Publié le 22 Avril 2018

Une fable de Joël Tribhout

Naissance d'un puceron © Joël Tribhout

Naissance d'un puceron © Joël Tribhout

Sur un rosier vert tendre,

Des bourgeons de printemps,

Se sont laissés surprendre,

Par des pucerons gourmands.

 

Ils sont des milliers,

Toutes trompes sorties,

Dégustant la sève sucrée,

De futures roses endormies.

 

Soudain un ronronnement de coléoptères,

S’approche du rosier grimpant,

Les pucerons en affaires,

Sont surpris par ce grondement.

Envol de la coccinelle © Joël Tribhout

Envol de la coccinelle © Joël Tribhout

Les élytres rouges déployés,

Les coccinelles fondent sur l’ennemi,

« Ogres à pucerons appelées »,

Un royal festin leur est promis.

 

Encerclés par une armée rouge et noire,

Les pucerons battent en retraite,

Trop tard, il n’y a plus d’espoir,

Pour les bêtes à bon dieu c’est jour de fête.

 

Derechef les bourgeons respirent,

Magiquement les pétales se déploient,

Les coccinelles digèrent puis se retirent,

Dans le jardin y’a de la joie.

 

Moralité

Bannissons tous les pesticides,

Car pour protéger fleurs et bourgeons,

La coccinelle est le meilleur insecticide,

Le puceron retiendra la leçon.

 

Coccinelles et pucerons

L'Agrion de l'Oise remercie Joël Tribhout de l'avoir autorisé à publier ses vers et ses photos.

Reporter photographe pendant de nombreuses années, Joël Tribhout s’est rapproché d’un monde infiniment petit, celui du « peuple de l’herbe ». « Je voulais être au plus près des insectes, les yeux dans les yeux. C’est un travail de patience qui m’a permis de photographier des scènes uniques. Quand je suis à 1 cm d’une libellule, elle est comme hypnotisée voir en confiance et je peux communiquer avec elle ». Il transmet également sa passion aux élèves des écoles primaires ou lors de sorties nature. Ce monde de l’infiniment petit lui a inspiré des fables et des poésies qu’il a réuni avec ses clichés dans un livre « Le monde des petites bêtes ». Il réalise régulièrement des expositions, ainsi que des séances de contes pour les enfants et les adultes.

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 18 Avril 2018

Cette année, l'Agrion de l'Oise lancera la 5ème édition de son concours photo "Insectes de France".

C'est l'occasion de revenir sur les précédentes éditions en vous présentant les 1ers Prix du Jury.

Jeune sauterelle - 1er Prix du Jury 2014 - ©Philippe Delmer

Jeune sauterelle - 1er Prix du Jury 2014 - ©Philippe Delmer

Les Argus nacrés - 1er Prix du Jury 2015 - ©Bruno Van Der Haegen

Les Argus nacrés - 1er Prix du Jury 2015 - ©Bruno Van Der Haegen

Agapanthie des chardons - 1er Prix du Jury 2016 - ©Anna Rodriguez

Agapanthie des chardons - 1er Prix du Jury 2016 - ©Anna Rodriguez

L'Aeschne bleue - 1er Prix du Jury 2017 - ©William Mathot

L'Aeschne bleue - 1er Prix du Jury 2017 - ©William Mathot

Dans les prochaines semaines nous vous proposerons de revoir les 1ers Prix du Jury "moins de 18 ans", ainsi que les 1ers Prix du Public, attribués lors de l'exposition des 24 photos sélectionnées par notre jury.

Le concours 2018 sera officiellement lancé le 1er juin. Les photos pourront nous parvenir à partir de cette date et jusqu'au 10 septembre 2018 à minuit.

Courant mai, vous trouverez sur ce blog le règlement du concours 2018 et le bordereau d'expédition de vos clichés.

Nous espérons aussi accueillir de nombreux jeunes de moins de 18 ans pour lesquels un Prix du Public pourrait être attribué pour la première fois si le nombre de candidats est suffisant.

Alors préparez vous et partez dès à présent à la chasse photographique : le beau temps est là et les insectes sont de sortie, même si malheureusement leur nombre diminue d'année en année.

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 10 Mars 2018

Roger Puff, président de l'Agrion de l'Oise, présentera le mardi 27 mars à Verneuil-en-Halatte dans le cadre des Amis du Vieux Verneuil, une conférence sur un entomologiste aujourd'hui bien oublié : Alphonse Labitte.

Il voulait un insectarium à Paris

Il est né à Paris d'un père originaire de Camprémy dans l'Oise. Orphelin, il sera éduqué à Marsauceux, un village d'Eure-et-Loir, où il s'épanouira dans l'amour de la nature et tout particulièrement des insectes ; c'est là qu'il rencontrera sa future épouse. A 20 ans, employé à Paris, il sera poète et mélodiste pour de nombreux compositeurs de musique, puis critique d'art et secrétaire général d'une école de théâtre,  ami entre autres de Jules Renard et de Théodore de Banville… On le retrouve en 1889 rédacteur en chef du Progrès de l'Oise à Compiègne. De retour à Paris, il se consacre à l'enluminure en écrivant des ouvrages de référence et en éditant des revues spécialisées. Mais c'est à l'entomologie qu'il emploiera le reste de sa vie ; il entre à 50 ans comme attaché au Muséum national d'Histoire naturelle à Paris. Dans son laboratoire en sous-sol de la rue de Buffon, il élève des insectes et se bat pour la création d'une ménagerie d'insectes à Paris ; il organise notamment une exposition d'insectes vivants au Jardin des Plantes. Malheureusement la Guerre de 1914-1918 met fin à son projet. Il poursuivra néanmoins ses activités entomologiques par l'écriture de très nombreux articles de vulgarisation pour des revues et des quotidiens, tout en poursuivant son rêve d'insectarium à Paris. Ce rêve se concrétisera partiellement, mais sans lui, retourné s'installer pour finir ses jours dans son cher Marsauceux.

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 7 Mars 2018

Notre assemblée générale s'est tenue à Verneuil-en-Halatte dans le complexe municipal des Aulnes.

Assemblée générale du 13 mars 2018

Introduit par Bernard Flamant qui a fait office de maître de cérémonie, le président Roger Puff a présenté son rapport moral et d’activités, illustré par de nombreuses photos prises à l’occasion des diverses manifestations organisées par L’Agrion de l’Oise ou auxquelles l'association a pris part.

Avec 110 adhérents à jour de cotisation 2017, plus 3 collectivités et une association, notre association se porte bien. Ses moyens de communication, blog, page Facebook et lettre mensuelle sont régulièrement utilisés et bien fréquentés.

L’activité est regroupée en 7 actions.

Assemblée générale du 13 mars 2018

Action 1 les réunions trimestrielles. Trois conférences nous ont été présentées : Loic Casson a parlé de l’entomologiste beauvaisien Charles Janet, Jean-Pierre Bertrand a présenté ses photos et sa vidéo sur les collemboles, Emmanuel Das Casas a montré le rôle du Conservatoire des Espaces naturels par rapport aux insectes. Pour illustrer ces actions la vidéo de Jean-Pierre Bertrand et Patrick Bodu a été diffusée et a émerveillé une fois de plus les spectateurs. Rappelons qu’elle a été primée au festival des films de nature de Namur 2017.

Action 2 : le film d’insectes. A Creil nous avons présenté Micropolis à la Maison de la Ville et avec le Mai du Cinéma, nous avons donné The Fly de David Cronenberg. On peu regretter que ce film en VOST n’ait pas attiré plus de monde un samedi soir au Palace de Pont-Ste-Maxence.

Action 3 : le concours photo dont c’était la 4ème édition et qui a confirmé l’intérêt manifesté les années précédentes malgré une légère baisse du nombre de participants par rapport à 2016. Les 24 photos sélectionnées ont été présentées en diaporama et le public a apprécié une fois de plus la qualité des photos en compétition.

Assemblée générale du 13 mars 2018

Action 4 : les expositions. Malheureusement nous n’avons toujours pas pu organiser notre expo de ruches peintes. Cela étant nous avons pris part à une douzaine de manifestations, autant d’occasions de nous mettre en valeur.

Action 5 : les actions pédagogiques. Elles restent modestes, mais ce n’est pas la demande qui les limite, c’est plus nos moyens humains.

Assemblée générale du 13 mars 2018

Action 6 : les sorties entomologiques. Cette action est montée en puissance avec 7 sorties, dont une à vélo avec l’AU5V. Bravo à Thierry Frayon qui organise ces sorties sur des sites diversifiés tout au long de la belle saison.

Action 7 : le concert « Notes d’Insectes » dont c’était la 3ème édition et qui a fait salle quasi comble, confirmant son succès mais aussi notre capacité avec Christophe Chauvet notre directeur artistique à trouver des pièces vocales et instrumentales dédiés aux insectes et d’excellents artistes pour les interpréter. Nous avons pu projeter deux vidéos, l’une de notre jeune soprano vernolienne Faustine Picco, dans Les Cigales, une mélodie de Chabrier, l'autre de la clarinettiste Anne Leforestier dans la pièce Suite d’insectes de la jeune compositrice canadienne Gene Emerson, en création européenne. Toutes deux étaient accompagnées au piano par Christophe Chauvet.

Assemblée générale du 13 mars 2018

Pour conclure nous dirons comme l’an passé que les actions que nous avons programmées sont totalement validées et sont à poursuivre et à amplifier en liaison avec un partenariat élargi au niveau des collectivités territoriales et si possible des entreprises.

Le rapport moral du Président a été approuvé à l’unanimité.

Le rapport financier a été présenté par le trésorier Jean-Michel Vandeplanque. Les actions les plus coûteuses sont le concours photo et surtout le concert. Le budget prévisionnel établi par actions a été respecté. Notons que les subventions de la communauté de communes, du département et de la région, le niveau des cotisations et la recette du concert ont permis d’équilibrer le budget. Les résultats positifs permettent de voir avec optimisme l’année 2018.

Le vérificateur aux comptes Christian Tauziède a pleinement validé les comptes de l’association et la qualité de la gestion de notre trésorier.

Le rapport financier a été approuvé à l’unanimité.

Thierry Frayon, vice-président, a présenté le programme prévisionnel 2018. Ce programme reprend les 7 actions.

Nous ne le détaillerons pas ici, mais on trouvera le calendrier prévisionnel de nos activités dans le compte rendu complet, sachant qu’il reste à confirmer certaines manifestations, tant en tenue effective, qu’en date et en lieu.

Assemblée générale du 13 mars 2018

Un des points forts sera le Sentier de la Biodiversité que L’Agrion de l’Oise va mettre en œuvre avec la Municipalité de Verneuil-en-Halatte, ce qu’a confirmé Philippe Kellner, maire-adjoint chargé des associations, représentant le maire Christian Massaux, président par ailleurs de la communauté de communes. Ce sentier sera inauguré à l’occasion de la Fête des Mares le 10 juin. Le concours photos sera lancé le 1er juin avec clôture de la réception des photos le 10 septembre. La 4ème édition du concert « Notes d’Insectes » aura bien lieu en fin d’année, reste à fixer la date et le lieu, ce qui ne saurait tarder.

Le projet de programme 2018 a été approuvé à l’unanimité.

Jean-Michel Vandeplanque, trésorier, a présenté le budget prévisionnel 2018. Ce budget fait apparaître des dépenses excédent les recettes, ce que les résultats 2018 et les réserves de l’association autorisent sans difficulté.

Le projet de budget prévisionnel 2018 a été approuvé à l’unanimité.

Cotisations 2019.

Le Conseil d’administration a proposé de maintenir le niveau des cotisations, inchangé depuis la création de l’association en octobre 2013.

La proposition du conseil d’administration 2018 a été approuvée à l’unanimité.

Admissions au Conseil d’Administration.

Les administrateurs sortants : MM. Delmas, Flamant, Lahaye, Vandeplanque et Warlouzet, se représentaient, sauf M. Lahaye. M. Vasseur s’est présenté.

Ont été élus administrateurs à l’unanimité : MM. Delmas, Flamant, Vandeplanque, Vasseur et Warlouzet

M. Christian Tauziède a été renouvelé à l’unanimité dans ses fonctions de vérificateur aux comptes de l’association.

Nous les félicitions

Pour conclure M. Philippe Kellner au nom de la municipalité, a indiqué que les activités de l’association étaient appréciées et qu’elles seront soutenues, notamment pour le Sentier de la Biodiversité.

Mmes Beasley et Ollivier, animatrices au pole jeunesse de la CCPOH, ont manifesté leur intérêt pour les actions pédagogiques de L’Agrion de l’Oise. Elles souhaitent notamment entreprendre une action auprès des jeunes des collèges avec initiation à la photographie d’insectes. Au cas où un nombre suffisant de jeunes candidats se présentaient, elles apprécieraient qu’un Prix Jeune puisse être décerné par le Public.

L’Assemblée se termine par le Pot de l’amitié, où il a été possible de déguster quelques grillons…

Merci aux participants. Merci aux collectivités et aux entreprises qui nous soutiennent, à nos conférenciers, à nos guides entomologistes, à nos artistes,…

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 2 Février 2018

Assemblée Générale 2018 de l'Agrion de l'Oise

L'Agrion de l'Oise vous invite  à participer

à son Assemblée Générale qui aura lieu :

mardi 13 février  à 20h00 (accueil à partir de 19h30)

Salle des Noues

Complexe municipal des Aulnes

Allée du Marais

Verneuil-en-Halatte

Ordre du Jour :

  •           Emargement de la liste des présents
  •           Dépôt des mandats pour les personnes munies de procurations
  •           Bilan des activités 2017 (rapports moral et financier)
  •           Rapport du vérificateur aux comptes
  •           Programme et Budget 2018
  •           Cotisations 2019
  •           Admissions au Conseil d’Administration
  •           Questions diverses

Des projections permettront de retrouver les activités de l’année écoulée, notamment le concours photo et le concert « Notes d’Insectes ».

L’Assemblée générale sera suivie d’un Pot de l’Amitié.

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 25 Janvier 2018

Le 7ème jour, il faut se lever aux aurores. C’est le Kruger. Notre ranger est en short. Il n’a pas l’air d’avoir froid. Il fait gris. Nous, on va bien avoir besoin des couvertures, car à 30 ou 40 km/h il ne fait vraiment pas chaud du tout. Moi qui croyais qu’on aurait très chaud en Afrique. Il faut dire que c’est le tout début du printemps austral.

 

passage protégé

passage protégé

Le safari débute par un crocodile et son fidèle compagnon, un ibis blanc dans la rivière. Nous pénétrons dans la Parc par Malelane Gate. N’entre pas qui veut. Et c’est parti : girafes, éléphants, rhinocéros, re-éléphants, re-rhinos qui traversent la route, zèbres qui eux aussi traversent la route (ils ont priorité tout le temps puisqu’ils portent les passages zébrés sur eux), re-rhinos (bon je ne reviendrai pas sauf exception sur les animaux déjà vu dans la matinée), de beaux oiseaux comme ce calao à bec rouge, un lion en fait une lionne – notre 4ème big five …

fait pas chaud

fait pas chaud

Je suis obligé de revenir à l’énumération : rhinos, éléphants, impalas (le ranger nous demande de ne plus les signaler car ils sont partout), … Ah, une nouveauté une hyène couchée au bord de la route. Appel radio (les rangers sont tous reliés et c’est super efficace).  Le ranger crie « Lions ! » et c’est parti, on fonce. On fait bien 10 km pour arriver au rendez-vous. Tout près de la route, moins de 20 mètres, un couple de jeunes lions, deux lionnes, d’autres encore… en tout 6 ou 8 bêtes magnifiques et sur la route une dizaine de 4x4… Spectacle magnifique. On a de la chance d’avoir vu deux fois des lions. Il parait qu’ils se font plus rares quand il fait beau.

fait plus chaud

fait plus chaud

C’est la pause. Tous les 4x4 sont là, il y en a bien une vingtaine, voire plus, plus des bus et des voitures particulières. Un petit singe, un grivet, saute sur notre 4x4 et va voir s’il n’y aurait pas quelque chose à chaparder. Nous prenons enfin notre petit-déjeuner tiré du sac Il n’est que 9h00 mais on a déjà énormément vu d'animaux. Un grivet vient piquer une pomme qu’on s’apprêtait à croquer. Il file. Des piafs de toutes les couleurs, des espèces de merles bleus (des drongos brillants), de petites tourterelles (tourterelles maillées), des cailles (francolin ?), des calaos et des écureuils, viennent mendier des miettes. Je pars faire quelques photos d’insectes, mais je me fais rappeler à l’ordre : il ne faut pas s’éloigner, il y a des bêtes dangereuses. Je l’avais oublié. Je suis bredouille.

La boutique de souvenirs. Là on peut trouver des insectes en métal : fourmis, libellules et même un bousier et sa pilule… Faible consolation.

les lycaons

les lycaons

Et c’est reparti : phacochères, buffles, … Stop ! Là, couchés, du nouveau, des lycaons… Non pas le papillons Hyponephele lycaon, mais le canidé Lycaon pictus, le chien sauvage africain. Le ranger nous dit qu’encore une fois nous avons une très grande chance car il n’a pas souvent l’occasion d’en voir. Ils sont à environ une trentaine de mètres et nous observent attentivement. A nouveau des lions (3ème fois), mais devant une dizaine de 4x4. Nous on passe, on a vu bien mieux. Des impalas. Tiens un bel oiseau noir à cou rouge, c’est un Bucorve du Sud. Des girafes, un grand koudou traverse la route, fier comme Artaban, zèbres, gnous, hippos, babouins, à nouveau une hyène, j’en passe des tas, éléphants, rhinos, etc. Mais je suis désolé, vous ne verrez pas mes photos : c'est d'un "safari insectes" que j'ai l'intention de vous rendre compte.

 

la mouche prédatrice

la mouche prédatrice

Et c’est le repas de midi, un barbecue de morceaux de poulet et de boerwors, traduction des saucisses paysannes, mets d’origine africaans apprécié de tous ici. Je photographie un gros lézard. Une compagne de voyage me signale un drôle d’insecte sur une table en pierre. C’est une mouche prédatrice, de la famille des Asilidae. Il y en a 6000 espèces dans le monde. On se passera d’identification.

Nous quittons le Kruger, encore quelques animaux. Nous avons notre compte de souvenirs. Tiens, nous n’avons toujours pas eu notre 5ème big five.

des cobes à croissant

des cobes à croissant

Nous arrivons à un nouveau lodge dans la réserve privée de Manyeleti. La nuit sera sous la tente (en fait c’est loin d’être une canadienne…). Mais d’abord encore un safari, cette fois-ci nocturne. Un éléphant monte la garde à l’entrée de la réserve. Nous commençons par voir quelques animaux, des impalas, un vautour, des koudous, ... à présent il convient de faire une pause pour prendre l’apéritif au coucher de soleil (le ciel est couvert, le soleil se cache bien, l’apéro se fera sans lui). Ce sera un amarula, un breuvage fait avec des fruits fermentés dont raffoleraient les éléphants.

 

hyène dans la nuit

hyène dans la nuit

Départ au crépuscule. La nuit arrive, des koudous, des rhinos, … La nuit tombe, le ranger balaye la pénombre avec un projecteur à la recherche d’yeux animaux. La moisson sera modeste - une belle girafe, une hyène, un koudou - mais spectaculaire.

Après le repas, nous gagnons nos tentes. Un singe viendra sur le toit de la nôtre faire le singe, mais surtout il s’aventurera dans la salle de bain ouverte à tous vents pour goûter à ma pâte à raser. Délicat il remettra le tube dans le sac et ce n’est que le soir suivant que je verrai les dégâts.

8ème jour. Au programme le Canyon de la Blyde au nord de la chaîne du Drakensberg, à la frontière de la province du Limpopo. Nous partons de bonne heure car la route est longue avant d’y arriver. Soudain Lassana, notre guide, arrête le chauffeur. « Leopards ! ». Et voilà notre 5ème big five. Ils sont deux et longent nonchalamment le barbelé d’une réserve privée, à 20 mètres de la route. Nous photographions à tout va. Un régal.

 

suivez-moi

suivez-moi

Nous arrivons au point d’accueil des visiteurs, accueillis par une tribu de babouins. Depuis la terrasse qui domine le lac formé par un barrage (construit par un architecte français), je vois filer deux antilopes, des céphalophes…

Nous voilà embarqués sur le lac. La guide est une française, ancienne enseignante en SVT venue de La Réunion. Nous apprenons beaucoup de choses passionnantes.

 

vue sur les trois huttes

vue sur les trois huttes

Sur la rive des oiseaux, un magnifique ibis noir au long bec, une tête blanche couronnée de rouge, c’est l’ibis à tête chauve d’Afrique du Sud, Geronticus calvus. Un crocodile, des babouins et des hippopotames… Pas d’insectes une fois de plus. Le tout dominé par les hautes falaises du canyon, 800 m de dénivelé, et le massif des  « The three rondavels », rondavel c’est hutte indigène en africaans.

 

vue dans haut

vue dans haut

Le voyage se poursuit. Après avoir vu le fond du canyon, le 3ème plus profond au monde, il faut le voir du dessus. Au premier point de vue, c’est assez impressionnant de découvrir tout en bas là où nous étions sur l’eau.

le commodore ?

le commodore ?

Il fait soleil et plutôt chaud. Je vois des papillons… En voici un jaune, assez grand. On dirait un flambé. Mais impossible de la photographier. En voici un autre, sombre, qui s'est posé. Je vais essayer de l’avoir. La photo est mauvaise, mal cadrée. Difficile à identifier avec juste un peu du bout coloré des ailes. Je penche - après recherche sur le net - pour Precis octavia, en anglais gaudy commodore, un papillon de la famille des Nymphalidae, dans sa forme hivernale. Dommage qu’il ne m’ait pas présenté toute la face de ses ailes, car ce grand papillon est magnifique.

espèce de volucelle

espèce de volucelle

Voici une grosse mouche, sans doute une espèce de volucelle à l’abdomen rayé noir-blanc-jaune. Et là une espèce d’abeille ou de mouche noire à l’abdomen au bout orange, mais ma photo est trop floue. Je vous en fait grâce. A un autre point de vue sur le canyon, il y a un bassin plein de tétards et un bel ichneumon roux qui se pose. Là encore photo floue… Misère.

 

les jacarandas

les jacarandas

La journée se termine dans un village d’une ancienne mine d’or. Beaucoup de boutiques pour touristes et de vieilles maisons sous les jacarandas. Tiens des ronds de serviettes décorés de libellules. Des libellules nous en avons vues du côté du Cap, des rouges, mais elles filaient au-dessus de l’eau, impossible à photographier.

Nous arrivons au lodge. Le lit a une moustiquaire. Y aurait-il des moustiques ? Depuis le début du voyage, je n’en ai vu ou entendu aucun.

le criquet

le criquet

Pendant le repas le chat s’amuse avec un gros criquet. Le garçon le prend et va le déposer dehors, mais avant je le photographie. C’est indubitablement Nomadacris septemfasciata, le Criquet nomade ou Criquet rouge.

the moth

the moth

En allant me coucher, un papillon de nuit sur le pas de la porte, on dit moth en anglais, et souvent les journalistes français traduisent mite. D’après mes recherches , ce pourrait être une noctuelle de l’espèce Pzeudozarba bipartita ou proche.

another moth

another moth

9ème jour : Au petit matin, on me signale deux beaux grands papillons de nuit, posés sur les murs de nos lodges. Difficile à identifier. Le premier beige présente un ocelle sur chaque aile. Celui qui lui ressemble le plus dans les photos que je trouve est Saturnia Rinaca Thibeta, mais il est du Tibet… Ceci dit ce specimen semble bien être de la famille des Saturniidae. Serait-ce Saturnia pavonia, le petit paon de nuit ? Il lui ressemble fort en tout cas. Je lis qu’il y a plus de 70 espèces de saturnidés…

and one more

and one more

L’autre, plus foncé, montre un ocelle sur l’aile antérieure et une large frange beige. On dirait également un saturnidé. Là encore au vu de photos, je penche pour Gynanisa maja (en anglais speckled emperor  - l’empereur moucheté - ou chipumi), si les ailes postérieures avaient été plus visibles, on aurait peut-être levé le doute en voyant leurs grands ocelles.

des ruches

des ruches

On remarque en quittant les lieux qu’il y avait des ruches. Mais je n’ai pas vu les abeilles au travail. Trop froid, nous sommes à présent en altitude.

Nous partons pour Prétoria. La route est longue une fois de plus. A 14h00 je photographie deux mouches qui copulent. Passons sur ces grivoiseries, je vous fais grâce du cliché, réussi pourtant. Nous sommes dans le Limpopo et nous avons encore de beaux paysages.

Nous arrivons dans la région des mines. On voit de loin des mines de charbon à ciel ouvert et de nombreuses centrales thermiques. Nous allons cependant visiter une mine de diamants, celle de Cullinan, là où en 1905 le plus gros diamant éponyme a été extrait : 3100 carats, 620 grammes. Brut il a été taillé en 9 pierres et 96 brillants. Notre chemin se poursuit. Nous arrivons dans le Gauteng, le pays de l’or en langue sesotho.

 

Nelson Mandela devant la Présidence

Nelson Mandela devant la Présidence

Voici Prétoria, la Présidence avec la statue géante de Nelson Mandela. Je fais le tour du jardin public qui l’entoure. Pas l’aile d’un butineur, pas la moindre écaille de papillon. Incroyable. Visite de la ville. Visite du Voortrekker Monument érigé en mémoire des pionniers boers et de leur grand Trek, leur migration entre 1835 et 1838 depuis la région du Cap jusqu’ici.

 

cochenilles

cochenilles

Dans les jardins du Monument des aloès et sur leurs feuilles, des insectes enfin… Ce sont des cochenilles…

le mignon cafard

le mignon cafard

Arrivés dans un grand hôtel. Le top du top. 260 chambres. On ouvre le lit. Chic un insecte : un mignon petit cafard. Voilà qui remonte le moral.

Au restaurant, immense (300 sièges), on va manger des grillades de koudou, on dirait du veau, d’éland (Taurotragus oryx), d’impala, de springbok, de la viande rouge … dans un cadre africain typique, mais c’est fait pour les touristes…

10ème jour : Et voilà notre dernier jour. Nous sommes à Johannesburg. Visite du Musée de l’Apartheid, émouvant, avec une superbe exposition sur Nelson Mandela, visite et repas dans un ancien bar clandestin, un shebeen, à Soweto… et ensuite la rue des Prix Nobel où habitaient Nelson Mandela et Desmond Tutu,

Il est l’heure de gagner l’aéroport. Sur notre route nous découvrons le stade où se sont "illustrés" nos footballeurs en ne descendant pas du bus lors de la Coupe du Monde en 2010.

le rhino de l'aéroport

le rhino de l'aéroport

Stop ! Dans la porte tambour d’entrée dans le hall de départ, un compagnon de voyage me signale un insecte de belle taille. On s’arrête. Mon épouse le ramasse délicatement avec son écharpe. Surprise c’est un superbe rhinocéros… Sa corne est cassée. Le coléoptère s’était coincé dans la porte. Je le photographie sous toutes les coutures avec mon téléphone mobile. Mon épouse va délicatement le déposer dehors dans un bac de plantes. On a perdu le groupe … Où sont-ils tous passés. Les voilà. Lassana, notre guide, lui aussi conquis, se demande s’il ne va pas se mettre à l’entomologie et proposer des safaris insectes. Bonne idée.

fragile la corne du rhino

fragile la corne du rhino

A l’arrivée la corne du bouchon rhinocéros de verre était cassée elle aussi. Il a fallu la recoller. Mais cela n'a pas tenu.

du côté des chutes Victoria

du côté des chutes Victoria

Post scriptum. Comme tous nos compagnons de voyage étaient sensibilisés par la photo d’insectes, un couple ayant fait l’extension aux chutes Victoria, m’a envoyé la photo d’une magnifique bestiole. Remarquable, c’est un coléoptère de la famille des Cerambycinae, un mâle de Purpuricenus laetus laetus, que l’on rencontre essentiellement en Afrique australe (Mozambique, Zimbabwe, Botswana, Zambie, Namibie et Afrique du Sud.).  Wouah !

Mes big five et en prime un impala à belles cornes

Mes big five et en prime un impala à belles cornes

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 16 Janvier 2018

Quand vous aimez faire de la photo d’insectes et que vous allez en voyage touristique dans un pays exotique, vous vous dites que vous allez vous régaler. La consultation de quelques ouvrages vous conforte et vous partez plein d’espoir. Normal.

Récemment, début novembre 2017, c’était un voyage en Afrique du Sud, un voyage organisé pour un petit groupe de 13 personnes avec un programme dense et passionnant, d’excellents guides francophones, mais, il faut le dire, peu de temps pour traquer les insectes. Le timing était impératif, cela se conçoit, d’autant que j’étais le seul intéressé par la faune entomologique, les autres étaient là pour les paysages et surtout les "big five" : le léopard, l’éléphant, le rhinocéros, le buffle et le lion. J’avoue, c’était également mon cas, bien sûr.

Le summum du voyage serait le Parc National Kruger avec 147 espèces de mammifères, plus de 507 espèces d’oiseaux, 114 espèces de reptiles, plus de 49 espèces de poissons, 4 espèces amphibiennes, 227 espèces de papillons (les autres ordres d’insectes n’étaient pas chiffrés) et 336 espèces d’arbres. Quelle biodiversité !

Bien, nous débutons par Cape Town, avec la visite de la ville, le City Bowl, qui débute comme il se doit par le château construit en 1666, puis Grand Parade la place de l’hôtel de ville avec le balcon d’où Nelson Mandela s’est adressé à la foule à sa libération. Le temps est gris et frais le matin. Il se réchauffe un peu en fin de matinée et c’est dans le Company Garden, le jardin botanique créé par la Compagnie hollandaise des Indes, que je vais voir mes premiers animaux en liberté : des écureuils, des pintades, des ouettes d’Egypte. Je cherche les insectes. Les massifs de fleurs me paraissent peu animés. Les pollinisateurs sont assez rares. Je suis surpris.

Quelques insectes d'Afrique du Sud

Enfin voilà une coccinelle rouge à points noirs dans une espèce d’ombellifère à fleurs jaunes, probablement du panais sauvage, Opopanax chironium, mais ce n’est pas notre coccinelle à 7 points Coccinella septempunctata. Mais laquelle ?

Il y a au monde dans la  famille des Coccinellidae, sept sous-familles, réparties en tribus… Elles sont évaluées à 6000 espèces. Celle-ci se caractérise par le dessin de son prothorax. Ce n’est apparemment pas une coccinelle asiatique, car cette espèce a également envahi l’Afrique du Sud venant des Etats-Unis, importée dans le cadre de la lutte biologique. Elle ressemblerait à Hippodamia variegata, la coccinelle des friches, qu’on appelle en anglais white collar ladybird, coccinelle à col blanc, mais les deux points estompés symétriques sous le prothorax me troublent. En plus cette coccinelle n’est pas endémique d’Afrique du Sud. Une variété proche ?

Tient Hippodamia me fait penser à hippopotame…

Quelques insectes d'Afrique du Sud

Bon maintenant, toujours dans le parc, quelques pollinisateurs, d’abord une grosse abeille noire, comme une xylophage française mais avec deux larges bandes jaunes, c’est Xylocopa caffra, que l’on trouve en Afrique centrale et du sud ainsi qu’à Madagascar.

Quelques insectes d'Afrique du Sud

Ensuite une abeille elle-aussi sur les ombelles jaunes. Ah non, regardez de plus près les yeux, c’est un diptère, un syrphe, que je me garderai de définir plus…

Quelques insectes d'Afrique du Sud

… Celle-ci sur la fleur mauve, c’est bien une abeille, peut-être même Apis mellifera.

Quelques insectes d'Afrique du Sud

Mais voilà enfin un papillon. Il se pose au sol. Serait-ce une vanesse ? Oui, on dirait bien une Belle-dame (Vanessa cardui). On trouve ce papillon migrateur partout dans le monde, sauf en Amérique du Sud et en Antarctique.

Quelques insectes d'Afrique du Sud

Un autre parait bien abimée avec les ailes postérieures déchirées. L’âge ou plutôt un oiseau qui a failli en faire son repas. Dommage car les parties manquantes nous auraient permis de l’identifier à coup sûr. Cela étant je penche pour Papilio demodocus, le Voilier des citronniers ou encore Papillon de Vinson. En anglais il porte de nombreux noms, mais vu qu’on approche Noël, je vous propose Christmas Butterfly. Il lui manque l’ocelle anal rouge centré de bleu caractéristique. Il est présent dans toute l’Afrique, sauf l’Afrique du Nord et le Sahara, ainsi qu’à Madagascar.

Dans l’après-midi, nous montons jusqu’au départ du téléphérique de Table Mountain, la Montagne de la Table. Impressionnant. Là j’ai pu observer d’autres xylocopes, toutes noires celles-là, mais un peu loin pour une photo correcte.

Le deuxième jour, nous partons pour le Parc national du Cap de Bonne Espérance. Il fait frais, très nuageux, très humide. Sur la route nous nous arrêtons pour observer des autruches dans un élevage. Là je vois un criquet qui se confond sur le sol, beige sur beige, mimétisme parfait. Il est petit. Ma photo est nulle. On passe.

A l’extrême pointe de l’Afrique, le ciel se dégage. Il y a beaucoup de vent. Ce n’est vraiment pas propice pour observer des insectes. De plus le paysage est grandiose. Je me passerai de mes bestioles, d’autant qu’il y a des autruches, des antilopes, des babouins, des phoques et même, au large, des baleines, mais trop loin pour les immortaliser.

Au restaurant, mes compagnons de voyage, qui à présent connaissent ma passion, motivés par la chasse aux insectes, me signalent une chenille non identifiée. Ensuite nous allons voir une réserve de "d’African penguins". Pour nous, des manchots. En français les pingouins volent et on ne les trouve que dans l’hémisphère nord. Ici c’est une colonie de Sphenicus demersus, autrement dit le Manchot du Cap.

Le Cap de Bonne Espérance

Le Cap de Bonne Espérance

Le deuxième jour, nous partons pour le Parc national du Cap de Bonne Espérance. Il fait frais, très nuageux, très humide. Sur la route nous nous arrêtons pour observer des autruches dans un élevage. Là je vois un criquet qui se confond sur le sol, beige sur beige, mimétisme parfait. Il est petit. Ma photo est nulle. On passe.

A l’extrême pointe de l’Afrique, le ciel se dégage. Il y a beaucoup de vent. Ce n’est vraiment pas propice pour observer des insectes. De plus le paysage est grandiose. Je me passerai de mes bestioles, d’autant qu’il y a des autruches, des antilopes, des babouins, des phoques et même, au large, des baleines, mais trop loin pour les immortaliser.

Au restaurant, mes compagnons de voyage, qui à présent connaissent ma passion, motivés par la chasse aux insectes, me signalent une chenille non identifiée. Ensuite nous allons voir une réserve de "d’African penguins". Pour nous, des manchots. En français les pingouins volent et on ne les trouve que dans l’hémisphère nord. Ici c’est une colonie de Sphenicus demersus, autrement dit le Manchot du Cap.

Quelques insectes d'Afrique du Sud

Plus tard, nous montons au Signal pour prendre l’apéritif : un verre de vin méthode champenoise et des biltongs, de la viande macérée dans les épices et séchée C’est une tradition ici. La vue domine Cape Town. Je vais à la recherche des insectes bien sûr. Pas grand-chose à me mettre sous la dent, il faudra se contenter des pintades sauvages. Il ne viendrait pas à l’idée d’un Sud-africain d’en manger. Qui plus est, elles sont protégées, alors qu’elles semblent pulluler. Je m’éloigne et voilà sur une fleur jaune, un insecte tout bleu. C’est un longhorn beetle, autrement dit en bon français, un longicorne. Apparemment de la famille de Cerambycinae. Désolé, je n’ai pas pu mieux l’identifier, pas plus que la fleur d’ailleurs, des bouquets denses de fleurs jaunes à 5 pétales..

Quelques insectes d'Afrique du Sud
Quelques insectes d'Afrique du Sud

Le 3ème jour, c’est la visite du vignoble : Franschhoek, Stellenbosch. Il fait très beau et même chaud. On devrait voir plein d’insectes… Et bien non.

A Franschhoek, le coin des Français, dans le jardin du Musée des Huguenots, il y a bien quelques abeilles sur les roses. Mais c’est dans les protéas, la fleur emblématique de la région – il en existe de nombreuses espèces sauvages ou cultivées -  que je vais photographier quelques abeilles. Maigre butin.

 

Le vignoble

Le vignoble

Le 4ème jour nous prenons l’avion pour Durban et de là direct vers Santa-Lucia dans le Zululand. C’est pour voir et photographier les hippopotames. Ils sont nombreux sur le site. Le must c’est de les prendre la gueule largement ouverte. On aperçoit aussi quelques crocodiles qui somnolent au ras de l‘eau, ainsi qu’un majestueux Aigle pêcheur ou Pygargue à tête blanche.

Pas d’insectes à se mettre sous la dent.

Le 5ème jour, nous sommes toujours en pays Zulu et au petit matin, notre premier safari dans une réserve privée, Zulu Nyala, ouvre la journée. Je vous énumère le gros gibier : phacochères, gnous, impalas, koudous, nyalas, girafes, hippopotames (magnifiques), éléphants – ce sera notre 1er big five, rhinocéros blanc – notre 2ème big five, je passe sur les pintades et autres oiseaux, crocodiles, lézards, buffles – notre 3ème big five, guépards (j’avoue, c’est le ranger qui a pris nos appareils pour les approcher et les photographier), et pour finir, zèbres. Belle matinée, vraiment bien remplie. Mais depuis le 4x4, pas question d’aller à la chasse aux papillons…

Nous poursuivrons le voyage. Il faut passer la frontière avec de très sérieuses formalités. Nous voilà dans le royaume du Swaziland, pays enclavé entre l’Afrique du sud et le Mozambique, gouverné par le roi Mswati III. Pour débuter, nous allons rencontrer Nkhosikati, une princesse swazi, qui a créé et dirige un orphelinat. Belle visite.

Quelques insectes d'Afrique du Sud

Le 6ème jour ce sera pour commencer un safari pédestre dans la réserve naturelle de Mlilwane à proximité de l’orphelinat. Phacochères, koudous, impalas, crocodiles dans l’eau et même à terre à moins de 20 m de nous… Heureusement, il est repu et ne songe pas à nous courir aux basques, car ici pas de 4x4, c’est pedibus jambus. Il fait frais, humide, pas d’insectes. Voilà cependant une belle termitière avec panneau pédagogique. Les termites par un système de ventilation très efficace maintiennent la température à 30°C. Ce matin, il fallait chauffer… Beau cas pratique pour le biomimétisme. Je ne vous parlerai plus de termitières, il y en a partout en Afrique du Sud.

Nous quittons le Swaziland (bien sûr nouvelles formalités à la frontière) et revenons en Afrique du Sud. Nous sommes dans la province du Mpumalanga (ancien Transvaal) ce qui signifie le lieu où se lève le soleil, dont la capitale est Nelspruit. Nous approchons du Parc Kruger, passant par un village à souvenirs, qui comprend une verrerie, où d’habiles artisans fabriquent de magnifiques objets, parmi lesquels bien sûr les "big Five". Je me contente d’acheter un bouchon rhinocéros. Bel objet mais fragile, il faudra bien l’emballer si on veut conserver la corne intacte. Désolé, mais je n’ai pas la place de m’étendre sur le braconnage des éléphants et des rhinocéros qu’on massacre pour couper les cornes. Certains croient que cela peut renforcer leur virilité. Qu’ils prennent du viagra, c’est moins cher et efficace au moins.

Quelques insectes d'Afrique du Sud

L’après-midi, nous visitons « Jane Goodall Center », une réserve où on fait du sauvetage de chimpanzés orphelins ou maltraités. Ils ne viennent pas d’Afrique du Sud : il n’y en a pas. Ils viennent d’autres pays où ils étaient en captivité et maltraités. Le plus âgé a 74 ans… Comme partout je cherche les insectes et découvre au plafond de l’accueil du centre un bel ichneumon au plafond. L’insecte hyménoptère construit son nid.

Quelques insectes d'Afrique du Sud

Pendant que nous observons les chimpanzés, une de mes compagnes de voyage me signale un bousier qui roule sa pilule dans l’enclos des grands singes. Le brave coléoptère sort de l’enclos après moults avatars, perdant la boule, la retrouvant, tombant sur le dos, faisant un instant le mort. Il est loin mais j’ai un bridge 600 mm (prévu pour le gros gibier) et j’arrive à la fixer. Je ne suis pas mécontent et pense au vieux père Fabre, qui a observé ce manège, mais aussi à mes petits bousiers géotrupes en péril dans la forêt d’Halatte.

Après quelques heures de route, routes excellentes comme dans tout le pays (et nous avons fait beaucoup d’heures de route), nous arrivons à nos lodges au bord de la Rivière des Crocodiles en lisière du Parc Kruger. Le soleil se couche. Au loin un éléphant s’approche de la rivière…

vue sur la Rivière des Crocodiles aux portes du Parc Kruger

vue sur la Rivière des Crocodiles aux portes du Parc Kruger

à suivre ...

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 29 Décembre 2017

L'Agrion de l'Oise vous présente ses meilleurs voeux pour 2018

D'ores et déjà nous vous invitons à notre assemblée générale

L'Agrion de l'Oise vous présente ses meilleurs voeux pour 2018

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 12 Décembre 2017

Dimanche 10 décembre après-midi. L’Abbaye royale du Moncel bourdonne, normal pour un concert dédié aux insectes. Ce sont les toutes dernières répétitions des artistes et l’arrivée des premiers spectateurs. 15h45, la chorale A Croche Chœur peaufine les derniers raccords. Des questions se posent à propos de la position du piano : le plateau sera bien rempli par le tutti du final.

Avant le concert ©L’Agrion de l’Oise

Avant le concert ©L’Agrion de l’Oise

On note que la décoration fait appel aux photos des candidats sélectionnés du concours photo « Insectes de France » 2017 et à quelques panneaux de fond de scène : des papillons mais aussi des clarinettes entourées d’insectes.

Les spectateurs s’impatientent dans les escaliers. La porte ne s’ouvrira qu’à 16h00. Deux files s’installent. Ceux qui ont réservé mais pas payé, ceux qui n’ont ni réservé ni payé. Les chargés de l’accueil s'affairent. Pendant ce temps se font les derniers réglages de la sono et de l’éclairage. La salle se remplit. Il faut rajouter quelques sièges. 16h30, un petit retard est annoncé : il y a encore des arrivants. 16h40, le concert débute. La salle est pratiquement comble. 270 personnes ? Plus ? Sans doute...

L’animateur ouvre enfin la 3ème édition de Notes d’insectes. En 2015 « du baroque au classique » avait le violon et la flute en instruments vedettes. En 2016 « du classique au jazz » faisait appel au saxophone. Cette année l’Agrion de l’Oise propose « du classique à la variété » avec la clarinette. Christophe Chauvet assure solos, duos et accompagnements au piano depuis la 1ère édition de ce festival musico-entomologique. Mais ce concert ne pourrait pas avoir lieu dans ce cadre prestigieux sans les collectivités qui soutiennent l’association et qu’il convient de remercier :

  • le Conseil régional dans le cadre de Hauts de France en Fête
  • le Conseil départemental de l’Oise
  • la Communauté de Communes Pays d’Oise et d’Halatte

Ces deux derniers soutiens sont représentés par Madame Khristine Foyart, vice-présidente à la culture au Conseil départemental et à la Communauté de Communes. La présence de Madame Dominique Lavalette, conseillère départementale, est également notée.

Madame Catherine Martel, directrice de l’agence du Crédit Mutuel Nord Europe de Pont-Ste-Maxence, qui soutient ce concert, est également présente, ainsi qu'Hubert Carpentier de Calepins & Epures qui réalise les grands panneaux décoratifs.

N.B. La ville de Verneuil-en-Halatte assure un soutien logistique, notamment avec les grilles supports des photos. Les amis du Vieux Verneuil ont fourni la sono et la Compagnie théâtrale de Verneuil l'éclairage.

Introduction par Roger Puff  ©L’Agrion de l’Oise

Introduction par Roger Puff ©L’Agrion de l’Oise

A Croche Chœur s’étant mis en place pendant cette introduction, il est temps de faire place à la musique. Mais pour ne pas faire mentir l’intitulé du concert, le classique se doit de précéder la variété. En l’absence de la récitante, Annie Dauny, bloquée chez elle par un refroidissement, c’est l’animateur, qui n’est autre que le président de l’Agrion de l’Oise, qui va lire un texte du 17ème siècle : le Collectionneur d’insectes, un fichu caractère vu par le grand Jean de La Bruyère. Le personnage, qui se veut le plus grand collectionneur de papillons d’Europe, est effondré par la mort sur son doigt d’une petite chenille …

A Croche Choeur ©L’Agrion de l’Oise

A Croche Choeur ©L’Agrion de l’Oise

Autre changement au programme, A Croche Chœur que dirige habituellement Martine Magdeleine, absente pour raisons familiales graves, est conduite a capella par Christophe Chauvet. Successivement nous suivons le papillon et l’abeille d’Henri Salvador, puis un autre papillon de Richard Gotainer et enfin la petite puce de Sacha Distel.

Il était impossible de ne pas rendre aujourd’hui hommage à Johnny Halliday, lendemain de ses obsèques. Mais avec quelle chanson ? Et de toute façon il n’y aurait pas eu assez de temps pour la préparer. La chanson quelqu’un l’a trouvée. C’était celle où Johnny évoque un scarabée : Le jour de ma naissance / Un scarabée est mort / Je le porte autour de mon cou / Fleur de porcelaine…

La chanson date de 1969 et son titre est Voyage au pays des vivants. Pauvre Johnny, tu n’y es plus… Mais la veille même aux informations, on apprenait que Johnny avait chanté une autre chanson, celle-là au programme de ce concert. On le verra plus tard.

Jeanne Manesse ©L’Agrion de l’Oise

Jeanne Manesse ©L’Agrion de l’Oise

Le Chœur ayant quitté la scène, une toute jeune pianiste, élève de Christophe Chauvet, Jeanne Manesse interprète trois pièces du Petit monde de la forêt, bruissant d’insectes bien sûr. Occasion de découvrir Moustique, Une sauterelle et La Danse de mademoiselle Cigale. Il y avait encore La Chenille, La Fourmi, Le Grillon, Le Papillon, mais ce sera pour une prochaine fois. Cette œuvre est du compositeur français Jean Hody, à qui on doit plus de 900 œuvres. Il nous a quitté à 80 ans passés, en août dernier.

Puis va suivre une nouvelle série d’insectes avec la clarinette d’Anne Leforestier, accompagnée par Christophe Chauvet au piano. Ce sont de courtes pièces tirées d’Insecta, 3 sonatines, qui en comporte douze avec 1. Dictyoptères, 2. Coléoptères et 3. Hyménoptères. Insecta est une œuvre d’Octave Juste, compositeur contemporain né en 1970. Un nom trop beau pour être vrai pour un musicien. A vrai dire c’est le pseudonyme de Pierre-Yves Rognin à la double formation musicale et scientifique.

Anne Leforestier et Christophe Chauvet ©L’Agrion de l’Oise

Anne Leforestier et Christophe Chauvet ©L’Agrion de l’Oise

Nous n’aurons ici que quatre pièces. D’abord deux avec des familles d’insectes peu appréciées de l’ordre des dictyoptères, et c’est peu dire, les termites et les blattes, mais néanmoins remarquables. Pensez que les termitières sont des modèles de régulation thermique. Quant aux blattes, elles sont réputées pour leur résistance et on pense utiliser des molécules que l’on trouve dans leur cerveau comme bactéricide. Puis un coléoptère que l’animateur aime beaucoup, le bousier, et dont le sort le préoccupe (voir un précédent article de ce blog). Il n’y a en effet pas que l’abeille à protéger. Celle-ci sera la vedette du 4ème morceau. Mais comme c’est la porte-parole de toute la gent insecte dans les médias, nous n’en dirons pas plus ici.

Christophe Chauvet ©L’Agrion de l’Oise

Christophe Chauvet ©L’Agrion de l’Oise

Nous retrouverons Octave Juste un peu plus tard avec un autre hyménoptère, un peu moins aimé que la petite abeille, il est vrai. Mais auparavant Christophe Chauvet va jouer Les Sylvains, une pièce de Cécile Chaminade, une de nos grandes compositrices françaises. Les sylvains sont de très beaux papillons de jour, des rhopalocères, de la famille des vanesses : paon du jour, belle-dame et autre vulcain …

Franceline Legrand ©L’Agrion de l’Oise

Franceline Legrand ©L’Agrion de l’Oise

Nous restons avec les papillons puisque c’est Franceline Legrand, qui a bien voulu remplacer Annie Dauny au pied levé, qui va nous proposer Papillon, un texte de Cléon Galoppe d’Onquaire, en fait Pierre-Jean-Hyacinthe-Adonis Galoppe-Donquaire, poète et librettiste… Ouf ! Un texte plein d’humour. Ces papillons ce sont autres que des messieurs qui papillonnent de dames en dames.

Anne Leforestier et l'ensemble de clarinettes ©L’Agrion de l’Oise

Anne Leforestier et l'ensemble de clarinettes ©L’Agrion de l’Oise

Le concert se poursuit avec un ensemble de 16 clarinettistes. Ce sont les élèves d’Anne Leforestier du conservatoire communal des pratiques musicales de Nogent-sur-Oise et ceux de Martine Magdeleine de l’école de musique de Montataire. C’est Martine qui a fait l’arrangement de La Guêpe, autre hyménoptère, un des morceaux d’Insecta, les 3 sonatines d’Octave Juste.

Elle devait diriger l’ensemble et c‘est Anne Leforestier qui la remplace. Les musiciens de noir vêtus portent un élément ou un accessoire jaune pour mieux évoquer la bête piqueuse. Les hyménoptères plaisent bien aux compositeurs. En 2015 nous avions eu l’Abeille de Franz Schubert, l’an dernier le Vol du Bourdon de Nicolaï Rimsky-Koraskov, voici la Guêpe.

Ariana De Santis ©L’Agrion de l’Oise

Ariana De Santis ©L’Agrion de l’Oise

À présent une jeune pianiste, élève de Brigitte Richard, enseignante au conservatoire intercommunal Adam de la Halle à Pont-Sainte-Maxence, Ariana De Santis interprète les insectes dansent de Marie-Luce Lucas. Née en 1935, elle était compositrice, pianiste et professeure de chant choral et de formation musicale au conservatoire de Saint- Denis de sa création, en 1966, jusqu’en 2002. Elle est décédée en 2015. Nous écoutons successivement annoncés par Ariana : Valse pour une puce, Ballade pour un scarabée, Arabesques de la libellule et Ronde du moustique. L’œuvre comprend encore Danse mécanique du criquet, on se le garde pour une autre fois.

Et voici la jeune soprano, Faustine Picco. Elle est née tout près d’ici à Verneuil et les vernoliens en sont très fiers. Elle a du talent, beaucoup, et elle a ici ses fans. Déjà très engagée dans la profession, elle poursuit ses études musicales à la Scola Cantorum à Paris. En plus elle chante dans toutes les langues ou presque. Certains ont eu le plaisir de l’entendre en russe à un concert du Chœur des Aulnes, mais ce ne sera pas le cas aujourd’hui

Faustine Picco et Christophe Chauvet ©L’Agrion de l’Oise

Faustine Picco et Christophe Chauvet ©L’Agrion de l’Oise

Accompagnée par Christophe, elle chante en français Les cigales d’Emmanuel Chabrier, puis en allemand Der Knabe und der Immlein, le garçon et l’abeille, d’Hugo Wolf, l’histoire d’un garçon amoureux d’une fille, c’est courant, mais qui veut se servir d’une abeille comme messager. L’abeille le met en garde. Enfin en espagnol Zapatadeo, un air tiré d’un opéra mexicain. Là encore un garçon se plaint d’une jeune fille qui l’a piqué au cœur comme une araignée. L’air est du genre de la tarentelle, danse qu’on exécutait en Italie pour se débarrasser du venin des tarentules. L’Agrion de l’Oise n’est pas sectaire puisqu’il accepte qu’on chante les araignées. Ce ne sont pas des insectes, mais des arachnides. Elles ont 8 pattes… Faustine conquiert incontestablement le public avec sa grâce et sa belle voix.

A Croche Choeur ©L’Agrion de l’Oise

A Croche Choeur ©L’Agrion de l’Oise

A Croche Chœur revient avec une puce, encore une, la puce et le pianiste d’Yves Duteil…Mais là c’est a capella et c’est le pianiste qui dirige loin de son clavier. Puis c’est une version de La cigale et la fourmi, de Charles Trenet. C’est indubitablement le couple d’insectes le plus mis en musique. Mais combien peut-il bien y avoir de compositeurs qui ont repris cette fable du bon Jean de La Fontaine ?

Christophe Chauvet ©L’Agrion de l’Oise

Christophe Chauvet ©L’Agrion de l’Oise

Après ces chansons, notre pianiste quittera la puce pour retrouver son clavier et une libellule, celle de Raoul Pugno… jeune prodige de mère lorraine et de père italien, découvert par Ambroise Thomas, qui plus tard sera le professeur de Nadia Boulanger. On lui doit aussi et entre autres un ballet Les papillons.

Frabnceline Legrand ©L’Agrion de l’Oise

Frabnceline Legrand ©L’Agrion de l’Oise

À sa suite, Franceline Legrand interprète le poème Souvenirs d’une nuit, poème fourmillant d’insectes divers : [...] La forêt se taisait, les sentiers solitaires / Devenaient habités par les coléoptères / Aux élytres de feu : le carabe pourpré,  / Le brillant calosome et le drile doré / S'y donnaient rendez-vous ; la verte cicindelle / Y disputait la place à l'humble coccinelle [...]

L’animateur nous apprend que les vers sont d’un poète de 29 ans, Alphonse Labitte, extraits du recueil Les Sentimentales publié en 1881 et nous en dit plus sur ce personnage. L’an dernier pour la 2ème édition du concert, Annie Dauny avait lu un passage de son ouvrage Mœurs des insectes datant de 1924. Pour l’animateur c’était de toute évidence un entomologiste mais aujourd’hui totalement oublié. Il a cherché à en savoir plus et a pu reconstituer sa vie et son œuvre.

Il nait à Paris en 1852, son père étant originaire de Camprémy dans l’Oise Toute sa vie il se passionne pour la nature et les insectes. Jeune il est poète et ses vers sont mis en musique par une vingtaine de musiciens plus ou moins connus, notamment Gabriel Pierné pour son poème Mignonne. Il est l’ami de Camille Saint-Saëns, entomologiste en amateur. Il n'y a toutefois pas de référence à une œuvre musicale commune. Ensuite il est critique d’art, puis journaliste. En 1890 il est rédacteur en chef du Progrès de l’Oise à Compiègne. Puis il est enlumineur et éditeur d’ouvrages sur cet art. Ses dessins de papillons sont superbes. Enfin à 55 ans passés, il est assistant libre au Muséum national d’Histoire naturelle. Dans un laboratoire au sous-sol d’un bâtiment de la rue de Buffon, il élève des insectes. Son rêve est qu’il y ait un insectarium avec bien sûr des insectes vivant à Paris. Août 1914, arrive la guerre et la fin de son rêve. Après 1918 il écrit de nombreux articles de vulgarisation. Mais c’est une longue histoire. Si elle vous intéresse, l’animateur fera une conférence sur cet illustre inconnu le mardi 27 mars 2018 aux Amis du Vieux Verneuil.

Faustine Picco ©L’Agrion de l’Oise

Faustine Picco ©L’Agrion de l’Oise

Ah oui, il aurait également été mis en musique Massenet. Là encore pas de trace. Jules Massenet, justement… revoici Faustine et Christophe, qui nous enchantent avec un air de Jules Massenet tiré de l’opéra Cendrillon sur un livret d’Henri Caïn : Reste au foyer petit grillon.

En 2015 nous avions un Insektarium au piano de Rued Langgaard, compositeur danois, l’an dernier un Insectarium de Jean Françaix au clavecin. Cette année notre insectarium virtuel sera une Suite d’insectes. L’Agrion de l’Oise a le grand plaisir de proposer une création. Contrairement à ce que dit l’affiche, ce n’est pas une création en France, mais bien en Europe, car cette pièce n’a jamais été jouée sur notre continent. Sa compositrice, Gene Emerson, dit l’avoir jouée elle-même au Canada, son pays, aux Etats-Unis, en Amérique du Sud et en Chine, le pays d’origine de sa maman. Gene Emerson a été découverte par son site Internet. Sa pièce Suit of Insects pour clarinette et piano a emballé le président de l’Agrion de l’Oise qui l’a contactée. Elle a tout de suite été d’accord pour en envoyer la partition. Anne Leforestier et Christophe Chauvet ont aimé sa musique et il a été décidé d’en faire la pièce phare de ce concert.

Gene Emerson est venue au Moncel un samedi de juillet dernier pour voir où sa musique serait donnée. Christophe Chauvet et Roger Puff l’ont reçue à l’abbaye et dans cette salle de concert. Elle suivait alors un stage à la Scola Cantorum à Paris, où elle a failli croiser Faustine. Elle a eu 20 ans en août. Elle est donc toute jeune. Son papa est d’origine iranienne, sa maman est chinoise. Elle vit à Vancouver. Elle va aller s’installer à Toronto pour en parallèle à la musique poursuivre des études de physique

Anne Leforestier ©L’Agrion de l’Oise

Anne Leforestier ©L’Agrion de l’Oise

Successivement les cinq pièces qui composent la suite sont jouées avec brio par nos deux musiciens : Danse du papillon, Valse du criquet, Chenille arpenteuse, Marche des fourmis, Mignonne coccinelle.

Anne Leforestier et Christophe Chauvet ©L’Agrion de l’Oise

Anne Leforestier et Christophe Chauvet ©L’Agrion de l’Oise

Sachez que Gene Emerson avait envoyé la veille un message de sympathie aux organisateurs, en français s’il vous plait car elle le parle très bien : « Le programme a l’air merveilleux et je vous souhaite la meilleure des chances avec le récital. Je suis sûre que cela ira merveilleusement bien. Merci encore pour l’exécution de ma pièce. Tout le meilleur ! ». Gene sera certainement très contente quand elle découvrira l’enregistrement de son œuvre jouée par Anne et Christophe.

Le concert n’est pas loin de s’achever, mais nous allons d’abord écouter le chant des cigales.

Faustine Picco ©L’Agrion de l’Oise

Faustine Picco ©L’Agrion de l’Oise

Ceux et celles qui étaient là l’an dernier se souviennent de l’air de Madame Butterfly de Puccini chanté par Sophie Pattey. L’opéra était inspiré par un roman de Pierre Loti. Et bien ce même roman a aussi inspiré André Messager pour son opéra Madame Chrysanthème. Et c’est Faustine Picco qui nous fait entendre le merveilleux air Écoutez le chant des cigales.

Tutti final ©L’Agrion de l’Oise

Tutti final ©L’Agrion de l’Oise

Après les applaudissements qui saluent son excellente prestation, tout le monde, choristes parés de rouge et clarinettistes de jaune se réunissent pour chanter et jouer La Chasse aux papillons sous la direction de Christophe Chauvet. L’arrangement pour chœur et clarinettes est de Martine Magdeleine. Et hier soir nous avions effectivement appris que Johnny, alors jeune chanteur passait en première partie de Georges Brassens. Il était régulièrement sifflé par les admirateurs du poète moustachu. Un soir cependant il avait en chantant la Chasse aux papillons conquis ce public hostile . L’histoire ne dit pas s’il l’a rechanté souvent, en tout cas cela ne figure pas dans la liste de ses chansons et il ne l’a pas enregistré.

Tradition oblige. Pour Notes d’Insectes les artistes ne sont pas remerciés par un bouquet de fleurs, mais par des fleurs transformées par les abeilles : du miel ! Et le public apprend s’il ne le sait pas que pour faire un kilo de miel, 6000 abeilles butinent plus de 4 millions de fleurs et parcourent 150000 km, soit près de 4 fois le tour de la Terre.

Le miel ©L’Agrion de l’Oise

Le miel ©L’Agrion de l’Oise

Le pot de l’amitié clôt ce concert avec la possibilité de goûter à ces bestioles, grillons, criquets ou vers de farine que 2 milliards de Terriens mangent tous les jours. Mais soyez rassurés, il y a aussi des amuse-gueules plus classiques pour notre goût occidental.

Merci aux artistes, merci au public et merci aux collectivités et aux entreprises et associations qui soutiennent l'Agrion de l'Oise et ce concert particulièrement original "Notes d'Insectes" qu'elle organise depuis 3 ans et qui perdurera peut-être...

 

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 20 Novembre 2017

Le concert "Notes d'insectes" : 3ème édition, du classique à la variété

« Notes d’Insectes - du classique à la variété »

Création de "Suite d’insectes", œuvre pour clarinette et piano

de la jeune compositrice canadienne, Gene Emerson

Gene Emerson à l'Abbaye royale du Moncel (juillet 2017) ©lagriondeloise

Gene Emerson à l'Abbaye royale du Moncel (juillet 2017) ©lagriondeloise

Dans le cadre de ses actions et pour la 3ème année consécutive, L’Agrion de l’Oise présente un concert sur le thème des insectes, qui se tiendra le dimanche 10 décembre 2017 à 16h30 dans le cadre prestigieux de l’Abbaye royale du Moncel (Pontpoint). Cette année, l’association propose, à côté d’œuvres du répertoire classique, la création en France, et même en Europe, de l’œuvre "Suite d’insectes" de la jeune compositrice canadienne Gene Emerson. Des œuvres de variétés figurent également au programme de cette 3ème édition.

Au programme de la 3ème édition 2017 du Concert « Notes d’Insectes »

Après le succès rencontré par les deux premières éditions en 2015 et 2016, L’Agrion de l’Oise renouvelle cette manifestation dans le cadre de l’Abbaye royale du Moncel. Après le violon et la flute en 2015, le saxophone en 2016, ce sera cette année la clarinette avec en soliste Anne Leforestier, accompagnée par Christophe Chauvet.

L’idée est en effet de renouveler les interprètes et les instruments pour donner un nouvel intérêt chaque année, en maintenant le thème de l’insecte particulièrement original et rarement exploité. Tout le monde connait le Vol du Bourdon de Nicolaï Rimski-Korsakov, mais il faut savoir que le répertoire dédié aux insectes reste à ce jour plutôt réduit. Il y a certainement encore des trouvailles à faire et ceci représente un challenge tant pour l’organisateur que pour les interprètes. Il est d’ailleurs envisagé pour l’avenir avec la notoriété escomptée de faire appel à de jeunes compositeurs de talent pour la création d’œuvres nouvelles afin d’enrichir un répertoire classique encore trop rare. Des contacts positifs avec un jeune compositeur français ont été pris en ce sens.

Les partenaires de cette manifestation sont la Région Hauts-de-France, le Conseil départemental de l’Oise, la Communauté de Communes Pays d’Oise et Halatte, ainsi que le Crédit Mutuel Nord-Europe. La ville de Verneuil-en-Halatte apporte un soutien logistique.

Réservation conseillée

Tarif 10 €, gratuit pour les moins de 12 ans.

Page Facebook https://www.facebook.com/lagriondeloise/?fref=ts

Site Internet http://lagriondeloise.over-blog.com/

Contact :   lagriondeloise@orange.fr  tél : 06 25 00 21 26

Adresse postale : c/o CCPOH 1, rue d’Halatte – BP 20255 – 60722 PONT-SAINTE-MAXENCE

Gene Emerson et Christophe Chauvet à l’Abbaye royale du Moncel (juillet 2017) ©lagriondeloise

Gene Emerson et Christophe Chauvet à l’Abbaye royale du Moncel (juillet 2017) ©lagriondeloise

La base du concert « Notes d’Insectes » est la musique classique vocale et instrumentale, du baroque au moderne, avec des œuvres et des artistes de grande qualité et un grand souci d’éclectisme.

La direction artistique est, comme les années précédentes, assurée par Christophe Chauvet, qui accompagne également les solistes au piano et donnera des pièces pour piano seul de Cécile Chaminade et de Raoul Pugno. A noter que deux élèves de Christophe Chauvet se produiront chacun dans une pièce.

Diplômé des CRD de Bourges et d’Aulnay-sous-Bois, de l’Ecole Normale de Musique de Paris et de l’Université Paris IV Sorbonne, Christophe Chauvet est Prix de la Ville de Paris et lauréat du Tournoi International de Musique de Rome. Il mène de front une double activité de musicien (pianiste accompagnateur et chef du Chœur et Orchestre de Chambre de Senlis), et de pédagogue (professeur de piano et chef d'établissement d’un conservatoire du Val d’Oise). 

Après Insektarium de Rued Langaard pour piano en 2015 et Insectarium de Jean Françaix pour clavecin en 2016, la pièce emblématique du concert 2017 sera Suite of Insects, pour clarinette et piano, de la jeune compositrice canadienne Gene Emerson. Cette pièce n’a à ce jour jamais été jouée en Europe. La compositrice, qui est venue sur place en juillet, est très heureuse que sa musique soit jouée en France.

Gene Emerson (née le 30 août 1997) est une compositrice et une pianiste canadienne d'origine chinoise, habitant Vancouver. Elle a étudié le piano dès l'âge de 4 ans et fait ses premières compositions à 11 ans. Elle a donné elle-même cette pièce au Canada, aux Etats-Unis, en Amérique du Sud et en Chine. Elle a suivi en juillet 2017 la formation composition de la Schola Cantorum à Paris. Parallèlement elle suit des études de physique nucléaire au Canada.

La pièce Suite of Insects de Gene Emerson sera jouée au piano par Christophe Chauvet et à la clarinette par la soliste Anne Leforestier, qui interprètera d’autres pièces pour clarinette seule, notamment Trois sonatines Insecta d’Octave Juste, en solo ou avec ses élèves et ceux de Martine Magdeleine pour former un ensemble de 16 clarinettistes.

Titulaire du Diplôme d’État de professeur de clarinette, Anne Leforestier débute par l’étude du piano avant de se diriger vers la clarinette. Elle obtient alors au Conservatoire de Caen des premiers prix en Clarinette, Formation Musicale et Musique de Chambre (avec Félicitations du Jury). Par la suite elle obtient un Premier Prix de clarinette et le Diplôme d’Études Musicales au CNR de Paris (classe de Richard Vieille et Franck Amet), avant de se perfectionner au Conservatoire de Versailles auprès de Philippe Cuper. Parallèlement, elle intègre au CNR de Paris le Département de Formation aux Métiers d’Orchestre, dirigé notamment par Georges Prêtre, et la classe de Musique de Chambre de Paul Meyer et Eric Le Sage. Elle enseigne également aux Conservatoires de Taverny, Chantilly et Nogent sur Oise et fait partie de l’équipe pédagogique du Ménestrel de Chantilly.

Elle était interprète cet été au Festival off d’Avignon dans la pièce "Olympia ou la mécanique des sentiments" mise en scène par William Mesguich.

 

La partie vocale classique sera assurée par la jeune soprano Faustine Picco, originaire de Verneuil-en-Halatte dans un répertoire multilingue, avec des mélodies d’Emmanuel Chabrier, Jules Massenet, Hugo Wolf et un chant populaire sud-américain.

Instrumentiste depuis son enfance (flûte à bec et piano), Faustine Picco intègre la maîtrise des Maisons d'Education de la Légion d'Honneur puis son ensemble vocal dont elle sera soliste jusqu'à l'obtention de son baccalauréat. Après son passage au département de musique baroque du CRR de Boulogne-Billancourt dans la classe de flûte à bec de Michelle Tellier, elle entre à la Schola Cantorum en chant lyrique pour bénéficier de l'enseignement de Jacqueline Bonnardot. Faustine obtient le DEM de chant lyrique du CRR de Versailles en 2016 et est aujourd'hui en cycle supérieur de chant lyrique dans la classe de Daniel Bonnardot à la Schola Cantorum

 

Cette année, une nouveauté, des œuvres de variété chantées par "A Croche Chœur", chorale à quatre voix dirigée par Martine Magdeleine, ouvrent "Notes d’Insectes" au monde de la chanson (Charles Trenet, Georges Brassens, Henri Salvador ; Yves Duteil, Richard Gotainer,  …).

A Croche Choeur dirigée par Martine Magdeleine ©lagriondeloise

A Croche Choeur dirigée par Martine Magdeleine ©lagriondeloise

"A Croche Chœur", qui compte à ce jour environ 30 choristes sous la direction de Martine Magdeleine, s’est constituée en 2014 à l’occasion de la création d’un spectacle musical "Aux Racines de l’Amour". Elle se produit régulièrement à travers notre région pour diverses occasions. Son répertoire polyphonique est essentiellement axé sur la Variété française

Après l'obtention de son prix en classe de clarinette au CNR de Versailles en 1979, Martine Magdeleine s'oriente parallèlement à la direction de chœur d'enfants et d'adultes en participant à des stages avec des personnes de renom comme Scott Alan Prouty, Pascal Baudrillard, Michel Jakobiec, Eric Trémolière, Claire Marchand. Actuellement elle dirige un chœur d'enfants au Conservatoire de Nogent-sur-Oise, un chœur d'adultes aux Ageux, et enseigne la clarinette à l’école de musique de Montataire.

 

Cette année encore il est fait appel à Annie Dauny, récitante, pour quelques intermèdes littéraires avec des textes entre autres de La Bruyère et d’un entomologiste (d’une famille originaire de l’Oise).

Formée à la lecture à haute voix par Mireille Guerre, comédienne et metteur en scène, Théâtre des Bernardines à Marseille et par Marc Roger, lecteur public. A créé en 2004 l'association Les Histoires d'Annido, qui intervient lors d’événements culturels en Picardie et en Ile de France. Partenaire du service éducatif du Château de Chantilly pour la réalisation de balades contées auprès d’un public scolaire.

Annie Dauny à l'occasion de "Notes d'Insectes 2016" ©Bernard Flament / lagriondeloise

La présentation des artistes, des compositeurs et des œuvres sera assurée comme les années précédentes par Roger Puff, président de l’Agrion de l’Oise, qui donnera en regard des pièces l’éclairage entomologique correspondant aux insectes évoqués dans les œuvres

Voir les commentaires

Repost0