Publié le 22 Novembre 2015

Dimanche 13 décembre à 16h30 dans le cadre prestigieux de l’Abbaye royale du Moncel à Pontpoint (Oise), l’association L’Agrion de l’Oise propose un grand concert entièrement consacré aux insectes, monté avec l’aide du Chœur des Aulnes et le concours de ses amis instrumentistes.

C'est tout un bestiaire d'insectes qui sera évoqué en musique : des grillons, des puces, des mouches, des lucioles, des cigales, des fourmis, des papillons, des abeilles, des libellules et même un moustique, et bien d’autres encore… un véritable insectarium …

"Notes d'insectes" le concert

Dans un répertoire de chants et de morceaux instrumentaux de la Renaissance à nos jours : Josquin des Prés, Claude Le Jeune, Jacques Offenbach, Félix Le Couppey, Franz A. Schubert, Rued Langaard, Heitor Villa Lobos, Bela Bartok, Bruno Rossignol, Thierry Machuel, …

Au piano, Christophe Chauvet. Il accompagnera également le Chœur des Aulnes. Christophe est le fondateur et le directeur artistique du Chœur et de l’Orchestre de Chambre de Senlis.

Au violon, Pierre Cesmat. Il est membre du trio Harmonia3 avec Christophe Mege à la flute traversière et Jean-Baptiste Savarit à la guitare, trio qui a déjà eu l’occasion de se produire à Pont-Sainte-Maxence.

A la flûte traversière, Camille Carpentier. Elle a eu récemment l’occasion de jouer avec le Chœur de Chambre de Senlis.

Dirigé par Béatrice Flores Garcia, le Chœur des Aulnes, chorale de Verneuil-en-Halatte, donnera ses voix aux insectes en français, en italien, en anglais et même en japonais, un grande première. il compte 45 choristes. Deux d’entre eux donneront un duo tiré d’un opéra d’Offenbach : le fameux duo de la mouche. Bzzz....

Annie Dauny, conteuse de talent, dira entre les morceaux de musique quelques beaux textes, notamment des extraits tirés des Souvenirs entomologiques de Jean-Henri Fabre, le grand entomologiste français, dont on célèbre cette année le centenaire de la mort.

Un concert "entomologique" à ne manquer sous aucun prétexte d’autant qu’il est gratuit, mais il est prudent de réserver, ne serait-ce que pour que nous puissions bien organiser l'accueil et la logistique du pot de l’amitié qui le clôturera.

lagriondeloise@orange.fr

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 15 Novembre 2015

Le week-end des 7 et 8 novembre l’Agrion de l’Oise a été invité à participer aux Flâneries d’Automne, un salon de l’artisanat organisé chaque année par l’association OPALE à Pont-Sainte-Maxence.

Les insectes flânent à Pont-Sainte-Maxence

Le thème retenu cette année par les organisateurs était « Les Insectes ». L’Agrion de l’Oise se devait d’être présent à cette belle manifestation. Il y présentait donc les photos sélectionnées de son concours 2015.

Les organisateurs menés par sa présidente Madame Nicole Heusse et Monsieur Christian Heusse, habile constructeur, ont décoré la salle Claude Monnet d’une multitude d’insectes bruissant et bourdonnant.

Nous profiterons du discours d’accueil de Madame Heusse devant Madame Kristine Foyart, vice-présidente du Conseil Départemental de l’Oise en charge de la Culture, maire de Brenouille, et de Monsieur Arnaud Dumontier, conseiller départemental, maire de Pont-Sainte-Maxence, pour parcourir en photos ce bien sympathique salon monté par cette dynamique association.

les officiels pendant le discours de Madame Heusse

les officiels pendant le discours de Madame Heusse

Discours de Madame Nicole Heusse

« Bienvenue aux Flâneries d'Automne 2015

Bienvenue dans le royaume fabuleux des insectes.

Ils sont nombreux (1 million d'espèces connues aujourd'hui), étranges et semblent avoir inventé les solutions pour survivre depuis plus de 350 millions d'années.

Résistant aux conditions climatiques extrêmes, ils ont su développer tous les modes de locomotion de la marche au vol sans oublier la nage, s'adaptant aux déserts torrides comme aux rivières, certains vivant à plus de 7000 m d'altitude ou encore dans des mondes souterrains obscurs, froids et humides.

De nombreuses espèces arborent des costumes bariolés aux couleurs vives comme des habits d'arlequin.

Regardez les ailes de papillons, elles feraient pâlir de jalousie la palette des peintres.

Les insectes flânent à Pont-Sainte-Maxence

D'autres pour passer inaperçus et pour échapper à leur prédateur excellent dans l'art du mimétisme. Tantôt effrayante, tantôt sympathique, leur tête a inspiré de nombreux cinéastes de science-fiction.

Certains scintillent comme des pierres précieuses, tel le scarabée (divinisé par les égyptiens)

Les insectes ont développé un langage : le chant du grillon, de la cigale ou du criquet permet au mâle d'attirer la femelle. D'autres se servent de substances volatiles, les phéromones, pour communiquer.

Quant aux fourmis, c'est grâce à leurs antennes qu'elles dialoguent ; ces contacts étant essentiels au bon fonctionnement de la fourmilière.

Grâce à leur robustesse physique incroyable les insectes réalisent de véritables exploits comme la fourmi capable de soulever 50 fois son poids ou la puce qui peut faire un bond d'une longueur égale à 200 fois celle de son corps.

Les insectes flânent à Pont-Sainte-Maxence

En véritables architectes bâtisseurs, beaucoup d'insectes construisent des abris pour leurs larves ou colonies.

Comment ne pas s'émerveiller devant les termitières géantes de plus de 6 m de haut érigées grâce à des particules de terres humectées par la salive des termites.

Comment ne pas admirer les frelons et les guêpes qui fabriquent une sorte de papier mâché servant à la réalisation de leur nid composé d'alvéoles hexagonales.

Les insectes n'ont ni boussole ni GPS pour se diriger, pourtant ils sont capables d'effectuer de longs déplacements sans se perdre. Ainsi c'est grâce au soleil que les abeilles ouvrières peuvent s'éloigner à plusieurs kilomètres de leur ruche pour aller butiner et y revenir sans problème.

Les insectes flânent à Pont-Sainte-Maxence

Certaines espèces vivent en société bien organisée. L'élevage de pucerons par les fourmis leur fournit un miellat indispensable à la croissance de leurs larves : on dit souvent qu'elles traient les pucerons comme des vaches.

Voici donc un survol de cette gente animale qui n'a pas fini de piquer notre curiosité.

Pourquoi s’intéresser à ces bestioles à la fois magnifiques et répugnantes. Intérêt ou aversion nos sentiments restent partagés.

Nous les détruisons et les exploitons, nous les élevons et les mangeons, nous les craignons et les étudions, conscients de leur utilité dans de nombreux domaines.

Ainsi en génétique et en pharmacie la drosophile petite mouche du vinaigre est à l'origine de la découverte de nombreuses maladies héréditaires.

En médecine, on utilise des asticots pour assainir des plaies infectées car ils possèdent un bactéricide puissant capable de combattre le staphylocoque doré.

Les bienfaits du miel et ses qualités pharmacologiques ne sont plus à démontrer.

Depuis la plus haute antiquité l'homme a su domestiquer les abeilles pour leur production : pollen, cire, propolis, gelée royale.

Les insectes flânent à Pont-Sainte-Maxence

Dans l'industrie les inventeurs se sont intéressés aux spécificités des insectes pour les adapter à leurs recherches aéronautiques, robotiques et bioniques.

Dans l'alimentation humaine, car si l'homme s'est nourri longtemps d'insectes, aujourd'hui seuls quelques peuples africains, asiatiques et sud américains en consomment encore. Pourtant certaines études en nutrition placent l'insecte comme l'une des meilleures sources de protéines. Serait-ce une solution à envisager pour lutter contre la famine dans les pays en voie de développement ...

Et que dire du ver à soie, chenille d'un papillon blanc et trapu, le bombyx du mûrier, qui déroule son précieux fil depuis plus de 5000 ans.

Enfin dans l'agriculture, la lutte biologique contre les insectes ravageurs remplace peu à peu l'utilisation sans discernement des traitements insecticides, qui ont eu des conséquences catastrophiques sur l'environnement.

En effet en transportant le pollen d'une fleur à une autre les insectes jouent un rôle essentiel dans la reproduction des plantes.

Les insectes flânent à Pont-Sainte-Maxence

Les insectes ont inspiré de nombreux créateurs.

Héros de fables : qui n'a pas appris à l'école la cigale et la fourmi œuvre de La Fontaine.

Héros de bande dessinée avec la gentille Maya l'abeille.

Héros du 7ème art avec de nombreux films d'animation ou documentaires.

Je suis d’ailleurs heureuse de vous transmettre l'invitation de Mai du Cinéma en partenariat avec l'Agrion de l'Oise pour la projection le vendredi 17 novembre au cinéma Palace du film « Des abeilles et des hommes ».

Les insectes flânent à Pont-Sainte-Maxence

Au hasard de vos promenades, au milieu d’un rond point, en ville, dans des prés en campagne, peut-être avez vous remarqué de drôles de maisons : ces hôtels à insectes ont été érigés pour accueillir tout au long de l'année de nombreuses espèces.

Les insectes flânent à Pont-Sainte-Maxence

Des planches prêtées par la Maison du Parc vous expliquent comment fonctionnent ces habitats et comment les construire.

Cette exposition accueille de gros insectes, mais rassurez vous ils sont inoffensifs. Dans les alvéoles de notre ruche géante des artisans aussi affairés que les abeilles vous attendent pour vous faire découvrir leurs créations.

A l'approche des fêtes, ils vous proposent de jolis cadeaux à offrir ou pour vous faire plaisir.

Je vous invite à les butiner sans retenue.

Enfin dans une colonie d'insectes le rôle de chacun est essentiel.

C'est pourquoi je vous remercie Monsieur le Maire pour toute l'aide apportée financière et matérielle pour la réussite de ce salon.

Les insectes flânent à Pont-Sainte-Maxence

Tous mes remerciements aussi à Monsieur Puff et à son association l'Agrion de l’Oise pour les magnifiques photos d'insectes exposées, feux d'artifice de couleur et images insolites qui n'ont pas fini de nous étonner.

A la Région Picardie pour la location des spots et matériels électriques ; que seraient les lucioles sans lumière.

A Monsieur Derouané qui nous a gentiment aidés pour la conception de nos affiches invitations et programmes.

Depuis 8 jours, abeilles et bourdons s'activent pour planter le décor et offrir un bel habitacle aux artisans : peintres, artistes des espaces verts, électriciens, équilibristes. Merci à chacun d'entre eux pour leur disponibilité qui fait que les Flâneries apportent chaque année un moment de rêve et d'évasion dans notre cité.

Mais surtout merci à vous tous qui avez répondu présent à notre invitation, tissant au fil des années de solides liens d'amitié. »

Bravo Opale

Merci d’avoir ainsi si bien mis en valeur nos amis les insectes.

Les insectes flânent à Pont-Sainte-Maxence

Profitons aussi de cet article pour faire un peu de publicité pour David Rempenault, l’apiculteur du Rucher des Trois Forêts, dont les abeilles butinent tilleuls et châtaigniers dans nos chères forêts d’Halatte, de Chantilly et d’Ermenonville.

Et retenez d'ores et déjà une date le 13 décembre à 16h30, grand concert "Notes d'Insectes" organisé par l'Agrion de l'Oise à l'Abbaye royale du Moncel.

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 10 Novembre 2015

Les abeilles en péril

L’Agrion de l’Oise s’est associé à l’association Mai du Cinéma pour proposer le mardi 17 novembre à 20h30 au cinéma Le Palace de Pont-Sainte-Maxence, le film documentaire suisse Des abeilles et des hommes (More than Honey) écrit et réalisé par Markus Imhoof, sorti en 2012.

Tarif : A partir de 6 euros

Un pot de l’amitié sera offert par les deux associations à l’issue de la séance

Un apiculteur local, Jean-Marie Michel, témoignera des problèmes rencontrés par la profession et proposera une exposition sur l'abeille et le miel.

A noter : le même jour à 14h00, une séance est organisée pour les scolaires

s’adresser à L’Agrion de l’Oise lagriondeloise@orange.fr

Dans ce documentaire mêlant la réalité à la fiction, l’actualité au futur proche au cas où les abeilles viendraient à disparaître, de magnifiques images nous font découvrir la vie au cœur même de la ruche, la reine se faisant féconder en plein ciel, les abeilles partant à la recherche des fleurs à polliniser et dansant devant la ruche pour informer leurs consœurs des meilleurs sites pour la récolte…

Entre l’apiculteur industriel américain et celui qui récolte le miel des abeilles sauvages la différence est grande. Entre les deux, nos apiculteurs qui s’inquiètent à juste titre pour l'avenir de l'abeille, leur passion et leur profession.

l'abeille ©RogerPuff

l'abeille ©RogerPuff

Les abeilles sont en danger

"Elles ont toujours vécu en harmonie avec la nature, les plantes, les arbres et les fleurs. En totale communion, elles n’ont pas développé de défenses particulières, or aujourd’hui, les pesticides en particulier les ont fragilisées. Beaucoup plus sensibles aux attaques qu’elles subissent, l’homme doit maintenant intervenir pour les protéger. Les types d’agressions sont les maladies, les pesticides, plus récemment les attaques du frelon asiatique et les prédateurs divers."

C’est ainsi que de son côté un apiculteur ami de l’Agrion de l’Oise présente la situation.

l'abeille ©RogerPuff

l'abeille ©RogerPuff

En plus des conséquences écologiques, du risque de perte de biodiversité, la disparition des abeilles aurait des conséquences économiques majeures. A l’échelle mondiale, elles pollinisent des cultures dont la production est estimée à plus de 150 milliards d’euros. Sans les abeilles, la quasi totalité des plantes fruitières disparaîtrait faute de reproduction.

Les plantes pollinisées par les abeilles représentent 10 % du chiffre d’affaires de l'agriculture.
La disparition des ruches signifie aussi des pertes d'emplois chez les apiculteurs .

Si notre existence n’est pas menacée par le manque d’abeilles (60 % des cultures n’ont pas besoin de pollinisateurs ), en revanche la diversité alimentaire serait réduite. Des espèces sauvages de plantes, des arbres fruitiers, des cultures oléagineuses et protéagineuses, des cultures maraîchères seraient affectées. La diversité animale serait également touchée.

Depuis quelques années, on observe une baisse dramatique du nombre des abeilles dûe à plusieurs causes :

Les insecticides/les pesticides : l’utilisation de certains produits chimiques, tout particulièrement les néonicotinoïdes, pour protéger les cultures par le traitement des semences nuit gravement à la santé des abeilles.

frelon asiatique ©RogerPuff

frelon asiatique ©RogerPuff

Le frelon asiatique : originaire de l'Inde, de Chine et des montagnes d'Indonésie, il s'attaque principalement aux abeilles ouvrières et arrive à tuer et à emporter deux abeilles toutes les trois secondes. 5 ou 6 frelons seulement suffisent à condamner une ruche... .

Le varroa : introduit en Europe dans les années 80 en même temps que des abeilles importées d'Asie, il affecte aujourd'hui de nombreuses colonies. La femelle varroa pond dans les alvéoles des œufs, larves et nymphes et ses jeunes sucent le sang des larves d'abeilles. Ce parasite se multiplie très rapidement et transmet plusieurs virus.

La monoculture : les monocultures intensives appauvrissent l’alimentation des abeilles à tel point que certains apiculteurs sont obligés de donner des compléments alimentaires aux ruches.

Les champignons : les abeilles sont aussi attaquées par des champignons comme le Nosema Cerenea retrouvé dans le corps des abeilles mortes. Ce champignon, récent en Europe, mais présent aux Etats-Unis depuis 10 ans, cause de véritables épidémies.

La loque américaine : une maladie très grave et très contagieuse causée par Paenibacillus larvae, une espèce de bactérie sporulante, qui touche le couvain non operculé.

Les ondes électromagnétiques : les abeilles émettent des signaux électromagnétiques lors de leurs danses d'orientations. La téléphonie mobile est modulée sur la même bande de fréquence que celle émise par les abeilles, ce qui «brouille» leur message : les abeilles sont désorientées et souvent incapables de retourner à la ruche.

sphynx tête de mort (vitrine muséum Strasbourg) ©RogerPuff

sphynx tête de mort (vitrine muséum Strasbourg) ©RogerPuff

Des insectes comme le Sphynx tête de mort et un coléoptère originaire d’Afrique du Sud, aethina tumida, détecté dans le sud de l’Italie en 2014, peuvent également causer des dégâts aux ruches

Autant de dangers menaçant l'abeille.

Il est urgent de lutter.

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 29 Octobre 2015

Dernière minute

Notre ami photographe Jean-Bernard Duboué ayant un empêchement majeur, nous sommes amenés à modifier nos présentations sur les deux expositions programmées ce week-end 7 et 8 novembre.

Flâneries d'Automne :ce sont les photographies du Concours 2015 qui seront exposées à la place de celles de Jean-Bernard Duboué.

Objectif Passion Nature : ce sont les photographies du Concours 2014 qui seront exposées, au lieu de celles du Concours 2015.

Avec toutes nos excuses

---------------------

En novembre 2015, vous pourrez retrouver l’Agrion de l’Oise et ses partenaires photographes pour deux expositions les 7 et 8 novembre.

L'Agrion de l'Oise expose la biodiversité

A Pont-Sainte-Maxence, nous serons aux Flâneries d’Automne proposées par l’Association OPALE, Organisation Pontoise d’Activités et Loisirs Educatifs, qui cette année a choisi d'illustrer le thème des insectes. L'Agrion de l'Oise, ne pouvait donc pas être absent de cette sympathique manifestation qui tous les automnes séduit les visiteurs.

la coccinelle @Jean-Bernard Duboué

la coccinelle @Jean-Bernard Duboué

Outre les Flâneries d’Automne, une exposition artisanale, OPALE est régulièrement présente sur le territoire à l’occasion de manifestations telles que bourses aux vêtements et marché aux puces des enfants.

C’est notre ami Jean-Bernard Duroué, photographe amateur, qui présentera - sous le patronage de l'Agrion de l'Oise - ses travaux. Jean-Bernard était parmi les sélectionnés de notre concours 2014, avec une ravissante coccinelle. Cette année, il devrait exposer quelques lépidoptères.

Le même week-end nous serons aussi à Thiers-sur-Thève à l’invitation de l’association Objectif Passion Nature et de notre ami Philippe Delmer, lauréat du Prix du Jury 2014 :

L'Agrion de l'Oise expose la biodiversité

L'association Objectif Passion Nature a pour activité principale de faire partager par des expositions de photos-vidéos la faune et la flore. Ses expositions photos et ses séances vidéo sont destinées à mettre en avant la diversité animale et végétale des différents biotopes ; sa banque d'images sans cesse alimentée sert de ressource iconographique pour l'illustration et la communication. Ses membres partagent leurs connaissances techniques via leurs réunions et s’impliquent en tant qu'intervenants scolaires pour sensibiliser les plus jeunes grâce à diverses animations ; ils portent une attention particulière aux enfants, proposent aux enseignants des animations pour leurs élèves, dès leur plus jeune âge, des interventions en classe bien sur, mais aussi l'accompagnement des projets scolaires. La collection d'images de l’association est également à disposition.

A Thiers-sur-Thève, Objectif Passion Nature présentera comme chaque année des photos et des dessins animaliers, occasion pour L’Agrion de l’Oise d’exposer les photos des 24 photographes sélectionnés pour notre concours 2015, avec bien sûr en vedette les lauréats des Prix du Jury et du Public. Seront également présentés les posters « Les insectes, quel futur pour l’homme ? » préparés pour la Fête de la Science à l’Université de Technologie de Compiègne.

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 18 Octobre 2015

Ce sont 175 photos présentées par 61 candidats que L’Agrion de l’Oise a reçues à l’occasion de cette 2ème édition du concours "Insectes de France", donc nettement plus que pour la 1ère édition en 2014. 83,6 % des photos venaient de la Région Picardie-Nord-Pas-de-Calais, dont 67,2 % de l’Oise, les autres d’autres régions de France, au Sud-Ouest et à l’Est. Notre concours, bien ancré dans l’Oise, confirme ainsi son caractère national.

Les 24 photos sélectionnées fin août par le Jury ont été exposées du 10 au 17 octobre au Centre commercial Val d’Halatte (Leclerc) de Pont-Sainte-Maxence. Un public nombreux et captivé a pu les admirer et voter pour son coup de cœur.

Samedi 17 octobre à 17h15, le dépouillement des votes peut débuter après avoir fait tirer au sort deux bulletins de vote, évidemment par une main innocente âgée de 7 ans. Les heureux votants, MM. ou Mmes Sannier et Lobry, pourront ainsi bénéficier d’abonnements Quintet à la Manekine, Maison intercommunale des Cultures à Pont-Sainte-Maxence, offerts par notre partenaire, la Communauté de Communes Pays d’Oise et d’Halatte. N’étant pas présents au moment du tirage, ils seront avisés par courrier électronique.

Il faut 45 minutes pour dépouiller les 525 bulletins sous les yeux d’un public attentif, allant voir et revoir les photos au fil de la montée des votes. Au bout du compte, 7 photos dépassent les 30 votants, mais 3 se détachent nettement : nos 3 lauréats.

"Les azurés bleu-nacré" 1er Prix du Public et 1er Prix du Jury © Bruno Van der Haegen

"Les azurés bleu-nacré" 1er Prix du Public et 1er Prix du Jury © Bruno Van der Haegen

Le 1er Prix du Public (photo n° 24) est attribué avec 64 votants (12,2 % des voix) à Bruno Van der Haegen de Cauffry (Oise) pour sa photo "Les azurés bleu-nacré". La photo a été prise avec un appareil Nikon D90, objectif 18-105 mm, le 16 août 2013 à 8h15 au Mont-César à Bailleur-sur-Thérain, haut-lieu des photographes d’insectes, et notamment des papillons de prairie dans l’Oise. Ces lépidoptères sont deux argus bleu-nacré (Polyommatus coridon) batifolant sur une ombellifère.

Il gagne un bon cadeau d’une valeur de 122 € offert par notre partenaire, Oise-Tourisme, l’agence de développement et de réservation touristique de l’Oise. Il s’agit de "Faites une pause en lisière de forêt de Compiègne", une nuit pour deux personnes en chambre d’hôtes dans une belle maison à colombages à Couloisy, petit-déjeuner gourmand et accès au spa et au sauna.

Mante religieuse 2ème Prix du Public © Patrick Carliez

Mante religieuse 2ème Prix du Public © Patrick Carliez

Le 2ème Prix du Public revient à Patrick Carliez de Roye (Somme) avec 49 votants (9,3 % des voix) pour sa photo de mante religieuse prise le 27 août 2014 à 15h56 - quelle précision, vive le numérique – sur le larris de Fignières dans la Somme (photo n°13). Dans son envoi, le photographe précisait que c’était la première fois qu’il observait une mante religieuse sur ce site géré par le Conservatoire d’espaces naturels de Picardie. Il ajoutait que le fond uni et marron n’était autre que le champ moissonné en bas du coteau.

© L’Agrion de l’Oise

© L’Agrion de l’Oise

Patrick Carliez remporte un bon d’achat d’une valeur de 100 € offert par notre partenaire, l’Espace culturel Leclerc, remis par Monsieur Guillaume Bossard, directeur-adjoint, à sa représentante, qui - entre parenthèses - avait aussi été candidate (et qui sera peut-être sélectionnée une autre fois).

"La dame blanche est aux anges" 3ème Prix du Public et 2ème Prix du Jury © Diem Nguyen

"La dame blanche est aux anges" 3ème Prix du Public et 2ème Prix du Jury © Diem Nguyen

Enfin le 3ème Prix du Public est pour Diem Nguyen de Verneuil-en-Halatte avec 41 votants (7,8 % des voix). Sa photo présente une araignée blanche dévorant une mouche. C’est bien sûr pour le moucheron que le jury a retenu la photo, car comme chacun sait les araignées ne sont pas des insectes…

La photo (n°23), titrée "La dame blanche est aux anges", a été prise avec un appareil Sony SLT-A65V, objectif macro Sigma EX 105 mm, dans le jardin du photographe le 4 mai 2015 à 13h06. L’araignée est une femelle de thomise variable ou araignée crabe (Misumenia vatia), elle ne fait qu’une dizaine de millimètre ; le malheureux moucheron n’a pas été identifié.

Diem Nguyem, qui n’était pas présent, gagne deux abonnements Quintet à la Manekine, offerts par la Communauté de Communes Pays d’Oise et d’Halatte.

L’annonce des Prix du Jury – attribués lors de la délibération de fin août – peut commencer.

© L’Agrion de l’Oise

© L’Agrion de l’Oise

Le 1er Prix du Jury revient à Bruno Van der Haegen, qui fait ainsi coup double, et emporte un second séjour offert par Oise Tourisme. C’est cette fois un bon cadeau d’une valeur de 290 € "Luxe, histoire et gastronomie en forêt de Compiègne", une nuit pour deux personnes à Choisy-au-Bac, à la Villa du Châtelet, ancienne maison du compositeur Léo Delibes, avec petit-déjeuner gourmand, et dîner avec ou sans atelier de cuisine... Si c’est cet automne que Bruno s’y rend, il aura peut-être la chance d’entendre le brame du cerf à la tombée de la nuit… Mais il y a aussi de beaux insectes à photographier en forêt, par exemple un cerf-volant ou sa femelle la biche (autrement dit un lucane Lucanus cervus) et pourquoi pas, plus difficile, Cerambyx cerdo, le capricorne du chêne,

Le 2ème Prix du Jury revient à Diem Nguyen, déjà 3ème prix du Public, autre coup double, qui reçoit un bon d’achat pour tirages photographiques de notre partenaire Photo Henrique à Pont-Sainte-Maxence. Précisons que c’est Photo Henrique qui a effectué dans son laboratoire les somptueux tirages 30x40 des photos sélectionnées.

Notre Jury a donc fait montre quelques semaines plus tôt des mêmes goûts que le public, ce qui n’est pas toujours le cas, faut-il le préciser.

"Tu me vois" 3ème Prix du Jury © Evelyne Guiriec

"Tu me vois" 3ème Prix du Jury © Evelyne Guiriec

Le 3ème Prix du Jury revient à la photo 6 titrée "Tu me vois". Il s’agit d’un futur papillon, une chenille de sphinx de la vigne (Deilephila elpenor). A noter que cette photo très originale a beaucoup intrigué le public, qui lui a donné un nombre non négligeable de suffrages.

© L’Agrion de l’Oise

© L’Agrion de l’Oise

La photographe lauréate, Evelyne Guiriec de Montmorency (Val d’Oise) est présente. Elle souligne que ce ne sont pas les yeux de la chenille qui nous regardent mais deux taches ocellées destinées à faire peur aux prédateurs. La photo a été prise avec un appareil Canon Digital Ixus 80 IS le 28 août 2013 à 17h14 à la réserve naturelle des Marais de Stors, sur la commune de Mériel (Val d’Oise), en bordure de la forêt de l’Isle Adam et de l’Oise. Le site est géré par l’Agence des Espaces verts de la Région Ile-de-France.

Evelyne Guiriec gagne deux abonnements à la Manekine offerts par la Communauté de Communes Pays d’Oise et d’Halatte. Elle n’aura pas de mal à se rendre au spectacle à Pont-Sainte-Maxence depuis Montmorency.

Et voilà arrivé le moment tant attendu par deux jeunes filles présentes dans l’assistance, l’annonce des Prix du Jury catégorie moins de 18 ans. Rappelons que l’an dernier nous n’avions pas eu de jeunes candidats.

"Syrphe au Point d’eau" 1er Prix du Jury "moins de 18 ans" © Manon Debroskre

"Syrphe au Point d’eau" 1er Prix du Jury "moins de 18 ans" © Manon Debroskre

Le 1er Prix du Jury moins de 18 ans est attribué à Manon Debroskre de Nozeroy (Jura), lycéenne de 17 ans, pour sa photo "Syrphe au Point d’eau" (photo n° 16). Dans sa présentation, Manon précisait que "le syrphe reposait sur une feuille au dessus d’un point d’eau, pourchassant les autres insectes qui s’approchaient". La photo a été prise avec un Olympus Imaging le 16 juin 2013 à 16h20 dans son jardin.

Malheureusement, Manon n’est pas là pour recevoir son prix, "En famille sous une yourte", une nuit dans une authentique yourte mongole pour deux adultes et deux enfants dans l’Oise, une expérience insolite offerte par Oise-Tourisme. Voilà une famille jurassienne qui va découvrir notre beau département.

"Le butinage" 2ème Prix du Jury moins de 18 ans © Célia Dersigny

"Le butinage" 2ème Prix du Jury moins de 18 ans © Célia Dersigny

Le 2ème Prix du Jury moins de 18 ans revient à la toute jeune Célia Dersigny, 11 ans à peine, de Saint-Martin-aux-Bois (Oise), pour "Le butinage", son beau bourdon dans une fleur bleue, un bleuet (photo n°19). Célia nous avait précisé dans son envoi que « bourdon désigne les insectes hyménoptères sociaux ou solitaires au vol bruyant et qui sont plus trapus et plus velus que les abeilles sauvages ou domestiques ». La photo a été prise avec le Nikon D3100 de son papa, équipé d’un Nikkor 105 mm, le 27 mai 2015 à 13h03, dans le terrain familial.

A noter que cette photo a beaucoup plu au public, qui en a apprécié l’harmonie des couleurs, et a recueilli pas mal de voix. Un troisième doublé n’était pas bien loin.

Ses parents, qui l’accompagnent, ont eux aussi participé à notre concours, mais sans succès, malgré la qualité de leurs photos. Ils auront peut être plus de chance la prochaine fois. Et on attend les photos du petit frère.

© L’Agrion de l’Oise

© L’Agrion de l’Oise

Célia Dersigny reçoit un chèque de 80 euros offert par notre association, L’Agrion de l’Oise. Cela lui permettra sans doute d’acquérir son propre appareil photo.

"Calopteryx virgo" 3ème Prix du Jury "moins de 18 ans" ©Justine Harang

"Calopteryx virgo" 3ème Prix du Jury "moins de 18 ans" ©Justine Harang

Le 3ème Prix revient à Justine Harang, étudiante de 16 ans, de Bulles dans l’Oise, pour son calopteryx virgo (caloptéryx vierge de l’ordre des odonates, sous-ordre des zygoptères ou demoiselles, donc une proche cousine de l’Agrion). La photo a été prise au Canon Powershot SX510HS, nous n’en savons pas plus. Peut être que Justine va, encouragée par ce prix, en apprendre toujours plus sur les insectes et nous donnera plus de détails une prochaine fois.

© L’Agrion de l’Oise

© L’Agrion de l’Oise

Justine reçoit deux abonnements à la Manekine offerts par la Communauté de Communes Pays d’Oise et d’Halatte.

Nous félicitons ces trois jeunes filles et les incitons vivement à poursuivre la photographie d’insectes – et plus généralement l’entomologie et la vie passionnante de nos chères petites bestioles - car nous souhaitons vivement les retrouver pour la prochaine édition de notre concours.

2015, en conclusion une excellente cuvée.

Nous félicitons tous les photographes sélectionnés qui ont pu présenter leurs œuvres au public pendant cette semaine d’octobre. Certains sont venus voir l’exposition pendant cette semaine ou étaient présents à la remise des prix et nous avons pu ainsi faire plus ample connaissance. D’autres occasions pour représenter des photos au public se profilent sous peu et ils en bien entendu seront avisés.

Nous félicitons tous les autres photographes, qui malheureusement n’ont pas été retenus par le Jury. Il y avait de très belles choses dans les photos qui ont été écartées. Continuez à photographier les insectes, ils le méritent car il y a tant de beautés à découvrir dans ce monde fabuleux et tant de plaisir à rechercher la belle image. Sans oublier que c’est dans votre jardin, dans la prairie, le petit bois ou le marais près de chez vous que vous pouvez faire un inoubliable safari photo.

Bravo à tous.

Nous attendons bien sûr tous ces photographes amateurs de talent pour la prochaine édition.

L’Agrion de l’Oise remercie ses partenaires : Oise Tourisme, Centre commercial et Espace culturel Leclerc, Photo Henrique, La Manekine, Communauté de Communes Pays d’Oise et d’Halatte et la Mairie de Verneuil-en-Halatte qui a fourni les grilles supports de notre exposition.

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 6 Octobre 2015

L’Agrion de l’Oise vient tout juste de vous inviter à venir le rencontrer du 8 au 11 octobre pour la Fête de la Science 2015 à Compiègne et à Senlis, mais ce n’est pas tout.

La 2ème édition 2015 de notre concours photos « Insectes de France », lancée le 1er mai, s’est clôturée le 16 août. Le Jury s’est réuni fin août et a délibéré après avoir visionné les nombreuses photos d’excellente qualité que les photographes amateurs nous ont fait parvenir.

Venez voter pour votre photo préférée –  Concours "Insectes de France 2015"

Du samedi 10 octobre au samedi 17 octobre, l’Agrion de l’Oise expose les photos sélectionnées en format 30 x 40 dans la galerie marchande du centre commercial Val d’Halatte (Centre Leclerc) à Pont-Sainte-Maxence (Oise).

24 photos ont été sélectionnées et leurs auteurs en ont été informés. Le Jury a délibéré et fait son choix pour les Prix du Jury « Adultes » et « moins de 18 ans ». 6 photos sont donc d’ores et déjà récompensées, mais les photographes gagnants ne le savent pas encore.

Il vous appartient à présent de choisir les 3 photos qui recevront les Prix du Public.

Pour cela vous pourrez voter pendant une semaine.

Les Prix du Jury et du Public seront proclamés samedi 17 octobre à 18h00 à l’issue du dépouillement des votes.

Rappelons que les 1ers prix sont offerts par notre partenaire Oise Tourisme, occasion de découvrir l'Oise aussi bien pour les gagnants d'autres horizons que pour les locaux.

Les 2èmes prix en bons d’achats sont offerts par nos partenaires Photo Henrique et Centre Leclerc.

Les 3èmes prix sont des abonnements pour les spectacles de la saison 2015-2016 à La Manekine.

Deux bulletins de vote seront tirés au sort et les gagnants se verront remettre eux aussi comme prix un abonnement pour La Manekine.

Venez nombreux, vous pourrez rencontrer des photographes et des membres de notre association.

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 30 Septembre 2015

L’Agrion de l’Oise sera présent du 8 au 11 octobre à l’Université de Technologie de Compiègne pour la Fête de la Science.

Les thèmes majeurs de la Fête de la Science 2015 sont :

  • le changement climatique à quelques semaines de la COP21 (Conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Paris - du 30 novembre au 11 décembre 2015) et
  • la lumière dans le cadre de l’Année de la Lumière en France 2015.

On se souviendra de l’exposition "Lumière d'insectes" que notre association avait présentée en février sous le label Année Lumière 2015 au Musée de la Mémoire des Murs de Verneuil-en-Halatte.

L’Agrion de l’Oise a pu sans problème s’emparer de ces thèmes.

L'Agrion de l'Oise fait la fête aux insectes et à la Science

Il propose une exposition de posters :

« Les insectes, quel futur pour l'homme ? »

En effet le changement climatique, mais aussi la globalisation, nous inquiètent. L’élévation de la température, les échanges internationaux, sont en partie à la source de l’apparition et l’extension d’insectes invasifs, susceptibles de ravager la végétation, cultures agricoles, arbres et forêts (pyrale du buis, chenille processionnaire, mouche du fruit,…) ou d’être vecteurs de maladies dues à des agents infectieux : virus, bactéries, parasites, … (moustiques, poux, puces, punaises,…).

frelon asiatique  ©Roger Puff

frelon asiatique ©Roger Puff

Il sera également question des risques qui pèsent sur les abeilles, menacées notamment par le varroa, le frelon asiatique et les pesticides utilisés pour éradiquer les ravageurs.

Mais les insectes ne sont pas que menaces, ils sont aussi les outils du bio-contrôle pour la protection des cultures (auxiliaires tels que micro-hyménoptères, coccinelles, …), la nourriture du futur (entomophagie) et la source de substances nouvelles (bio-raffinerie –avec le projet DESIRABLE financé par l’Agence nationale de la Recherche - ou développement de molécules pharmaceutiques et de vaccins), sans oublier le biomimétisme (appelé aussi bioinspiration pour le développement de nouveaux produits ou procédés), donc porteurs de R&D, d’innovation et de développement économique.

L'Agrion de l'Oise fait la fête aux insectes et à la Science

Mais ce n’est pas tout, à l’invitation de l’Agrion de l’Oise, Serge Berthier, prononcera une conférence sur le thème de la lumière en relation dans ses relations avec les insectes.

Professeur à l'Université Paris Diderot, Serge Berthier enseigne notamment l'électromagnétisme et la physique des lasers. Chercheur passionné par les structures biologiques, la couleur et le biomimétisme, il anime l’équipe « Milieux désordonnés multi-échelle : bio photonique, couleur » de l’Institut de Nanosciences de Paris. Il est également membre de la chaire de Nanotechnologie UNESCO-UNISA (Université d’Afrique du Sud, Le Cap). Il est auteur de l’ouvrage « Photonique des Morphos », première étude quasi exhaustive, des structures fines de ce genre de papillons et des propriétés optiques et colorimétriques qu’ils génèrent.

Sa conférence « Les insectes et la lumière » aura lieu

Samedi 10 Octobre 2015 à 15h au Centre Pierre Guillaumat de l’UTC

L'Agrion de l'Oise fait la fête aux insectes et à la Science

Les liens entre lumière et insectes, comme avec tous les organismes vivants, sont complexes. La lumière est essentielle à la vie, mais peut aussi s’avérer dangereuse, voire mortelle. Pour gérer ces échanges électromagnétiques entre l’extérieur et l’organisme, la nature a développé aux interfaces (ailes et cuticule) des structures adaptées aux différentes contraintes. Dans le domaine de l’optique, ces structures, qualifiées de photoniques, donnent lieu à de magnifiques effets colorés. Serge Berthier commencera donc à présenter et à illustrer les « insectes-couleurs » et les différentes structures générant ces effets. Il traitera ensuite des échanges lumineux d’un point de vue plus énergétiques, en commençant par la lumière entrante, c'est-à-dire de l’insecte capteur d’énergie solaire. Comment est optimisée l’absorption, comment il évite la surchauffe…Dans une troisième partie, il abordera la lumière sortante ou l’insecte LED. Par fluorescence ou bioluminescence de nombreux insectes émettent de la lumière et ont beaucoup à nous apprendre sur son extraction ! En toute occasion, des pistes ou des réalisations bio inspirées seront présentées.

Mais L’Agrion de l’Oise a également tissé des liens avec le CEEBIOS (Centre européen d’excellence en biomimétisme de Senlis) et il suivra Serge Berthier qui prononcera une deuxième conférence à Senlis le même jour.

« Les structures photoniques dans la gestion des flux électromagnétiques des insectes »

Samedi 10 octobre à 18h30 au CEEBIOS.

L'Agrion de l'Oise fait la fête aux insectes et à la Science

Après une courte présentation de l’activité de son équipe « Biomimétismes » de l’INSP, Serge Berthier présentera deux exemples de structures naturelles intervenant directement dans la gestion des flux énergétiques par les insectes.

Le premier concerne l’auto-régulation de l’émissivité du « capteur » papillon. Les insectes sont des organismes poikilothermiques qui doivent assurer en partie de manière exogène leur approvisionnement énergétique, principalement en captant l’énergie solaire. Chez les lépidoptères en particulier, cela est assuré majoritairement par les ailes qui jouent le rôle de trakers et de concentrateur chez les insectes clairs ou d’absorbeur sélectifs chez les sombres. C’est une stratégie dangereuse car ils doivent à l’inverse éviter l’hyperthermie (au delà de 40°) qui leur serait fatal. Un dispositif qui allie structure photonique absorbante et matériau émissif leur permet de moduler automatiquement leur émissivité qui augmente quand le papillon est trop chaud et diminue lorsqu’il est trop froid, le maintenant ainsi dans une fourchette de température viable.

Le second traite de l’extraction de lumière d’un milieu haut indice vers un milieu bas indice, généralement fortement limité par la réflexion totale à l’interface. Il s’agit d’un problème particulièrement important dans les LED par exemple ou l’indice de l’émetteur est élevé. Il montrera comment de nombreux insectes émetteurs de lumière (par fluorescence ou bioluminescences) sont parvenus à tourner ce problème et à optimiser leur émission à l’aide de structures photoniques de surface, généralement multi-échelles.

La conférence se terminera par une brève présentation de quelques travaux en cours sur les structures anti-abrasion développées par des organismes fouisseurs comme la golden mole « Chysachloris leucorhina » ou le lézard des sables «Scincus scincus » par exemple. Le transfert de telles structures sur nos capteurs pourraient permettre de protéger leur surface des agressions du sable en milieu désertique.

Photos Berthier/INSP

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 24 Septembre 2015

Des mouches, des puces et des abeilles au Familistère

J’ai eu récemment l’occasion de visiter le très intéressant Familistère à Guise dans l’Aisne.

Son créateur Jean-Baptiste André Godin (1817-1888) - vous connaissez tous bien le poêle Godin - y a mis en application avec succès les idées utopistes de Fourier. J’ai retenu de cette visite qu’il portait des principes que l’on chérit toujours aujourd’hui : le droit à l’air pur, à l’eau courante (bien évidemment non polluée), à la lumière, à l’espace. Précurseur en lançant dès 1858 la construction de bâtiments d’habitation à proximité de son usine, il a voulu que tous ses ouvriers en bénéficient, alors qu’à l’époque la condition ouvrière c’était plutôt Germinal, roman que Zola ne publiera qu’en 1885.

Il écrit dans son ouvrage Solutions sociales paru en 1871.

"L’air est un des principaux éléments que la Nature donne à l’homme pour l’entretien de son existence ; c’est un aliment de tous les instants […]. Il est donc du plus grand intérêt que l’architecture fasse concourir toutes les dispositions de l’habitation pour tirer de l’air le parti le plus utile à la santé."

Des mouches, des puces et des abeilles au Familistère

Les espaces verts autour des bâtiments contribuent à son assainissement. La conception du système de ventilation naturelle du palais social assure le rafraichissement de l’air en été et son réchauffement en hiver. On pourrait ici faire l’analogie avec la termitière à laquelle l’économie bleue pense aujourd’hui pour construire des immeubles plus économes en énergie. La couverture vitrée des cours intérieures joue le rôle de serre pour réchauffer l’air en hiver.

Des mouches, des puces et des abeilles au Familistère

Je retiens plutôt pour ma chronique - consacrée bien sûr aux insectes- le chapitre « L’air : absence d’insectes ».

"La rareté des insectes est peut-être un véritable signe de l’état de salubrité du Familistère ; dans tous les cas, c’est un motif de tranquillité de plus à ajouter aux avantages de l’habitation, et à signaler en faveur des sociétaire du Palais.

Qui ne sait combien sont gênantes, dans la plus grande partie des maisons ouvrières, et particulièrement à la campagne, ces quantités innombrables de mouches dont les logements sont remplis ?"

Des mouches, des puces et des abeilles au Familistère

"C’est qu’aux abords de ces maisons les eaux croupissantes, les matières en décomposition, les tas d’ordures, sont des foyers où se développent les larves dont éclosent les insectes. Rien de pareil ne peut se produire au Familistère ; aussi les mouches y sont elles très rares, et même, pendant plusieurs années, en ont-elles été complètement absentes."

Ces quelques photos de mouches plutôt solidaires ne donneront qu’une vague idée de la prolifération évitée dans ces constructions.

Des mouches, des puces et des abeilles au Familistère

"Mais un fait bien propre à faire saisir les avantages de l’habitation unitaire, pour l’application des moyens de destruction des insectes, c’est l’absence de puces au familistère, chez une population à peine sortie de la misère. "

Je n'ai pas plus de photos de puces à vous proposer qu de termites, dommage.

Effectivement en vivant dans des logements mono-familles tenus en état de propreté et d’aération parfaite, on évite la prolifération de vermine. Godin d’ailleurs indique que la seule invasion de puces connues l’a été dans les dortoirs consacrés aux ouvriers célibataires. Il a suffi de mélanger du coaltar et de la sciure de bois pour en faire une poudre qu’on dispersait la nuit sur les sols et dans les gaines de ventilation et qu’on balayait au matin.

Des mouches, des puces et des abeilles au Familistère

"Cette opération si simple, et qui suffit pour faire disparaitre, en quelques jours, jusqu’au dernier de ces insectes ennemis du repos de l’homme […]"

Point n’est besoin comme dans la fable de La Fontaine d’invoquer les dieux pour qu’ils vous prêtent leur foudre et leur massue. Un bon goudron de houille suffit, mais il devient difficile de s’en procurer.

Des mouches, des puces et des abeilles au Familistère

Mais plutôt que le curatif, Godin préférait les solutions préventives :

"Comme il est infiniment plus simple de prévenir le mal que d’y porter remède, on n’attend plus au Familistère que le repos des travailleurs soit troublé par des insectes gênants pour interdire à ces derniers l’entrée du Palais. L’invasion de la vermine y est donc paralysée par des moyens d’assainissement employés en vue de l’hygiène générale, l’influence de ces moyens eux-mêmes, sur la santé publique, semble prouver que les maladies épidémiques ou contagieuses sont moins accessibles au Familistère qu’elles ne le sont dans les habitations de la ville."

Des mouches, des puces et des abeilles au Familistère

Malheureusement Godin ne traite pas des moustiques et des frelons, qui aujourd’hui mobilisent nos quotidiens. Sans doute ces trublions ne posaient-ils pas problème en ce temps-là.

Au fait savez-vous que la ruche a été un temps la marque moulée dans la fonte des poêles Godin ? Le drapeau de l’Harmonie en était aussi marqué. La ruche était symbole de la solidarité que l’on mettait en œuvre dans le Familistère.

Des mouches, des puces et des abeilles au Familistère

La ruche a été l’emblème de l’habitat social, notamment avec la cité-jardin La Ruche construite en 1891-1893 par l’architecte Georges Guyon à La Plaine Saint-Denis. La Ruche est aussi un lieu de résidence et de travail pour les artistes à Montparnasse inauguré en 1902, qui recyclait un pavillon octogonal construit par Gustave Eiffel pour l’Exposition Universelle de 1900. Ce qui n’a cependant pas conduit les abeilles à se lancer dans la construction de cellules à 8 côtés. La ruche symbolise aujourd’hui encore l’économie sociale et solidaire.

Photos R.Puff

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 12 Septembre 2015

Jules Michelet
Jules Michelet

Dans un ouvrage de 1857 intitulé tout simplement "L’Insecte", le grand historien Jules Michelet (1798-1874) s’intéresse à l’entomologie et à l’art, tout particulièrement dans le chapitre "De la rénovation de nos arts par l’étude de l’insecte". L’image ci-contre est un extrait d’un portrait peint par Thomas Couture, cher aux habitants de Senlis où il est né en 1815.

"Les arts proprement dits, les beaux arts, profiteraient encore plus que l’industrie de l’étude des insectes. L’orfèvre, le lapidaire, feront bien de leur donner des modèles et des leçons".

C’est ce que n’ont pas manqué de faire les artistes du tournant du 20ème siècle avec l’Art Nouveau, il n’y a qu’à voir les bijoux femme-libellule ou femme-papillon de René Lalique. Je vous conseille de visiter un jour le Musée Lalique à Wingen-sur-Moder en Alsace, vous y verrez des merveilles.

Le taon d’un regard ©Philippe_Delmer

Le taon d’un regard ©Philippe_Delmer

Michelet poursuit : "Les insectes mous, les mouches, ont spécialement dans leurs yeux des iris vraiment magiques, près desquels aucun écrin ne soutient la comparaison. "

Plus loin il s’intéresse aux coléoptères :

Les bousiers ©Roger_Puff

Les bousiers ©Roger_Puff

"Le bousier, lourd insecte noir à le regarder par le dos, offre au ventre un sombre saphir, comme on n’en a jamais vu dans la couronne des rois. "

Un saphir dans la main ©Roger_Puff

Un saphir dans la main ©Roger_Puff

J’ai essayé de vérifier cela lors de ma dernière ballade en forêt. En voici un dans ma main, il gigotait hardiment, ayant hâte de se remettre sur ses six pattes et j’ai eu bien du mal à le photographier convenablement. Rassurez-vous, ce n’est pas l’un des partenaires de la photo du petit couple prise en Normandie il y a deux ans … Celui-ci est reparti gaillardement vers son destin.

Je change momentanément d’auteurs, mais reste au bousier, qui porte aussi escarbot pour nom, plus très usité aujourd’hui. Jean de La Fontaine nous a conté la fable de l’Aigle et l’Escarbot, souvenez-vous. Mais j’ai autre chose, "La Pharmacopée Universelle contenant toutes les Compositions de Pharmacie" de Nicolas Lemery, de l’Académie Royale des Sciences, Docteur en Médecine, ouvrage daté de 1764, qui nous propose un onguent Unguentum Scarabeorum :

Bon pour les rhumatismes ©Roger_Puff

Bon pour les rhumatismes ©Roger_Puff

"On amassera des escarbots, qu’on appelle fouille-merdes, quand ils sont dans leur vigueur, on les écrasera bien dans un mortier, & on les mêlera avec de l’huile de laurier, on mettra le mélange dans un pot qu’on bouchera exactement, & on le laissera en digestion pendant un mois, etc."

Cet onguent est paraît-il excellent pour les rhumatismes. Il va falloir que je pense à en préparer un plein pot. Donc comme vous pouvez le constater, le bousier inspire non seulement l’artiste, mais aussi le pharmacien.

Revenons à Michelet : il évoque à présent le scarabée de l’Egypte « vivante émeraude, mais tellement supérieur à cette pierre par la gravité, l’opulence, la magie du reflet. »

J’ai bien vu un carabe doré sur un chemin des Vosges cet été, mais sa vivacité ne m’a pas permis d’en faire une photo correcte. J’ai honte. Il devient rare sur nos chemins ce scarabée rapide.

carabe chagriné ©Hubert_Carpentier

carabe chagriné ©Hubert_Carpentier

En revanche, je vous propose ce beau carabe chagriné, bien moins chatoyant évidemment, mais dont les élytres me font penser à un tableau de Pierre Soulages.

"Le hanneton, rude et prosaïque au premier aspect, promet peu. Cependant son aile écailleuse, mise au foyer d’un microscope, bien éclairé en dessous du petit miroir, et vue ainsi par transparence, offre une noble étoffe d’hiver, feuille morte, où serpentent des veines d’un très beau brun. […] Mirage étrange ! Toute cette fête de lumière, c’était l’aile d’un hanneton ! "

Je n’ai pas voulu arracher l’aile fine sous l’élytre d’un pauvre hanneton, aujourd’hui bien rare d’ailleurs, pour l’observer sous l’œilleton du microscope et vérifier les dires de Michelet. Plutôt l’admirer vivant même terne, il est trop mignon. Il faudra en reparler.

Pour Michelet il faut s’inspirer de l’insecte non seulement pour les bijoux mais aussi pour les tissus.

Mosaïque de coléoptères - Insectarium de Montréal 2014 ©Roger_Puff

Mosaïque de coléoptères - Insectarium de Montréal 2014 ©Roger_Puff

"La Nature, qui est une femme, lui dira que pour parer ses sœurs, au tissu doux, léger, de l’ancien cachemire, il faut inscrire, non pas les tours de Notre-Dame, mais cent créatures charmantes, - si vous voulez, ce petit prodige, si commun, de la cicindèle, où tous les genres sont mêlés ; - moins que cela, le scarabée de pourpre glorifié dans son lis ; - ou la verte chrysomèle, que ce matin j’ai trouvé sensuellement blottie au fond d’une rose ."

Vert et Jaune ©Thierry_Marbach

Vert et Jaune ©Thierry_Marbach

Plutôt que de la chrysomèle, ne serait-ce pas plutôt du hanneton des roses, la cétoine dorée, superbe émeraude, dont l’historien veut nous parler ? Je vous en propose une, mais dans une autre fleur.

"je vais" dit la cicindèle ©Philippe_Delmer

"je vais" dit la cicindèle ©Philippe_Delmer

Pas évident de trouver des photos de certains coléoptères trop rapides ou devenus rares. Par chance, Philippe a photographié une cicindèle, ce rapide insecte chasseur coureur des sables, pas plus évident à prendre au filet (voyez ce qu’en dit son grand spécialiste, l’écrivain Ernst Jünger dans son livre Chasses subtiles), qu’à photographier. Un récent article disait que la cicindèle était "l’animal le plus rapide du monde, rapporté à sa taille". Rapporté à la taille d'un homme, la cicindèle foncerait à 700 km/h. Usain Bolt n’a qu’à bien se tenir. Philippe a pu la photographier fuyant, ...

"je viens" dit la cicindèle ©Philippe_Delmer

"je viens" dit la cicindèle ©Philippe_Delmer

Mais, me dit-il, l’insecte est curieux et revient sur ses pas voir qui peut bien tant s’intéresser à lui. D’où la deuxième photo. Bien vu !

Cependant Michelet de conclure :

"Est-ce à dire qu’il faille copier ? Point du tout. Ces êtres vivants, et dans leur robe d’amour, par cela seul ont une grâce, je dirai une auréole animé, qu’on ne traduit pas. Il faut les aimer seulement, les contempler, s’en inspirer, en tirer des formes idéale, et des iris tout nouveaux, de surprenants bouquets de fleurs… "

On est en en plein dans le biomimétisme, mais fallait-il le préciser ?

Voir les commentaires

Repost 0

Publié le 1 Septembre 2015

Dans le cadre de ses réunions trimestrielles, l'Agrion de l'Oise vous propose une présentation de la protection biologique intégrée

mercredi 9 septembre

à 20h salle Salomon de Brosse

à Verneuil-en-Halatte.

Un agriculteur pratiquant une agriculture respectueuse de l'environnement, faisant entre autres appel à des insectes pour la protection des cultures, nous fera part de son expérience.

Ce sera aussi l'occasion de faire le point sur le fonctionnement de notre association.

Les insectes et la protection biologique intégrée

Voir les commentaires

Repost 0