mot dans toutes les langues, Schmetterling en allemand, butterfly en anglais, mariposa en espagnol, petalouda en grec, pillongo en hongrois, farfalla en italien, borboleta en portugais, pilpintu en quechua, babotchka en russe, etc.

Après la magie des lucioles et celle des papillons, c’est une nouvelle lecture d’Annie Dauny avec un texte déniché dans un vieil ouvrage le Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture, édité à Paris en 1837. C’est au Tome 23 un article intitulé « Insectes », rédigé par Henry Belfield-Lefèvre, un savant de l’époque connu pour ses travaux sur la galvanoplastie, rien à voir avec l’entomologie, si ce n’est pour métalliser les insectes à titre décoratif... L’article traite en cinq pages des insectes, mais Annie n’en donne ici que la conclusion très imagée.

Christophe Chauvet au piano et Pierre Cesmat au violon

Christophe Chauvet au piano et Pierre Cesmat au violon

Ce sera ensuite le Martyre des insectes, une œuvre de 1925 d’Heitor Villa-Lobos, le compositeur brésilien né et mort à Rio de Janeiro.

Villa-Lobos, plutôt pessimiste, évoque trois insectes : la cigale en hiver victime du froid (c’était avant qu’on parle de changement climatique), le ver luisant sous la clarté du jour et le papillon sous la lumière, ici forcement de nuit. Encore la question de la pollution lumineuse.

A l’origine c’est un concerto pour violon et orchestre créé en 1925, période moderniste de Villa-Lobos, mais dans cette transcription, l’orchestre fait place au piano. L’œuvre, très descriptive et suggestive, est souvent jouée par les virtuoses brésiliens, surtout pour le populaire Papillon avec son prestissimo final, le pizzicato de sa mort et le calme qui suit.

vue de la salle

vue de la salle

Et ce concert se termine avec le compositeur hongrois Bela Bartok.

Jean-Michel, à la fois trésorier du Chœur des Aulnes et de l’Agrion de l’Oise, fin lettré, les chiffres et les lettres en personne, a mis en évidence que Bela Bartok, ce compositeur et pianiste hongrois né en Autriche-Hongrie dans le Banat à Saint-Nicolas le Grand, aujourd’hui en Roumanie, mort à New York, était non seulement pionnier de l’ethnomusicologie, science qui étudie les rapports de la musique et de la société, d’où son intérêt pour les chants du folklore, mais aussi un passionné d’entomologie. Un entomo-musicologue pourrait-on dire.

Bela Bartok c’est d’abord Christophe Chauvet avec la pièce Ce que la Mouche raconte, un extrait de Mikrocosmos.

Un insectarium en musique et autres notes d'insectes

Enfin le Chœur des Aulnes, accompagné par Christophe Chauvet, termine le concert une autre œuvre de Bartok, Házasság tücsök, traduit en anglais par The Cricket’s wedding, le Mariage du criquet. En fait c’est la traduction anglaise qui dit "cricket", la traduction littérale du hongrois donne "cigale".

Un insectarium en musique et autres notes d'insectes

Ce chant du folklore hongrois, une comptine, nous raconte le mariage du criquet, un orthoptère, ou de la cigale, mais là c’est un hémiptère… avec la fille de l’araignée. Toute la gent "insecte" - creepy crawly – est invitée à la noce. Les belles familles, bugs-in-law, semblent être ravies de ce mariage mixte, un bel exemple de tolérance et d’ouverture.

Camille Carpentier, Christophe Chauvet, Roger Puff

Camille Carpentier, Christophe Chauvet, Roger Puff

Eliott Duperrier, Hannah Kimmes, Pierre Cesmat, Corinne Zelmann

Eliott Duperrier, Hannah Kimmes, Pierre Cesmat, Corinne Zelmann

Quelques choristes et Béatrice Flores Garcia à droirte, sous l’œil d’un phasme

Quelques choristes et Béatrice Flores Garcia à droirte, sous l’œil d’un phasme

Merci à notre public

Merci à notre public

Et comme dans le grillon tout est bon, le spectacle se termine par un pot de l’amitié où il est même possible de déguster quelques grillons accompagnés de ténébrions, autrement dit vers de farine, et de petits gâteaux à la farine d’insecte. Bien sûr il y a d’autres nourritures plus classiques, l’entomophagie n’étant pas encore passée dans nos mœurs.

Photo Jean-Marc Baeyaert, Céline Ardichvili

Les insectes "géants" ont été confectionnés par Christian Heusse de l'Association Opale pour les Flaneries d'Automne

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Publié le 14 Décembre 2015

Oui tout commence par la mise en place et les répétitions.

Tout commence par des répétitions, même chez les insectes

Vendredi 11 décembre après-midi, les chaises sont installées. Il y en a 300, c’est la jauge de la grande salle de l’Abbaye royale du Moncel.

Samedi 12 décembre après-midi, il ne fait pas bien chaud.

Tout commence par des répétitions, même chez les insectes

Le piano arrive. Déjà les insectes sont avec nous, puisque l’instrument monte les marches sur de dociles et efficaces chenilles.

Tout commence par des répétitions, même chez les insectes

Même les coccinelles ont besoin de se réchauffer.

Tout commence par des répétitions, même chez les insectes

Le piano est accordé, tandis que Christophe se réchauffe en faisant les cent pas, à moins que ce soit le mille-pattes, qui comme chacun sait n'est pas un insecte, mais un myriapode diplopode.

Tout commence par des répétitions, même chez les insectes

Voilà c’est parti, Christophe est au piano et Corinne fait valser les libellules

Tout commence par des répétitions, même chez les insectes

Là c’est une abeille que poursuivent Christophe et Pierre, à moins que ce soit l’inverse. Pour se réchauffer, rien de tel. Cela fera du bon miel.

Tout commence par des répétitions, même chez les insectes

Et voilà que les papillons se mettent à tourbillonner au son de la flûte traversière de Camille. Il doit y en avoir un autre qui se met à danser dans son cocon.

Tout commence par des répétitions, même chez les insectes

Mais nous avons aussi une soprane Pascale et une basse Pascal qui bourdonnent joyeusement.

Ah le joli fredon !

Annie est passée pour faire ses essais de voix. Il y a aussi Hannah qui dompte ses puces, et Eliott qui peint ses fourmis en bleu, mais le photographe avait dû s’assoupir (une mouche tsé tsé serait-elle passée ?).

Le lendemain 13 décembre dimanche matin, après une nuit de chauffe, la température est un peu plus clémente (COP 21 oblige, il ne fallait pas trop augmenter l’effet de serre).

Tout commence par des répétitions, même chez les insectes

Et c’est au tour du Chœur des Aulnes de répéter ses histoires de grillon, de criquet, de puces et autres lucioles, sous la direction de Béatrice (bee-actrice ?).

Et pendant ce temps-là, le téléphone de Roger chauffe, il n’arrête pas de sonner pour enregistrer des réservations de dernière minute.

L’après-midi, le concert sera à guichet fermé et il y aura bien des déçus…(mais on vous l’avait bien dit qu’il était conseillé de réserver. Non ?).

II fera bien chaud et les insectes creepy crawly s'en donneront à cœur joie.

Mais c'est promis, on vous racontera.

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Publié le 29 Novembre 2015

Dans 2 semaines très exactement le grand concert "Notes d’Insectes" organisé par L’Agrion de l’Oise va se tenir. Oui ce sera le dimanche 13 décembre à 16h30 à l’Abbaye royale du Moncel, mais tout cela vous le savez déjà, vous l’avez noté dans vos agendas et vous avez peut-être déjà réservé vos places comme le conseillait notre article précédent.

Réserver sa place pour ce concert ? Pourquoi donc ?

Tout simplement parce qu’il y aura à la fin un pot de l’amitié et qu’il faut un minimum d’organisation pour que tout se passe bien. Ceci dit, si vous n’avez pas encore réservé, il n’est pas trop tard. Et puis si vous oubliez de réserver, venez tout de même le dimanche 13, on vous trouvera bien une petite place.

Parmi les artistes qui vont se produire dans ce concert exclusivement consacré à la gent à 6 pattes, il y a un chœur : le Chœur des Aulnes. C’est une association amie, car nombreux sont les choristes qui adhèrent à L’Agrion de l’Oise. Les deux associations partagent même quelques administrateurs.

Certains d’entre vous sont peut-être aller visiter le blog du Chœur des Aulnes. Alors ils ont pu lire ceci :

[Le Chœur des Aulnes] nous avait déjà proposé une puce l'an dernier, celle de Thierry Machuel se cachant dans les pans d'une houppelande. Là il revient avec un grillon qu'il chante en italien, une autre puce en vieux françois, un criquet en anglais alors qu'il est hongrois, et même une folle danse de lucioles en japonais. Décidément ce chœur est polyglotte.

un criquet ©RogerPuff

un criquet ©RogerPuff

Vous avez ainsi déjà une petite idée du programme vocal. Alors comme il est question d’un criquet en anglais alors qu’il est hongrois, L’Agrion de l’Oise vous doit quelques explications. Le Chœur des Aulnes va effectivement chanter en anglais un chant initialement écrit en hongrois, en magyar donc. Il s’agit d’un chant du folklore hongrois revisité par le compositeur Béla Bartók (1881-1945).

Mais pour vous en dire plus, L’Agrion de l’Oise ouvre son blog au chroniqueur du Chœur des Aulnes, ayant pu nous procurer un article destiné à instruire et distraire les choristes, d’où un ton qui se veut, vous le constaterez, humoriste, se gaussant un peu de L'Agrion de l'Oise..

En cette année 2015, nous commémorons au Chœur des Aulnes deux événements majeurs qui nous touchent particulièrement, l’un dans le domaine musical, l’autre dans le domaine entomo-scientifique.

aquarelle de Ervin Voit
aquarelle de Ervin Voit

Il s’agit d’une part du 70ème anniversaire de la mort de Béla Bartók, ce musicien hongrois dont nous avons l’honneur d’interpréter une des œuvres, et d’autre part du 2ème anniversaire de la naissance de l'Agrion de l'Oise, cette prestigieuse association qui fait tant pour la connaissance des hexapodes, thème de notre concert du mois de décembre.

S’il vivait encore aujourd’hui, Béla Bartók serait à n’en pas douter un adhérent d’honneur, voire cotisant, de l’Agrion de l’Oise, car, en plus de son intense activité de compositeur, il s'intéressait à la botanique, à la géologie, à l'astronomie, aux oiseaux et … aux insectes qu’il collectionnait, comme il collectionnait et retranscrivait les chants populaires de son pays et des contrées qu’il visitait afin de leur redonner vie et les tirer de l’oubli.

Voici ce qu’il écrivait :

« En ne nous bornant qu'à réunir et à classer des chants, nous ressemblerions à un entomologiste qui se contenterait de faire collection de diverses espèces de scarabées et de papillons, et de les conserver : il constituerait ainsi un ensemble de choses inertes, arrachées à la vie, et c'est pourquoi le véritable naturaliste non seulement rassemble et conserve ces insectes, mais s'applique également à étudier et à décrire les détails les plus cachés de leur existence. Il est vrai que la description la plus colorée ne rendra jamais la vie à un corps mort, mais, du moins, un peu du goût et de l'odeur de la vie aura pénétré dans le laboratoire. Des raisons du même ordre commandent au collectionneur de musique populaire d'explorer à fond tout ce qui permet de pénétrer la réalité musicale vivante. »

Collectionner les airs populaires et collectionner les insectes, c’est donc un peu la même chose. L’Agrion de l’Oise et Béla Bartók sont faits pour s’entendre.

Les puristes que nous sommes sont toutefois chagrinés à l’idée de devoir chanter Bartók dans la langue de Shakespeare. N’a-t-il collecté et retranscrit tous ces chants populaires, lui qui a été jusqu’à étudier neuf langues pour mieux s’en imprégner, pour que des décennies plus tard une petite chorale française de village choisisse de chanter sa chanson du criquet en anglais ? A quoi cela eut-il servi que Bartók il se décarcassât ?

Le hongrois est difficile ? Moins que le polonais. Nous avons jadis appris un chant en polonais, rappelez-vous. Si nous pouvons chanter en polonais, nous pouvons chanter en hongrois. Quand on veut, on peut.

Nous ne disposons pas de la version de cette chanson en hongrois, nous objectera notre chef de chœur. Objection rejetée, car Battement de Chœur (NdR. Le titre de la feuille mensuelle du Chœur des Aulnes), qui a réponse à tout, vous offre gracieusement ci-après la version originale de la chanson du criquet.

A la demande générale, nous remplacerons donc sur nos partitions :

“cricket's getting wed tonight to the spider's daughter,

gnats and flies will tend the bride,

feed her flies and water”

par :

”tücsök egyre sze ma este a pók lánya

szúnyogok és a legyek is inkább a menyasszony ,

megetetni legyek és víz”

…. et longue vie au criquet magyar !

Voilà, vous avez une idée de ce qui vous attend pour ce concert.

NdR; La représentation de Béla Bartók est une aquarelle de son cousin Ervin Voit, empruntée au site Bibliolore "the Rilm blog", que nous remercions. Vous pourrez y entendre un extrait de Mikrokosmos, le Journal de la Mouche, que vous retrouverez peut être au concert sous les doigts de Christophe Chauvet

Araignée sur fond jaune au Palais de la Découverte©RogerPuff

Araignée sur fond jaune au Palais de la Découverte©RogerPuff

Mais revenons à notre criquet. Rassurez-vous ce chant est plein d’humour. Il s’agit du mariage du criquet et de la fille de l’araignée, contre nature donc – insecte à 6 pattes et arachnide à 8 - mais faisant honneur à la diversité. La belle-famille n’est pas très contente, oui mais laquelle ? Celle du criquet ou celle de l’araignée ?

Mais au fait, dans la nature, comment fait le criquet pour chanter ?

Mâle ou femelle, le criquet frotte l’intérieur de son fémur, muni d’une rangée de crêtes, contre certaines nervures renforcées de son aile, faisant vibrer cette dernière. Certaines parties des ailes vibrent plus vite que la cadence des frottements. Le criquet produit ainsi un son de 2 à 5 kilohertz.

Au fait, il sera aussi question d’un autre orthoptère dans ce concert, un fameux grillon chanté en italien . Par les grandes chaleurs, il chante longtemps, longtemps, très longtemps… toujours au même endroit et ... amoureusement…

Les criquets du Palais de la Découverte ©RogerPuff

Les criquets du Palais de la Découverte ©RogerPuff

Sachez que le chant du grillon n’est pas produit de la même façon que celui du criquet.

Chez le grillon mâle, la chanterelle située sur l’élytre gauche, frottée sur la râpe située sur l’élytre droit, produit un son d’environ 5 kilohertz. Celui-ci est amplifié par deux régions de l’élytre, la harpe et le miroir. Le son n’est produit qu’au cours de la fermeture des élytres.

Je remercie le Palais de la Découverte, qui ainsi explique et mais fait aussi entendre les chants du criquet, de la sauterelle, de la fourmi et de la cigale. C’est là que la photo des criquets a pu être faite, ainsi d’ailleurs que celle de l’araignée. Je recommande aussi la visite commentée de sa section "fourmis" avec les fourmis champignonnistes..

Alors venez écoutez chanter le Chœur des Aulnes à ce concert du dimanche 13 décembre.

Mais le Chœur des Aulnes sera bien entouré pour ce concert. La partie instrumentale sera encore plus riche. Vous pourrez découvrir d’autres ordres que celui des orthoptères au travers des notes de ce bestiaire entomologique, avec le piano de Christophe Chauvet, le violon de Pierre Cesmat et la flûte traversière de Camille Carpentier, sans oublier la conteuse Anne Daucy qui honorera le centenaire de la mort de Jean-Henri Fabre par une lecture tirée des Souvenirs entomologiques.

Et bien d'autres choses encore !

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Publié le 22 Novembre 2015

Dimanche 13 décembre à 16h30 dans le cadre prestigieux de l’Abbaye royale du Moncel à Pontpoint (Oise), l’association L’Agrion de l’Oise propose un grand concert entièrement consacré aux insectes, monté avec l’aide du Chœur des Aulnes et le concours de ses amis instrumentistes.

C'est tout un bestiaire d'insectes qui sera évoqué en musique : des grillons, des puces, des mouches, des lucioles, des cigales, des fourmis, des papillons, des abeilles, des libellules et même un moustique, et bien d’autres encore… un véritable insectarium …

"Notes d'insectes" le concert

Dans un répertoire de chants et de morceaux instrumentaux de la Renaissance à nos jours : Josquin des Prés, Claude Le Jeune, Jacques Offenbach, Félix Le Couppey, Franz A. Schubert, Rued Langaard, Heitor Villa Lobos, Bela Bartok, Bruno Rossignol, Thierry Machuel, …

Au piano, Christophe Chauvet. Il accompagnera également le Chœur des Aulnes. Christophe est le fondateur et le directeur artistique du Chœur et de l’Orchestre de Chambre de Senlis.

Au violon, Pierre Cesmat. Il est membre du trio Harmonia3 avec Christophe Mege à la flute traversière et Jean-Baptiste Savarit à la guitare, trio qui a déjà eu l’occasion de se produire à Pont-Sainte-Maxence.

A la flûte traversière, Camille Carpentier. Elle a eu récemment l’occasion de jouer avec le Chœur de Chambre de Senlis.

Dirigé par Béatrice Flores Garcia, le Chœur des Aulnes, chorale de Verneuil-en-Halatte, donnera ses voix aux insectes en français, en italien, en anglais et même en japonais, un grande première. il compte 45 choristes. Deux d’entre eux donneront un duo tiré d’un opéra d’Offenbach : le fameux duo de la mouche. Bzzz....

Annie Dauny, conteuse de talent, dira entre les morceaux de musique quelques beaux textes, notamment des extraits tirés des Souvenirs entomologiques de Jean-Henri Fabre, le grand entomologiste français, dont on célèbre cette année le centenaire de la mort.

Un concert "entomologique" à ne manquer sous aucun prétexte d’autant qu’il est gratuit, mais il est prudent de réserver, ne serait-ce que pour que nous puissions bien organiser l'accueil et la logistique du pot de l’amitié qui le clôturera.

lagriondeloise@orange.fr

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Publié le 15 Novembre 2015

Le week-end des 7 et 8 novembre l’Agrion de l’Oise a été invité à participer aux Flâneries d’Automne, un salon de l’artisanat organisé chaque année par l’association OPALE à Pont-Sainte-Maxence.

Les insectes flânent à Pont-Sainte-Maxence

Le thème retenu cette année par les organisateurs était « Les Insectes ». L’Agrion de l’Oise se devait d’être présent à cette belle manifestation. Il y présentait donc les photos sélectionnées de son concours 2015.

Les organisateurs menés par sa présidente Madame Nicole Heusse et Monsieur Christian Heusse, habile constructeur, ont décoré la salle Claude Monnet d’une multitude d’insectes bruissant et bourdonnant.

Nous profiterons du discours d’accueil de Madame Heusse devant Madame Kristine Foyart, vice-présidente du Conseil Départemental de l’Oise en charge de la Culture, maire de Brenouille, et de Monsieur Arnaud Dumontier, conseiller départemental, maire de Pont-Sainte-Maxence, pour parcourir en photos ce bien sympathique salon monté par cette dynamique association.

les officiels pendant le discours de Madame Heusse

les officiels pendant le discours de Madame Heusse

Discours de Madame Nicole Heusse

« Bienvenue aux Flâneries d'Automne 2015

Bienvenue dans le royaume fabuleux des insectes.

Ils sont nombreux (1 million d'espèces connues aujourd'hui), étranges et semblent avoir inventé les solutions pour survivre depuis plus de 350 millions d'années.

Résistant aux conditions climatiques extrêmes, ils ont su développer tous les modes de locomotion de la marche au vol sans oublier la nage, s'adaptant aux déserts torrides comme aux rivières, certains vivant à plus de 7000 m d'altitude ou encore dans des mondes souterrains obscurs, froids et humides.

De nombreuses espèces arborent des costumes bariolés aux couleurs vives comme des habits d'arlequin.

Regardez les ailes de papillons, elles feraient pâlir de jalousie la palette des peintres.

Les insectes flânent à Pont-Sainte-Maxence

D'autres pour passer inaperçus et pour échapper à leur prédateur excellent dans l'art du mimétisme. Tantôt effrayante, tantôt sympathique, leur tête a inspiré de nombreux cinéastes de science-fiction.

Certains scintillent comme des pierres précieuses, tel le scarabée (divinisé par les égyptiens)

Les insectes ont développé un langage : le chant du grillon, de la cigale ou du criquet permet au mâle d'attirer la femelle. D'autres se servent de substances volatiles, les phéromones, pour communiquer.

Quant aux fourmis, c'est grâce à leurs antennes qu'elles dialoguent ; ces contacts étant essentiels au bon fonctionnement de la fourmilière.

Grâce à leur robustesse physique incroyable les insectes réalisent de véritables exploits comme la fourmi capable de soulever 50 fois son poids ou la puce qui peut faire un bond d'une longueur égale à 200 fois celle de son corps.

Les insectes flânent à Pont-Sainte-Maxence

En véritables architectes bâtisseurs, beaucoup d'insectes construisent des abris pour leurs larves ou colonies.

Comment ne pas s'émerveiller devant les termitières géantes de plus de 6 m de haut érigées grâce à des particules de terres humectées par la salive des termites.

Comment ne pas admirer les frelons et les guêpes qui fabriquent une sorte de papier mâché servant à la réalisation de leur nid composé d'alvéoles hexagonales.

Les insectes n'ont ni boussole ni GPS pour se diriger, pourtant ils sont capables d'effectuer de longs déplacements sans se perdre. Ainsi c'est grâce au soleil que les abeilles ouvrières peuvent s'éloigner à plusieurs kilomètres de leur ruche pour aller butiner et y revenir sans problème.

Les insectes flânent à Pont-Sainte-Maxence

Certaines espèces vivent en société bien organisée. L'élevage de pucerons par les fourmis leur fournit un miellat indispensable à la croissance de leurs larves : on dit souvent qu'elles traient les pucerons comme des vaches.

Voici donc un survol de cette gente animale qui n'a pas fini de piquer notre curiosité.

Pourquoi s’intéresser à ces bestioles à la fois magnifiques et répugnantes. Intérêt ou aversion nos sentiments restent partagés.

Nous les détruisons et les exploitons, nous les élevons et les mangeons, nous les craignons et les étudions, conscients de leur utilité dans de nombreux domaines.

Ainsi en génétique et en pharmacie la drosophile petite mouche du vinaigre est à l'origine de la découverte de nombreuses maladies héréditaires.

En médecine, on utilise des asticots pour assainir des plaies infectées car ils possèdent un bactéricide puissant capable de combattre le staphylocoque doré.

Les bienfaits du miel et ses qualités pharmacologiques ne sont plus à démontrer.

Depuis la plus haute antiquité l'homme a su domestiquer les abeilles pour leur production : pollen, cire, propolis, gelée royale.

Les insectes flânent à Pont-Sainte-Maxence

Dans l'industrie les inventeurs se sont intéressés aux spécificités des insectes pour les adapter à leurs recherches aéronautiques, robotiques et bioniques.

Dans l'alimentation humaine, car si l'homme s'est nourri longtemps d'insectes, aujourd'hui seuls quelques peuples africains, asiatiques et sud américains en consomment encore. Pourtant certaines études en nutrition placent l'insecte comme l'une des meilleures sources de protéines. Serait-ce une solution à envisager pour lutter contre la famine dans les pays en voie de développement ...

Et que dire du ver à soie, chenille d'un papillon blanc et trapu, le bombyx du mûrier, qui déroule son précieux fil depuis plus de 5000 ans.

Enfin dans l'agriculture, la lutte biologique contre les insectes ravageurs remplace peu à peu l'utilisation sans discernement des traitements insecticides, qui ont eu des conséquences catastrophiques sur l'environnement.

En effet en transportant le pollen d'une fleur à une autre les insectes jouent un rôle essentiel dans la reproduction des plantes.

Les insectes flânent à Pont-Sainte-Maxence

Les insectes ont inspiré de nombreux créateurs.

Héros de fables : qui n'a pas appris à l'école la cigale et la fourmi œuvre de La Fontaine.

Héros de bande dessinée avec la gentille Maya l'abeille.

Héros du 7ème art avec de nombreux films d'animation ou documentaires.

Je suis d’ailleurs heureuse de vous transmettre l'invitation de Mai du Cinéma en partenariat avec l'Agrion de l'Oise pour la projection le vendredi 17 novembre au cinéma Palace du film « Des abeilles et des hommes ».

Les insectes flânent à Pont-Sainte-Maxence

Au hasard de vos promenades, au milieu d’un rond point, en ville, dans des prés en campagne, peut-être avez vous remarqué de drôles de maisons : ces hôtels à insectes ont été érigés pour accueillir tout au long de l'année de nombreuses espèces.

Les insectes flânent à Pont-Sainte-Maxence

Des planches prêtées par la Maison du Parc vous expliquent comment fonctionnent ces habitats et comment les construire.

Cette exposition accueille de gros insectes, mais rassurez vous ils sont inoffensifs. Dans les alvéoles de notre ruche géante des artisans aussi affairés que les abeilles vous attendent pour vous faire découvrir leurs créations.

A l'approche des fêtes, ils vous proposent de jolis cadeaux à offrir ou pour vous faire plaisir.

Je vous invite à les butiner sans retenue.

Enfin dans une colonie d'insectes le rôle de chacun est essentiel.

C'est pourquoi je vous remercie Monsieur le Maire pour toute l'aide apportée financière et matérielle pour la réussite de ce salon.

Les insectes flânent à Pont-Sainte-Maxence

Tous mes remerciements aussi à Monsieur Puff et à son association l'Agrion de l’Oise pour les magnifiques photos d'insectes exposées, feux d'artifice de couleur et images insolites qui n'ont pas fini de nous étonner.

A la Région Picardie pour la location des spots et matériels électriques ; que seraient les lucioles sans lumière.

A Monsieur Derouané qui nous a gentiment aidés pour la conception de nos affiches invitations et programmes.

Depuis 8 jours, abeilles et bourdons s'activent pour planter le décor et offrir un bel habitacle aux artisans : peintres, artistes des espaces verts, électriciens, équilibristes. Merci à chacun d'entre eux pour leur disponibilité qui fait que les Flâneries apportent chaque année un moment de rêve et d'évasion dans notre cité.

Mais surtout merci à vous tous qui avez répondu présent à notre invitation, tissant au fil des années de solides liens d'amitié. »

Bravo Opale

Merci d’avoir ainsi si bien mis en valeur nos amis les insectes.

Les insectes flânent à Pont-Sainte-Maxence

Profitons aussi de cet article pour faire un peu de publicité pour David Rempenault, l’apiculteur du Rucher des Trois Forêts, dont les abeilles butinent tilleuls et châtaigniers dans nos chères forêts d’Halatte, de Chantilly et d’Ermenonville.

Et retenez d'ores et déjà une date le 13 décembre à 16h30, grand concert "Notes d'Insectes" organisé par l'Agrion de l'Oise à l'Abbaye royale du Moncel.

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Publié le 10 Novembre 2015

Les abeilles en péril

L’Agrion de l’Oise s’est associé à l’association Mai du Cinéma pour proposer le mardi 17 novembre à 20h30 au cinéma Le Palace de Pont-Sainte-Maxence, le film documentaire suisse Des abeilles et des hommes (More than Honey) écrit et réalisé par Markus Imhoof, sorti en 2012.

Tarif : A partir de 6 euros

Un pot de l’amitié sera offert par les deux associations à l’issue de la séance

Un apiculteur local, Jean-Marie Michel, témoignera des problèmes rencontrés par la profession et proposera une exposition sur l'abeille et le miel.

A noter : le même jour à 14h00, une séance est organisée pour les scolaires

s’adresser à L’Agrion de l’Oise lagriondeloise@orange.fr

Dans ce documentaire mêlant la réalité à la fiction, l’actualité au futur proche au cas où les abeilles viendraient à disparaître, de magnifiques images nous font découvrir la vie au cœur même de la ruche, la reine se faisant féconder en plein ciel, les abeilles partant à la recherche des fleurs à polliniser et dansant devant la ruche pour informer leurs consœurs des meilleurs sites pour la récolte…

Entre l’apiculteur industriel américain et celui qui récolte le miel des abeilles sauvages la différence est grande. Entre les deux, nos apiculteurs qui s’inquiètent à juste titre pour l'avenir de l'abeille, leur passion et leur profession.

l'abeille ©RogerPuff

l'abeille ©RogerPuff

Les abeilles sont en danger

"Elles ont toujours vécu en harmonie avec la nature, les plantes, les arbres et les fleurs. En totale communion, elles n’ont pas développé de défenses particulières, or aujourd’hui, les pesticides en particulier les ont fragilisées. Beaucoup plus sensibles aux attaques qu’elles subissent, l’homme doit maintenant intervenir pour les protéger. Les types d’agressions sont les maladies, les pesticides, plus récemment les attaques du frelon asiatique et les prédateurs divers."

C’est ainsi que de son côté un apiculteur ami de l’Agrion de l’Oise présente la situation.

l'abeille ©RogerPuff

l'abeille ©RogerPuff

En plus des conséquences écologiques, du risque de perte de biodiversité, la disparition des abeilles aurait des conséquences économiques majeures. A l’échelle mondiale, elles pollinisent des cultures dont la production est estimée à plus de 150 milliards d’euros. Sans les abeilles, la quasi totalité des plantes fruitières disparaîtrait faute de reproduction.

Les plantes pollinisées par les abeilles représentent 10 % du chiffre d’affaires de l'agriculture.
La disparition des ruches signifie aussi des pertes d'emplois chez les apiculteurs .

Si notre existence n’est pas menacée par le manque d’abeilles (60 % des cultures n’ont pas besoin de pollinisateurs ), en revanche la diversité alimentaire serait réduite. Des espèces sauvages de plantes, des arbres fruitiers, des cultures oléagineuses et protéagineuses, des cultures maraîchères seraient affectées. La diversité animale serait également touchée.

Depuis quelques années, on observe une baisse dramatique du nombre des abeilles dûe à plusieurs causes :

Les insecticides/les pesticides : l’utilisation de certains produits chimiques, tout particulièrement les néonicotinoïdes, pour protéger les cultures par le traitement des semences nuit gravement à la santé des abeilles.

frelon asiatique ©RogerPuff

frelon asiatique ©RogerPuff

Le frelon asiatique : originaire de l'Inde, de Chine et des montagnes d'Indonésie, il s'attaque principalement aux abeilles ouvrières et arrive à tuer et à emporter deux abeilles toutes les trois secondes. 5 ou 6 frelons seulement suffisent à condamner une ruche... .

Le varroa : introduit en Europe dans les années 80 en même temps que des abeilles importées d'Asie, il affecte aujourd'hui de nombreuses colonies. La femelle varroa pond dans les alvéoles des œufs, larves et nymphes et ses jeunes sucent le sang des larves d'abeilles. Ce parasite se multiplie très rapidement et transmet plusieurs virus.

La monoculture : les monocultures intensives appauvrissent l’alimentation des abeilles à tel point que certains apiculteurs sont obligés de donner des compléments alimentaires aux ruches.

Les champignons : les abeilles sont aussi attaquées par des champignons comme le Nosema Cerenea retrouvé dans le corps des abeilles mortes. Ce champignon, récent en Europe, mais présent aux Etats-Unis depuis 10 ans, cause de véritables épidémies.

La loque américaine : une maladie très grave et très contagieuse causée par Paenibacillus larvae, une espèce de bactérie sporulante, qui touche le couvain non operculé.

Les ondes électromagnétiques : les abeilles émettent des signaux électromagnétiques lors de leurs danses d'orientations. La téléphonie mobile est modulée sur la même bande de fréquence que celle émise par les abeilles, ce qui «brouille» leur message : les abeilles sont désorientées et souvent incapables de retourner à la ruche.

sphynx tête de mort (vitrine muséum Strasbourg) ©RogerPuff

sphynx tête de mort (vitrine muséum Strasbourg) ©RogerPuff

Des insectes comme le Sphynx tête de mort et un coléoptère originaire d’Afrique du Sud, aethina tumida, détecté dans le sud de l’Italie en 2014, peuvent également causer des dégâts aux ruches

Autant de dangers menaçant l'abeille.

Il est urgent de lutter.

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Publié le 29 Octobre 2015

Dernière minute

Notre ami photographe Jean-Bernard Duboué ayant un empêchement majeur, nous sommes amenés à modifier nos présentations sur les deux expositions programmées ce week-end 7 et 8 novembre.

Flâneries d'Automne :ce sont les photographies du Concours 2015 qui seront exposées à la place de celles de Jean-Bernard Duboué.

Objectif Passion Nature : ce sont les photographies du Concours 2014 qui seront exposées, au lieu de celles du Concours 2015.

Avec toutes nos excuses

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En novembre 2015, vous pourrez retrouver l’Agrion de l’Oise et ses partenaires photographes pour deux expositions les 7 et 8 novembre.

L'Agrion de l'Oise expose la biodiversité

A Pont-Sainte-Maxence, nous serons aux Flâneries d’Automne proposées par l’Association OPALE, Organisation Pontoise d’Activités et Loisirs Educatifs, qui cette année a choisi d'illustrer le thème des insectes. L'Agrion de l'Oise, ne pouvait donc pas être absent de cette sympathique manifestation qui tous les automnes séduit les visiteurs.

la coccinelle @Jean-Bernard Duboué

la coccinelle @Jean-Bernard Duboué

Outre les Flâneries d’Automne, une exposition artisanale, OPALE est régulièrement présente sur le territoire à l’occasion de manifestations telles que bourses aux vêtements et marché aux puces des enfants.

C’est notre ami Jean-Bernard Duroué, photographe amateur, qui présentera - sous le patronage de l'Agrion de l'Oise - ses travaux. Jean-Bernard était parmi les sélectionnés de notre concours 2014, avec une ravissante coccinelle. Cette année, il devrait exposer quelques lépidoptères.

Le même week-end nous serons aussi à Thiers-sur-Thève à l’invitation de l’association Objectif Passion Nature et de notre ami Philippe Delmer, lauréat du Prix du Jury 2014 :

L'Agrion de l'Oise expose la biodiversité

L'association Objectif Passion Nature a pour activité principale de faire partager par des expositions de photos-vidéos la faune et la flore. Ses expositions photos et ses séances vidéo sont destinées à mettre en avant la diversité animale et végétale des différents biotopes ; sa banque d'images sans cesse alimentée sert de ressource iconographique pour l'illustration et la communication. Ses membres partagent leurs connaissances techniques via leurs réunions et s’impliquent en tant qu'intervenants scolaires pour sensibiliser les plus jeunes grâce à diverses animations ; ils portent une attention particulière aux enfants, proposent aux enseignants des animations pour leurs élèves, dès leur plus jeune âge, des interventions en classe bien sur, mais aussi l'accompagnement des projets scolaires. La collection d'images de l’association est également à disposition.

A Thiers-sur-Thève, Objectif Passion Nature présentera comme chaque année des photos et des dessins animaliers, occasion pour L’Agrion de l’Oise d’exposer les photos des 24 photographes sélectionnés pour notre concours 2015, avec bien sûr en vedette les lauréats des Prix du Jury et du Public. Seront également présentés les posters « Les insectes, quel futur pour l’homme ? » préparés pour la Fête de la Science à l’Université de Technologie de Compiègne.

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Publié le 18 Octobre 2015

Ce sont 175 photos présentées par 61 candidats que L’Agrion de l’Oise a reçues à l’occasion de cette 2ème édition du concours "Insectes de France", donc nettement plus que pour la 1ère édition en 2014. 83,6 % des photos venaient de la Région Picardie-Nord-Pas-de-Calais, dont 67,2 % de l’Oise, les autres d’autres régions de France, au Sud-Ouest et à l’Est. Notre concours, bien ancré dans l’Oise, confirme ainsi son caractère national.

Les 24 photos sélectionnées fin août par le Jury ont été exposées du 10 au 17 octobre au Centre commercial Val d’Halatte (Leclerc) de Pont-Sainte-Maxence. Un public nombreux et captivé a pu les admirer et voter pour son coup de cœur.

Samedi 17 octobre à 17h15, le dépouillement des votes peut débuter après avoir fait tirer au sort deux bulletins de vote, évidemment par une main innocente âgée de 7 ans. Les heureux votants, MM. ou Mmes Sannier et Lobry, pourront ainsi bénéficier d’abonnements Quintet à la Manekine, Maison intercommunale des Cultures à Pont-Sainte-Maxence, offerts par notre partenaire, la Communauté de Communes Pays d’Oise et d’Halatte. N’étant pas présents au moment du tirage, ils seront avisés par courrier électronique.

Il faut 45 minutes pour dépouiller les 525 bulletins sous les yeux d’un public attentif, allant voir et revoir les photos au fil de la montée des votes. Au bout du compte, 7 photos dépassent les 30 votants, mais 3 se détachent nettement : nos 3 lauréats.

"Les azurés bleu-nacré" 1er Prix du Public et 1er Prix du Jury © Bruno Van der Haegen

"Les azurés bleu-nacré" 1er Prix du Public et 1er Prix du Jury © Bruno Van der Haegen

Le 1er Prix du Public (photo n° 24) est attribué avec 64 votants (12,2 % des voix) à Bruno Van der Haegen de Cauffry (Oise) pour sa photo "Les azurés bleu-nacré". La photo a été prise avec un appareil Nikon D90, objectif 18-105 mm, le 16 août 2013 à 8h15 au Mont-César à Bailleur-sur-Thérain, haut-lieu des photographes d’insectes, et notamment des papillons de prairie dans l’Oise. Ces lépidoptères sont deux argus bleu-nacré (Polyommatus coridon) batifolant sur une ombellifère.

Il gagne un bon cadeau d’une valeur de 122 € offert par notre partenaire, Oise-Tourisme, l’agence de développement et de réservation touristique de l’Oise. Il s’agit de "Faites une pause en lisière de forêt de Compiègne", une nuit pour deux personnes en chambre d’hôtes dans une belle maison à colombages à Couloisy, petit-déjeuner gourmand et accès au spa et au sauna.

Mante religieuse 2ème Prix du Public © Patrick Carliez

Mante religieuse 2ème Prix du Public © Patrick Carliez

Le 2ème Prix du Public revient à Patrick Carliez de Roye (Somme) avec 49 votants (9,3 % des voix) pour sa photo de mante religieuse prise le 27 août 2014 à 15h56 - quelle précision, vive le numérique – sur le larris de Fignières dans la Somme (photo n°13). Dans son envoi, le photographe précisait que c’était la première fois qu’il observait une mante religieuse sur ce site géré par le Conservatoire d’espaces naturels de Picardie. Il ajoutait que le fond uni et marron n’était autre que le champ moissonné en bas du coteau.

© L’Agrion de l’Oise

© L’Agrion de l’Oise

Patrick Carliez remporte un bon d’achat d’une valeur de 100 € offert par notre partenaire, l’Espace culturel Leclerc, remis par Monsieur Guillaume Bossard, directeur-adjoint, à sa représentante, qui - entre parenthèses - avait aussi été candidate (et qui sera peut-être sélectionnée une autre fois).

"La dame blanche est aux anges" 3ème Prix du Public et 2ème Prix du Jury © Diem Nguyen

"La dame blanche est aux anges" 3ème Prix du Public et 2ème Prix du Jury © Diem Nguyen

Enfin le 3ème Prix du Public est pour Diem Nguyen de Verneuil-en-Halatte avec 41 votants (7,8 % des voix). Sa photo présente une araignée blanche dévorant une mouche. C’est bien sûr pour le moucheron que le jury a retenu la photo, car comme chacun sait les araignées ne sont pas des insectes…

La photo (n°23), titrée "La dame blanche est aux anges", a été prise avec un appareil Sony SLT-A65V, objectif macro Sigma EX 105 mm, dans le jardin du photographe le 4 mai 2015 à 13h06. L’araignée est une femelle de thomise variable ou araignée crabe (Misumenia vatia), elle ne fait qu’une dizaine de millimètre ; le malheureux moucheron n’a pas été identifié.

Diem Nguyem, qui n’était pas présent, gagne deux abonnements Quintet à la Manekine, offerts par la Communauté de Communes Pays d’Oise et d’Halatte.

L’annonce des Prix du Jury – attribués lors de la délibération de fin août – peut commencer.

© L’Agrion de l’Oise

© L’Agrion de l’Oise

Le 1er Prix du Jury revient à Bruno Van der Haegen, qui fait ainsi coup double, et emporte un second séjour offert par Oise Tourisme. C’est cette fois un bon cadeau d’une valeur de 290 € "Luxe, histoire et gastronomie en forêt de Compiègne", une nuit pour deux personnes à Choisy-au-Bac, à la Villa du Châtelet, ancienne maison du compositeur Léo Delibes, avec petit-déjeuner gourmand, et dîner avec ou sans atelier de cuisine... Si c’est cet automne que Bruno s’y rend, il aura peut-être la chance d’entendre le brame du cerf à la tombée de la nuit… Mais il y a aussi de beaux insectes à photographier en forêt, par exemple un cerf-volant ou sa femelle la biche (autrement dit un lucane Lucanus cervus) et pourquoi pas, plus difficile, Cerambyx cerdo, le capricorne du chêne,

Le 2ème Prix du Jury revient à Diem Nguyen, déjà 3ème prix du Public, autre coup double, qui reçoit un bon d’achat pour tirages photographiques de notre partenaire Photo Henrique à Pont-Sainte-Maxence. Précisons que c’est Photo Henrique qui a effectué dans son laboratoire les somptueux tirages 30x40 des photos sélectionnées.

Notre Jury a donc fait montre quelques semaines plus tôt des mêmes goûts que le public, ce qui n’est pas toujours le cas, faut-il le préciser.

"Tu me vois" 3ème Prix du Jury © Evelyne Guiriec

"Tu me vois" 3ème Prix du Jury © Evelyne Guiriec

Le 3ème Prix du Jury revient à la photo 6 titrée "Tu me vois". Il s’agit d’un futur papillon, une chenille de sphinx de la vigne (Deilephila elpenor). A noter que cette photo très originale a beaucoup intrigué le public, qui lui a donné un nombre non négligeable de suffrages.

© L’Agrion de l’Oise

© L’Agrion de l’Oise

La photographe lauréate, Evelyne Guiriec de Montmorency (Val d’Oise) est présente. Elle souligne que ce ne sont pas les yeux de la chenille qui nous regardent mais deux taches ocellées destinées à faire peur aux prédateurs. La photo a été prise avec un appareil Canon Digital Ixus 80 IS le 28 août 2013 à 17h14 à la réserve naturelle des Marais de Stors, sur la commune de Mériel (Val d’Oise), en bordure de la forêt de l’Isle Adam et de l’Oise. Le site est géré par l’Agence des Espaces verts de la Région Ile-de-France.

Evelyne Guiriec gagne deux abonnements à la Manekine offerts par la Communauté de Communes Pays d’Oise et d’Halatte. Elle n’aura pas de mal à se rendre au spectacle à Pont-Sainte-Maxence depuis Montmorency.

Et voilà arrivé le moment tant attendu par deux jeunes filles présentes dans l’assistance, l’annonce des Prix du Jury catégorie moins de 18 ans. Rappelons que l’an dernier nous n’avions pas eu de jeunes candidats.

"Syrphe au Point d’eau" 1er Prix du Jury "moins de 18 ans" © Manon Debroskre

"Syrphe au Point d’eau" 1er Prix du Jury "moins de 18 ans" © Manon Debroskre

Le 1er Prix du Jury moins de 18 ans est attribué à Manon Debroskre de Nozeroy (Jura), lycéenne de 17 ans, pour sa photo "Syrphe au Point d’eau" (photo n° 16). Dans sa présentation, Manon précisait que "le syrphe reposait sur une feuille au dessus d’un point d’eau, pourchassant les autres insectes qui s’approchaient". La photo a été prise avec un Olympus Imaging le 16 juin 2013 à 16h20 dans son jardin.

Malheureusement, Manon n’est pas là pour recevoir son prix, "En famille sous une yourte", une nuit dans une authentique yourte mongole pour deux adultes et deux enfants dans l’Oise, une expérience insolite offerte par Oise-Tourisme. Voilà une famille jurassienne qui va découvrir notre beau département.

"Le butinage" 2ème Prix du Jury moins de 18 ans © Célia Dersigny

"Le butinage" 2ème Prix du Jury moins de 18 ans © Célia Dersigny

Le 2ème Prix du Jury moins de 18 ans revient à la toute jeune Célia Dersigny, 11 ans à peine, de Saint-Martin-aux-Bois (Oise), pour "Le butinage", son beau bourdon dans une fleur bleue, un bleuet (photo n°19). Célia nous avait précisé dans son envoi que « bourdon désigne les insectes hyménoptères sociaux ou solitaires au vol bruyant et qui sont plus trapus et plus velus que les abeilles sauvages ou domestiques ». La photo a été prise avec le Nikon D3100 de son papa, équipé d’un Nikkor 105 mm, le 27 mai 2015 à 13h03, dans le terrain familial.

A noter que cette photo a beaucoup plu au public, qui en a apprécié l’harmonie des couleurs, et a recueilli pas mal de voix. Un troisième doublé n’était pas bien loin.

Ses parents, qui l’accompagnent, ont eux aussi participé à notre concours, mais sans succès, malgré la qualité de leurs photos. Ils auront peut être plus de chance la prochaine fois. Et on attend les photos du petit frère.

© L’Agrion de l’Oise

© L’Agrion de l’Oise

Célia Dersigny reçoit un chèque de 80 euros offert par notre association, L’Agrion de l’Oise. Cela lui permettra sans doute d’acquérir son propre appareil photo.

"Calopteryx virgo" 3ème Prix du Jury "moins de 18 ans" ©Justine Harang

"Calopteryx virgo" 3ème Prix du Jury "moins de 18 ans" ©Justine Harang

Le 3ème Prix revient à Justine Harang, étudiante de 16 ans, de Bulles dans l’Oise, pour son calopteryx virgo (caloptéryx vierge de l’ordre des odonates, sous-ordre des zygoptères ou demoiselles, donc une proche cousine de l’Agrion). La photo a été prise au Canon Powershot SX510HS, nous n’en savons pas plus. Peut être que Justine va, encouragée par ce prix, en apprendre toujours plus sur les insectes et nous donnera plus de détails une prochaine fois.

© L’Agrion de l’Oise

© L’Agrion de l’Oise

Justine reçoit deux abonnements à la Manekine offerts par la Communauté de Communes Pays d’Oise et d’Halatte.

Nous félicitons ces trois jeunes filles et les incitons vivement à poursuivre la photographie d’insectes – et plus généralement l’entomologie et la vie passionnante de nos chères petites bestioles - car nous souhaitons vivement les retrouver pour la prochaine édition de notre concours.

2015, en conclusion une excellente cuvée.

Nous félicitons tous les photographes sélectionnés qui ont pu présenter leurs œuvres au public pendant cette semaine d’octobre. Certains sont venus voir l’exposition pendant cette semaine ou étaient présents à la remise des prix et nous avons pu ainsi faire plus ample connaissance. D’autres occasions pour représenter des photos au public se profilent sous peu et ils en bien entendu seront avisés.

Nous félicitons tous les autres photographes, qui malheureusement n’ont pas été retenus par le Jury. Il y avait de très belles choses dans les photos qui ont été écartées. Continuez à photographier les insectes, ils le méritent car il y a tant de beautés à découvrir dans ce monde fabuleux et tant de plaisir à rechercher la belle image. Sans oublier que c’est dans votre jardin, dans la prairie, le petit bois ou le marais près de chez vous que vous pouvez faire un inoubliable safari photo.

Bravo à tous.

Nous attendons bien sûr tous ces photographes amateurs de talent pour la prochaine édition.

L’Agrion de l’Oise remercie ses partenaires : Oise Tourisme, Centre commercial et Espace culturel Leclerc, Photo Henrique, La Manekine, Communauté de Communes Pays d’Oise et d’Halatte et la Mairie de Verneuil-en-Halatte qui a fourni les grilles supports de notre exposition.

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