Publié le 21 Décembre 2018

Prolongation jusqu'au 15 janvier.

Profitez des vacances scolaires pour visiter "Des Ruches et des Abeilles".

L'exposition est ouverte de 14 à 18h, sauf le mardi, les  25 décembre et 1er janvier

Prolongation de l'exposition Des Ruches et des Abeilles
La galerie du Musée

La galerie du Musée

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Publié le 10 Décembre 2018

Conférence sur les chenilles processionnaires

Nous terminerons l’année le mercredi 12 décembre à 20h00 par une conférence sur une espèce invasive : les chenilles processionnaires, qui tranquillement, inéluctablement, grimpent à l’assaut du nord de la France. Ce sera une conférence d’Anne-Maïmiti Mercadal, enseignante-chercheuse à UniLaSalle Beauvais.

Elle sera donnée Salle Polyvalente à Sacy-le-Petit, une nouvelle commune qui nous accueille.

Extrait d'un texte du début du XXème siècle

Chez certaines chenilles, l'esprit de famille est plus tenace, et je me reprocherais de ne pas vous parler un peu des processionnaires du pin et du chêne. Les premières ont été décrites quelquefois, mais sur la foi des anciens auteurs quelques erreurs ont été conservées, contre lesquelles je n'hésite pas à protester.

La chenille du pin porte un nom des plus bizarres (Cnethocampa Pityocampa), elle est très velue, avec des poils de différentes couleurs : ces poils tombent très facilement, ils s'envolent au moindre choc et nos habitants des forêts de pins maritimes de la Gironde et de la Charente-Inférieure savent, par expérience, que ces poils, entrant dans la peau, y causent des douleurs analogues à celles produites par les piqûres des orties. [...]

Lorsqu'elles vont à la pâture ce n'est plus comme pour B. Lanestris une débandade, ce n'est plus un troupeau de moutons qui se précipitent, dès que l'heure est venue, pour arriver au plus tôt dans le pré choisi. Les processionnaires du pin sortent très posément, d'un pas tranquille et régulier, à la file les unes des autres, tantôt en ligne droite, tantôt en festons, tantôt en guirlandes, passant partout où est passé le chef de file, conservant toujours le même ordre sans jamais chercher à se dépasser, la tête de la seconde touchant la queue de la première ; et la procession ne sera rompue qu'en arrivant sur le lieu du pacage. [...].

C. de Labonnefon, in Les chenilles, L'Intermédiaire des Bombyculteurs & Entomologistes, 1ère année, n°7 Juillet 1901

Bien sûr Anne-Maïmiti Mercadal nous donnera des informations bien plus récentes, sachant que les processionnaires sont depuis longtemps sorties des forêts du sud-ouest de la France. Elles ont gagné nos régions

NB. La chenille processionnaire du pin est la larve d'un papillon de nuit, le Thaumetopoea pityocampa (Denis & Schiffermüller, 1775). Elle fait partie de l'ordre des Lépidoptères, de la famille des Notodontidae et de sous-famille des Thaumetopoeinae. Cnethocampa est une appellation ancienne. L'auteur fait par ailleurs référence à B. Lanestris, qui est le Bombyx laineux, appelé aujourd'hui Eriogaster lanestris, et décrit par Carl von Linné (1758) sous Phalaena lanestris . Sa chenille est appelée laineuse du cerisier et elle n'a pas le comportement "suiveur" de la processionnaire.

 

 

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Publié le 26 Novembre 2018

Voilà des mois que ce concert se prépare, que l’on recherche des airs et des mélodies, que les artistes enfin les répètent.

Des insectes en musique pour le 4ème "Notes d'Insectes"

Le 25 novembre arrivé, la 4ème édition du concert "Notes d’Insectes" de L’Agrion de l’Oise peut se tenir et, cette année, c’est pour la 1ère fois dans la très belle et très confortable salle de La Manekine à Pont-Sainte-Maxence.

Qui plus est le concert se place dans la cadre du Festival en Voix des Hauts-de-France et au cours d’un week-end bien rempli titré "La Manekine fête la Voix". Le vendredi soir deux chorales, le Chœur des Aulnes et le Chœur des Trois Forêts, se sont produites en avant-scène de l’ensemble Aedes.

Aedes, un superbe ensemble dirigé par Mathieu Romano, mais si un aede chez les anciens grecs est un chanteur d’épopée, aedes chez les latins signifie aussi le foyer, la maison, et même et surtout chez le poète latin Virgile la ruche… Ne nous égarons pas sur un autre sens - et une autre étymologie, ce serait trop long d’en parler. Et oui Aedes (Meigen, 1818), c’est aussi un ensemble d’espèces de Culicidae, autrement dit de moustiques, avec notamment le célèbre Aedes albopictus, à savoir le moustique-tigre. Mais rien à voir avec cet ensemble de chanteurs qui nous a enchantés vendredi soir. Le dimanche matin, la Manekine affiche un "Atelier Ephémère voix" pour des master classes avec Jeanne Dambreville pour choristes petits et grands. Ephémère, sans aucun doute – pourquoi pas ? - pour faire référence à cet ordre d’insectes aujourd’hui bien menacé par pollution lumineuse et pollution chimique.

Tout naturellement "Notes d’Insectes" ne peut que prendre sa place dans ce programme alléchant pour donner voix aux insectes.

Pendant que se déroulent les master classes matinales, le piano arrive et est accordé, le décor – de grandes photos de papillons et d’abeilles – est installé tandis que les artistes répètent. 

A 15h45, Le Chœur des Aulnes, qui avait été une des vedettes de la toute 1ère édition de "Notes d’Insecte" en 2015, propose dans Le Club une nouvelle avant-scène ou un before si vous préférez.

Des insectes en musique pour le 4ème "Notes d'Insectes"

Le public se presse à présent dans le hall du théâtre décoré par les photos de la 5ème édition de notre concours « Insectes de France ». Une vidéo tourne en boucle avec les photos des lauréats des années précédentes. A 16h15, la grande salle ouvre ses portes et le public peut faire son entrée. La salle se remplit rapidement. Belle affluence de nature à satisfaire pleinement les organisateurs.

Pascal Reverte et Roger Puff

Pascal Reverte et Roger Puff

Pascal Reverte, directeur artistique de la Manekine, introduit le spectacle. Puis Roger Puff, président de l’Agrion de l’Oise, remercie tous ceux sans qui rien n’aurait pu être fait : la Manekine et ses équipes, la Communauté de Communes Pays d’Oise et d’Halatte, le Département de l’Oise et la Région Hauts-de-France. Il aurait plein de choses encore à dire sur cette manifestation musicale, sans doute la seule qui soit 100% dédiée aux insectes, qui se tient pour la 4ème année consécutive avec un programme toujours renouvelé.

Ils ont bien besoin les insectes qu’on fasse parler d’eux. Il y en a de moins en moins et leur déclin est un indicateur indéniable de la dégradation de notre environnement.

Mais place à la voix, place aux sauterelles, grillons, criquets et cigales, place aux coccinelles, aux libellules, aux papillons et aux abeilles. Place au vaste et merveilleux monde des insectes.

Emeline Moxel, accordéon, et Joël Tribhout, conteur

Emeline Moxel, accordéon, et Joël Tribhout, conteur

C’est par son très beau texte, Le Carnaval des insectes, où Des centaines de coccinelles colorées / Dansent une samba endiablée, que Joël Tribhout - reporter, photographe et poète, fabuliste même – lance le spectacle. Son texte est souligné par Emeline Moxel interprétant à l’accordéon un Carnaval de Venise de circonstance, arrangé par Pietro Fronsini (1856-1951).

Le Choeur d'enfants dirigé par Clémence Varin

Le Choeur d'enfants dirigé par Clémence Varin

et accompagné par Christophe Chauvet

et accompagné par Christophe Chauvet

Et puis vient le Chœur d’enfants du Conservatoire intercommunal Adam de la Halle, admirablement formé et dirigé par Clémence Varin, qui lance tout le public dans une chasse aux moustiques avec La balade du Moustique du groupe Zut. Il poursuit, accompagné par Christophe Chauvet au piano, par La Puce et le Pianiste d’Yves Duteil. Christophe, le dit pianiste, est, il faut le souligner, le directeur artistique de "Notes d’Insectes" depuis sa création en 2015.

Faustine Picco, soprano, accompagnée au piano par Christophe Chauvet

Faustine Picco, soprano, accompagnée au piano par Christophe Chauvet

Il est ensuite question de coccinelles et de papillons. Et c’est une jolie libellule, ou plutôt une jolie demoiselle, ne confondons pas anisoptères et zygoptères, qui va nous en parler. Faustine Picco, accompagnée par Christophe, nous offre – Dans le jardin multicolore et Comme un vol de papillons, deux mélodies extraites de Chansons printanières de Georges Hüe (1858-1948), un compositeur, élève de Gounod et de Franck, admiré par Debussy et Fauré, mais bien injustement oublié. Les poèmes sont de Jean Bénédict (1867-1914), dont malheureusement on ne sait pas encore grand-chose. Soulignons que Faustine a débuté sa formation musicale chez les Demoiselles de la Légion d’Honneur, cela justifie bien qu’on la qualifie de joli odonate.

C’est aussi cela "Notes d’Insectes", faire découvrir des œuvres et des compositeurs oubliés ou méconnus, parmi les œuvres dédiées aux insectes que recherchent inlassablement Christophe et nos artistes.

Puis Faustine et Christophe nous font entendre, sur un poème de Charles Leconte de Lisle (1818-1894), une mélodie de César Cui (1835-1918), un compositeur russe ayant fait partie du fameux Groupe des 5, avec Balakirev, Borodine, Moussorsky et Rimsky-Korsakov, le compositeur du fameux Vol du Bourdon, hyper connu celui-là - qu’il faudra un jour redonner pour "Notes Insectes".

Emeline Moxel

Emeline Moxel

Nous retrouvons Emeline Moxel et son accordéon dans Papillons noirs, un air de musette de Jo Privat (1919-1996), qui a fait les belles nuits de la rue de Lappe au Balajo, près de la Bastille. La salle grouillait de monde, mais on n’y faisait pas la chenille, c’est la java qui donnait des fourmis dans les jambes des danseurs.

Christophe Chauvet accompagne Joël Tribhout

Christophe Chauvet accompagne Joël Tribhout

Puis Joël Tribhout nous conte sa fable La Libellule et la Grenouille, un autre odonate  - charmante demoiselle aux ailes de dentelle - confronté à un redoutable amphibien, qui n’en ferait bien rien qu’une bouchée, devenue friandise excitant sa gourmandise. Sa fable est sous-tendue, éclairée devrait-on dire, au piano de Christophe par Les Lucioles de Wilfrid d’Indy, l’oncle de Vincent d’Indy, que l’on connait un peu mieux.  Ces lucioles, que l’on voit malheureusement de moins en moins dans le nord de la France d’après les résultats de la dernière étude participative de l’Observatoire des vers luisants et des lucioles.

Faustine Picco accompagnée par Emeline Moxel

Faustine Picco accompagnée par Emeline Moxel

Et à présent c’est à nouveau Faustine, accompagnée cette fois-ci par Emeline. Elles proposent L’Abeille de Emile-Jules Bret (1824-1891), un compositeur suisse de Genève, venu à Paris à l’appel de Meyerbeer, pour y composer des opéras, entre autres bibliques dit-on. Le poème est d’un certain Malan, probablement César Malan (1787-1864), un pasteur suisse compositeur de cantiques, mais nous ne pouvons le certifier. Il faudra donc les écouter religieusement., sans qu’on puisse entendre une mouche voler…

Puis ce sera, toujours par Faustine et Emeline, La Coccinelle de Victor Hugo (1802-1885), mise en musique par Camille Saint-Saëns (1835-1921), qui, on ne le sait pas assez, entomologiste amateur se passionnait pour les insectes. Il avait rapporté une collection de criquets de son voyage en Afrique du Nord. Les dermestes et les lépismes ont dû les dévorer, car on a perdu la trace de cette collection.

Camille Carpentier à la flûte piccolo

Camille Carpentier à la flûte piccolo

Camille Carpentier, à la flûte piccolo, prend la suite avec deux pièces extraites de la suite Insectes de Jean-Michel Damase (1928-2013), un pianiste et compositeur contemporain, qui nous a récemment quittés. Dommage qu’il n’ait pas sous-titré ses pièces, mais il laisse ainsi place à l’imagination. A chacun de découvrir quelles bestioles il a voulu évoquer.

Joël Tribhout

Joël Tribhout

Joël Tribhout nous conte à présent Le Blues de la Cigale, qui lassée de frotter ses cymbales pour séduire sa bien aimée […] rêve de faire le tour de la Terre. Le cafard de cette pauvre cigale est superbement accompagné par Emeline par toute la nostalgie de L’Enfant démon, un air de Claude Thomain, qui a été l’accompagnateur de Mouloudji et qui dirige l’orchestre d’accordéons de Savoie.

Emeline Moxel et Christophe Chauvet accompagne le Choeur d'enfants du CIAH

Emeline Moxel et Christophe Chauvet accompagne le Choeur d'enfants du CIAH

La cigale revenue de ses voyages lointains se retrouve avec le Chœur d’enfants. Et c’est dans La Cigale et la Fourmi, la plus que célèbre fable entomologique de ce cher bon vieux La Fontaine (1621-1695), si souvent mise en musique. Ici la musique, très entrainante et enjouée, est de Claude Torrent, compositeur contemporain, instituteur, puis directeur d’école, chef de chorale d’enfants lui-même. L'accordéon d'Emeline et le piano de Christophe accompagnent les enfants avec beaucoup d'allant.

Christophe Chauvet, Joël Tribhout, Emeline Moxel

Christophe Chauvet, Joël Tribhout, Emeline Moxel

Puis Joël nous fait part de La Complainte des Abeilles … Pauvres abeilles, soumises à la pollution meurtrière, et encore, Joël ne n’a pas évoqué les néonicotinoïdes, le varroa, le redoutable frelon asiatique… Le peuple des abeilles s’éteint […] l’humain devra payer l’addition.

Sa complainte est portée par Christophe et Emeline, avec la magnifique et mélancolique Romance tirée d’un opéra de Dmitri Chostakovitch (1906-1975), Ovod en russe, plus connu en anglais par The Gadfly. Le Gadfly, c’est le taon, ce redoutable diptère hématophage. En fait l’opéra ne parle aucunement de mouche, sauf à parler de mouche du coche, car on peut traduire Gadfly par l’enquiquineur, l’empêcheur de tourner en rond. Ah ! cette fichue pollution qui empêche les abeilles, non pas de tourner en rond, mais bien de retrouver le chemin de leur ruche.

Camille

Camille

Nous retrouvons Camille et son piccolo pour la 2ème partie d’Insectes de Jean-Michel Damase. Et toujours aucune information sur l’identité de ces insectes, mais on entend par les notes du piccolo qu’ils sont bien nombreux dans une nature encore généreuse. En sera-t-il toujours ainsi ?

Christophe Chauvet annonce une création "mondiale" par Faustine Picco

Christophe Chauvet annonce une création "mondiale" par Faustine Picco

Christophe, s’installant au piano, annonce trois mélodies que chantera Faustine.

La première, L’Abeille et la Guêpe, est une histoire de dards, que l’abeille conclut ainsi crânement  : Nous avons une arme pareille, / Mais pour des emplois différents : / La vôtre sert votre insolence, / La mienne repousse l'offense ; / Vous provoquez, je me défends. C’est une fable de Jean-Pierre Claris de Florian (1755-1794), fabuliste qui pâtit de l’ombre que lui avait faite La Fontaine, venu au monde 130 ans avant lui. La fable a été mise en musique il y a à peine deux mois par Bruno Gousset, un des professeurs de Faustine, tout spécialement pour elle et pour nous ce soir. C’est donc, il faut le dire, une création mondiale. Merci Monsieur Gousset.

Faustine Picco

Faustine Picco

La seconde Mignonne – où une abeille fait de la figuration - est de Gabriel Pierné (1863-1937), sur un poème d’Alphonse Labitte (1852-1931), dont "Notes d’Insectes" a proposé Souvenirs d’une nuit, un poème plein d’insectes de tous ordres en 2017 et Ne méprisez pas les insectes, un texte de vulgarisation scientifique en 2016. Ce personnage a d’abord été un jeune poète lamartinien d’inspiration, dont les poèmes ont été mis en musique par une vingtaine de compositeurs. Il a été l’ami de Saint-Saëns et de Massenet. Il a ensuite été critique d’art, puis rédacteur en chef du Progrès de l’Oise à Compiègne, puis enlumineur et à presque 60 ans enfin entomologiste attaché au Muséum national d’Histoire naturelle à Paris.

La dernière mélodie, Le Grillon, est justement un poème d’Alphonse de Lamartine (1790-1869) qu'interprète Faustine avec virtuosité sur une musique enjouée et rythmée de Georges Bizet (1838-1875).

Mille milliards d'insectes, vingt petits choristes et Clémence Varin

Mille milliards d'insectes, vingt petits choristes et Clémence Varin

Le concert se termine en beauté par Mille milliards d’insectes évoqués par les vingt très jeunes et talentueux choristes de Clémence Varin, qui ont donné un remarquable spectacle et que le public applaudit à tout rompre comme il se doit.

les applaudissements se poursuivent avec les solistes qui viennent les rejoindre sur scène.

Merci aux artistes, merci à la technique, merci au public.

Fin du concert

Fin du concert

Mais minute papillon, tout concert se termine toujours par des bouquets de fleurs. Les bouquets de l’Agrion de l’Oise, c’est la tradition depuis le premier "Notes d’Insectes" en 2015 – sont en fait des fleurs sublimées en un succulent miel par nos amies, ces chères abeilles.

Bravo les abeilles, bravo les artistes.

Au fait savez-vous que pour récolter 1 kilo de miel, il faut 6000 abeilles, qui butinent plus de 800 000 fleurs ! Et les abeilles doivent parcourir 40 000 km, soit le tour de la Terre.

 

Mais il reste encore le pot de l’amitié pour savourer ensemble tout le miel de ce beau concert.

 

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Publié le 16 Novembre 2018

Notes d'Insectes 4ème édition - Du classique au musette

Abeilles, bourdons, coccinelles, éphémères, grillons, fourmis, papillons, et bien d'autres sont de retour pour la 4ème année consécutive. En effet L'Agrion de l'Oise propose la 4ème édition de son concert "Notes d'Insectes" entièrement dédié aux insectes.

Cette année ce concert se tient pour la première fois à La Manekine, maison intercommunale des cultures et scène intermédiaire régionale, à Pont-Sainte-Maxence (Oise), dans le cadre du Festival en Voix, d'art lyrique et de chant choral, des Hauts-de-France, et c'est le dimanche 25 novembre 2018 à 16h30.

Le répertoire classique reste la base du concert, mais pour cette année il est fait appel à un instrument au vaste registre, souvent associé au musette, l’accordéon, mais tout à fait adapté au répertoire classique.

Après « Du baroque au classique », « Du classique au jazz », « Du classique à la variété », l’intitulé du concert est donc cette année « Notes d’insectes 2018 – Du classique au musette »

La direction artistique est assurée depuis l’origine de la manifestation par Christophe Chauvet, qui accompagne également les solistes au piano et donne des pièces pour piano seul.

La pianiste Christophe Chauvet est diplômé des CRD de Bourges et d’Aulnay-sous-Bois, de l’Ecole Normale de Musique de Paris et de l’Université Paris IV Sorbonne, Il est Prix de la Ville de Paris et lauréat du Tournoi International de Musique de Rome. Mènant de front une double activité de musicien se produisant en France et à l’étranger et de pédagogue, il est actuellement à la tête du CRC d’Herblay, il assure la direction musicale de Notes d’Insectes" depuis sa création en 2015. 

Il a donné le 13 octobre dernier à Verneuil-en-Halatte un très beau concert en hommage à Joseph Boulnois (1884-1918), un compositeur de talent né dans la commune et mort pour la France.

Il nous proposera entre autres Éphémères, une œuvre du compositeur Georges Auvray (1858-1931) et accompagnera les autres artistes.

L’accordéon d’Emeline Moxel est la vedette de ce concert passant de pièces très classiques à des morceaux emblématiques du musette, comme Papillons noirs de Jo Privat (1919-1996), qui fit jadis les beaux jours du Bal à Jo, rue de Lappe à Paris.

Emeline Moxel, est professeur de musique au Collège Anatole France de Montataire. En 2017 et 2018, elle a assuré l’accompagnement de la pièce Le Rat des Tranchées de Monique Fleurette dans le cadre de la commémoration dans l’Oise de la Guerre 1914-1918, en duo avec Mario Fleurette au violoncelle, avec qui elle s'est également produite dans le cadre du Festival des Clochers organisé par l’AMEM, l'école de musique et de danse de Montataire.

La partie vocale sera assurée par la soprano Faustine Picco dans un répertoire classique de mélodies françaises, notamment de Camille Saint-Saëns et Gabriel Fauré, accompagnée  soit par Christophe Chauvet (avec qui elle a récemment donné des œuvres de Joseph Boulnois), soit par Emeline Moxel à l'accordéon . Elle créera pour l'occasion une fable de Florian (1755-1794), mise en musique tout spécialement pour elle et pour ce concert par son maître, le compositeur Bruno ,Gousset, que nous remercions pour cette création.

Faustine Picco, instrumentiste depuis son enfance (flûte à bec et piano), a intégré la maîtrise des Maisons d’Éducation de la Légion d'Honneur, puis son ensemble vocal dont elle sera soliste jusqu'à son baccalauréat. Après son passage au département de musique baroque du CRR de Boulogne-Billancourt dans la classe de flûte à bec de Michelle Tellier, elle est entrée à la Schola Cantorum en chant lyrique pour bénéficier de l'enseignement de Jacqueline Bonnardot. Elle a obtenu le DEM de chant lyrique du CRR de Versailles en 2016 ainsi que les diplômes de Concert de chant lyrique et musique de chambre de la Schola Cantorum en 2018, dans les classes de D. Bonnardot, B. Gousset et J.P. Wallez. On la retrouve aujourd'hui dans les différentes productions des compagnies l'Etrange Boutique, Divinopera, ainsi que des projets personnels. 

On peut l'entendre ici dans Mignonne, un poème du poète-entomologiste Alphonse Labitte (1852-1934), mis en musique par Gabriel Pierné, illustrant une série de photos d'insectes dont les auteurs sont des photographes sélectionnés de notre concours "Insectes de France".

Camille Carpentier, élève de flûte dans la classe d'Elisabeth Dutrieux pendant près de 10 ans au Conservatoire de Creil, a pris la route pour le Conservatoire de Toulon où pendant deux années elle a travaillé avec David Dreyfus, flûtiste à l'orchestre de l'opéra de Toulon, et où elle a obtenu un Diplôme d'Etudes Musicales. Elle a profité à plusieurs reprises de cours avec Vincent Lucas dans le cadre de master classes organisées par le CNRR. Enfin, au CNRR de Marseille, elle a eu la chance de côtoyer pendant un an Jean-Louis Beaumadier avec qui elle s’est initiée au piccolo. Actuellement elle poursuit son travail musical avec l’orchestre du Conservatoire de Creil et l’ensemble de flutes d’Elisabeth Dutrieux.

On l'entendra à la flute piccolo dans une pièce du compositeur Jean-Michel Damase (1928-2013).

 

Le Chœur d’enfants du Conservatoire Intercommunal Adam de la Halle (Ciah), sous la direction de Clémence Varin, accompagné soit au piano, soit à l'accordéon, donnera des chansons et des comptines nous parlant de moustiques et de mouches tsé-tsé, insectes bien peu amènes, mais aussi de cigales et de fourmis nettement plus sympathiques.

Clémence Varin a suivi une formation classique au Conservatoire Hector Berlioz du Xème arrondissement de Paris (clarinette et formation musicale), à l’ENM d’Évry (direction d’orchestre), ainsi qu’à l’Université Paris IV-Sorbonne (licence de musicologie). Titulaire de deux diplômes d’état (formation musicale et clarinette), Clémence a rejoint le Ciah en 2007 où elle enseigne la formation musicale et dirige le chœur d’enfants ainsi que l’orchestre d’harmonie. Clarinettiste soprano et basse, Clémence met son expérience de musicienne dynamique et attentive au service de projets novateurs, tant au sein du conservatoire que sur le territoire.

Joël Tribhout proposera quelques intermèdes littéraires de son cru, poèmes ou fables, soulignés par des musiques évidemment toujours consacrées aux insectes..

Reporter photographe pendant de nombreuses années, Joseph Tribhout s’est rapproché d’un monde infiniment petit, celui du « peuple de l’herbe ». « Je voulais être au plus près des insectes, les yeux dans les yeux. C’est un travail de patience qui m’a permis de photographier des scènes uniques. Quand je suis à 1 cm d’une libellule, elle est comme hypnotisée voire en confiance et je peux communiquer avec elle ». Il transmet également sa passion aux élèves des écoles primaires ou lors de sorties nature. Ce monde de l’infiniment petit lui a inspiré des fables et des poésies qu’il a réuni avec ses clichés dans un livre Le monde des petites bêtes. Il réalise régulièrement des expositions, ainsi que des séances de contes pour les enfants et les adultes.

Dimanche 25 novembre à 16h30 un beau concert en perspective.

Les réservations se font par la billetterie de La Manekine.

4 rue René Blanchon 60700 Pont-Sainte-Maxence

Tarif unique : 7 €

Pour en savoir plus sur le Festival en Voix

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Publié le 10 Novembre 2018

l'affiche de l'exposition

l'affiche de l'exposition

Vendredi 9 novembre se tenait à 18h00 le vernissage de l'exposition "Des Ruches et des Abeilles" organisée par L'Agrion de l'Oise avec le concours de l'ASPAG, dans la galerie d'exposition du Musée de la Mémoire des Murs - Serge Ramond à Verneuil-en-Halatte (Oise).

Occasion pour L'Agrion de l'Oise de célébrer ses 5 années d'existence.

Marie-Thérèse Ramond passe la parole à Roger Puff

Marie-Thérèse Ramond passe la parole à Roger Puff

Devant une soixantaine de personnes et après une très sympathique introduction faite par Marie-Thérèse Ramond, présidente de l'ASPAG, Roger Puff a pris la parole pour présenter l'exposition "Des Ruches et des Abeilles"

Présentation de l'exposition

Présentation de l'exposition

Il a rappelé que la première grande exposition artistique de L'Agrion de l'Oise "Lumières d'insectes" s'était tenue ici même, dans ce magnifique lieu, en février 2015.

L'objectif de l'association est en effet de faire connaitre de façon objective - il y a des insectes plus ou moins sympathiques - la biodiversité des insectes au grands public par des manifestations scientifiques, pédagogiques et artistiques.

Il a souligné que l'association en était à son 5ème Concours photos "Insectes de France", que le 25 novembre prochain elle donnerait son 4ème concert "Notes d'insectes" à La Manekine à Pont-Sainte-Maxence dans le cadre du Festival en Voix. Le 12 décembre ce serait une conférence sur les chenilles processionnaires dans le cadre de la 19ème réunion trimestrielle. Il a indiqué que le programme 2019, qui sera dévoilé à l'Assemblée générale du 12 février 2019, serait également riche en événements avec ses conférences, ses sorties entomologiques, son concours photos, son concert, etc.

2018 a été une année où les insectes ont beaucoup ait parler d’eux et pour cause :

  • Le moustique-tigre, la punaise de lit, la pyrale du buis et surtout le frelon asiatique, … qui inquiètent les populations
  • La réduction dramatique – 70 % d’après une étude allemande - des insectes volants, avec pour conséquence, celles des oiseaux de nos campagnes
  • La question cruciale de la pollinisation avec la raréfaction des abeilles domestiques, mais aussi des abeilles sauvages. dont Il y a près de 1000 espèces différentes en France en comptant les bourdons..
"Des Ruches et des Abeilles" : vernissage de l'exposition

Chacun de nous s’est enfin rendu compte du rôle essentiel, irremplaçable, que jouent les insectes, menacés de toutes parts : uniformisation des paysages, compétition avec les insectes exotiques envahissants, pesticides, changement climatique bien évidemment… On se rend compte aujourd’hui des services qu’ils nous rendent (pollinisation, nettoyage de la nature, biocontrôle, etc.) et des enjeux économiques, socio-économiques, environnementaux, sanitaires, … qu’ils représentent. C’est à mettre en balance avec les risques que certaines espèces nous font courir.

Il FAUT faire quelque chose, c’est ce que L’Agrion de l’Oise tente en parlant des insectes, ces remarquables indicateurs de la qualité de notre Environnement et au-delà de notre Santé.

Et oui, les insectes sont sur la Terre depuis plus de 400 M d’années (nous  homos sapiens - depuis 200 000 ans seulement aux dernières nouvelles), ils pollinisent depuis plus de 100 M d’année et nous constatons que ce ne sont plus les pare-brise de nos voitures qui les déciment. C’est le résultat de toutes nos activités qui les met en péril et nous met en péril… Cela mérite réflexion, NON ?

Vue sur la galerie d'exposition

Vue sur la galerie d'exposition

Quelques mots sur cette exposition « Des Ruches et des Insectes ».

C’est le souhait de présenter dans l'Oise des ruches peintes par des artistes, qui en est à l’origine.

André-Claude Deblock, un ami apiculteur des environs de Reims (Au bon Miel), les a confiées à l'association, nous en proposant quatre de sa prestigieuse collection :

  • la ruche "Opéra" de Jean-Claude Houdry
  • la ruche à rosaces inspirée de la cathédrale de Reims de François Schmidt
  • la ruche à personnages de Céline Prunas.
  • l'immeuble à abeilles de Zyplox.
Sylvie Masia Piault à côté son Ange bleu

Sylvie Masia Piault à côté son Ange bleu

Les délicats insectes métalliques de Sylvie Masia-Piault complètent magnifiquement le côté « œuvres d’art ».. En voici quelques unes : la petite Lumineuse, l'Insecte tigre, l'Irisée, la Marbrée, la Grande, l'Ange bleu...

La Grande

La Grande

Les ruches traditionnelles accueillent le visiteur

Les ruches traditionnelles accueillent le visiteur

Le CPIE de l’Oise à Senlis (centre permanent d’initiative pour l’environnement) nous a prêté ses splendides ruches traditionnelle :

  • une ruche en paille
  • une ruche en bouse
  • une ruche tissée
  • une ruche tronc
  • une ruche caisse en bois

ainsi qu'un énorme nid de frelons asiatiques qui voisine les ruches actuelles..

 

Les ruches colorées et l'exposition sur les abeilles sauvages

Les ruches colorées et l'exposition sur les abeilles sauvages

Jean-Marc Baeyaert a installé ses ruches joliment peintes en jaune et vert avec toute une présentation pédagogique pour les visiteurs grands et petits. On y voit aussi la curieuse ruche en aluminium de Chrysta Chevrier.

Le Parc naturel régional Oise Pays de France a mis à notre disposition sa collection d'affiches pédagogiques sur les abeilles sauvages : andrènes, collettes, osmies, mégaschiles, hériades,...  qui toutes ne doivent pas être négligées.car leur contribution à la pollinisation est capitale. Bien sûr elles ne produisent pas de miel, et il faut une bonne expérience pour les reconnaitre de façon certaine sur une photo.

 

Abeille dans le muscaris ©Yann Brun

Abeille dans le muscaris ©Yann Brun

S’y ajoutent plus de 30 superbes photos d’abeilles domestiques ou sauvages, dont celles de braves bourdons, remarquables pollinisateurs, costauds pour bien secouer les étamines, tôt levés le matin, toujours actifs tard le soir, ne craignant pas le temps gris et un peu d'humidité.

Ce sont les œuvres de 15 photographes,  amis ou candidats, sélectionnés ou primés de nos concours photos :

Les voici dans l'ordre alphabétique :

Christophe Bonnaire (candidat 2018), Jean-Claude Boudinot (Oise paicole), Jean-marc Baeyaert, Yann Brun (candidat 2018), Didier Castelain (candidat 2018), Bernard Ceurstemont (sélectionné 2015 et 2018), Ingrid Dauzier (1er prix du public 2016), Damien Forthomme (3ème prix du public 2018), Pierre Girard (2éme prix du public et 3ème prix du jury 2016), Michel Huyvaert, Denys Lachaud, (candidat 2018), Nathalie Langlois (sélectionnée 2017), Téa Masson (3ème Prix Jury jeune 2017), Roger Puff, Joël Tribhout.

Merci a eux.

 

Décollage ©Christophe Bonnaire

Décollage ©Christophe Bonnaire

Bref une belle œuvre collective avec tous ces artistes et  ces organismes que nous remercions ici.

Merci à la Communauté de Communes Pays d'Oise et d'Halatte et à la Municipalité de Verneuil-en-Halatte qui nous aident de façon merveilleuse dans toutes nos actions. Merci à la Région et au Département pour leur soutien financier. Merci à nos adhérents et surtout à ceux qui, bénévoles, se sont activés pour que cette exposition soit aussi belle.

Merci au Musée Serge Ramond et à l’ASPAG qui nous accueillent. Merci surtout à Farida, à Manu, à Thierry,et à Marie-Thérèse Ramond, sans qui cette exposition n'aurait pu avoir lieu.

Vous avez jusqu'au 23 décembre pour la découvrir et en profiter pour une visite du Musée Serge Ramond, qui avec ses richesses ne peut que vous enchanter.

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Publié le 3 Novembre 2018

Notes d'Insectes - du classique au musette - le 25 novembre

 Découvrez  Notes d'Insectes en photos et en musique

en cliquant sur le lien.

Un grand merci aux photographes sélectionnés de nos concours "Insectes de France" qui ont permis d'illustrer cette vidéo dans laquelle Faustine Picco et Christophe Chauvet interprètent "Mignonne", un poème du poète et entomologiste Alphonse Labitte sur une musique de Gabriel Pierné.

 

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Publié le 27 Octobre 2018

La 5ème édition de notre concours "Insectes de France" s'avère être une très bonne cuvée par le nombre de candidats et de photos soumises, par la qualité des photos et par les nombreux votes du public entre le 20 et le 27 octobre au centre commercial Val d'Halatte de Pont-Saint-Maxence (Leclerc).

Plus de candidats, plus de jeunes, plus de photos.

76 candidats (dont 25 femmes), 27 actifs, 14 étudiants et scolaires, 30 retraités. De plus en plus de nouveaux candidats et de toutes les régions de France (Ile-de-France, Provence Alpes Côte d'Azur, Auvergne Rhône-Alpes, Normandie, Grand Est...

Plus de 200 photos avec le top 5 : les diptères 7 % (des mouches), les hyménoptères 12 % (des abeilles et des bourdons), les coléoptères 15%, les odonates 19% (libellules et demoiselles) et "grands vainqueurs" les lépidoptères avec 32 % (les papillons, qui d'ailleurs sont en bonne place pour les photos primées).

Notre jury a délibéré 4 heures durant le 26 septembre dernier pour sélectionner 26 photos qui ont été tirées sur papier et encadrées. Parmi celles-ci les Prix du Jury. Et tout d'abord pour les jeunes de moins de 18 ans.

Exécution ©Titouan Begin

Exécution ©Titouan Begin

Titouan Begin, 15 ans, de La Baussaine (Ille-et-Vilaine), obtient le 1er Prix du Jury Jeune de moins de 18 ans, avec Exécution, qui met en scène le supplice d'une chenille par une guêpe parasitoïde Genus Ammophila. Le cliché a été pris en août dernier à Régneville au smartphone Honor5X avec capteur 13 Mpx

Le Brun des pélargoniums ©Téa Masson

Le Brun des pélargoniums ©Téa Masson

Téa Masson, 16 ans, de Villeneuve-sous-Verberie (60), obtient le 2ème Prix du Jury jeune avec le joli camaïeu de bruns de son lépidoptère, le Brun des pelargoniums, Cacyreus marshalli. Originaire d'Afrique australe, il a été introduit en Europe occidentale à la fin du 20ᵉ siècle. Pris dans les Alpes-Maritimes à l’Iphone 5S équipé d’un Oloclip x7.

Téa avait été également primée en 2017 avec un 3ème prix et en 2016 avec un 2ème prix. .

Convivial ©Séléna Rolland de Kerdoret

Convivial ©Séléna Rolland de Kerdoret

Le graphisme de ce couple d’agrions a bien plu au Jury qui a attribué son 3ème Prix du Jury jeune à Séléna Rolland de Kerdoret de Pont-Ste-Maxence (13 ans). Elle était équipée comme les 2 autres jeunes candidats d’un smartphone, un Huawei VTRL09.

La photo a été prise aux Etangs de Pontpoint lors d’une sortie jeunes de la communauté de communes.

Passons aux prix du Jury pour les adultes.

Sympétrum parasité ©Gilles Parigot

Sympétrum parasité ©Gilles Parigot

Le sympétrum de Gilles Parigot de Istres (Bouches-du-Rhône) a obtenu le 1er Prix du Jury. La libellule est parasitée par des acariens Arrenurus papillator vivant habituellement dans des mares temporaires et s'attachant aux libellules par leurs pièces buccales. La photo a été prise à  Marignanne dans une zone humide à l'est de l'étang de Berre avec un Nikon D7800 équipé d’un objectif Nikon 300 mm.

Autre récidiviste, Gilles Parigot avait obtenu en 2017 le 2ème prix du jury et le 3ème prix du public.

La grande sauterelle verte ©William Mathot

La grande sauterelle verte ©William Mathot

William Mathot, de Margny-sur-Matz (60), obtient le 2ème Prix du Jury avec sa grande sauterelle verte, photographiée sur une ombellifère à Baboeuf dans un site géré par le Conservatoire des espaces naturels de Picardie. Il était équipé d’un Nikon D300S avec un objectif 105 mm macro . Un récidiviste de notre concours. Il avait obtenu le 1er prix du Jury en 2017.

Le lucane cerf-volant ©Gilles Depérais

Le lucane cerf-volant ©Gilles Depérais

C’est Hugues Deperais, de Pont-Ste-Maxence (Oise),  qui obtient le 3ème Prix du Jury avec ce beau lucane cerf-volant pris avec un Canon EOS 700 équipé d’un objectifj EF 100mm.

Puis viennent les prix du Public. Il y a eu pour les 8 jours d'exposition 1391 votants soit près de 700 de plus que l'an dernier. Un grand succès et des prix bien élus.

Le sphinx colibri ©Didier Castelain

Le sphinx colibri ©Didier Castelain

Le 1er Prix du Public - avec 133 votes - est pour Didier Castelain de Saint-Germain-le-Vasson (14), avec ce sphinx moro pris avec un Canon EOS 600D, muni d’un objectif 55-250, dans son jardin.

Le demi-deuil ©Patrick Carliez

Le demi-deuil ©Patrick Carliez

Le 2ème Prix du Public est pour Patrick Carliez, de Roye (80), avec son papillon demi-deuil, qui recueille 132 votes, uste un de moins : il a fallu recompter soigneusement les bulletins pour les deux candidats quasi ex aequo.

Lui aussi est un récidiviste du concours puisqu’il a obtenu l’an dernier le 3ème prix du jury et le 1er prix du public. Il est équipé d’un Nikon D750 avec un objectif macro 105. La photo a été prise sur un larris proche de Fignières dans la Somme.

L'Abeille Bombus sylvarum ©Damien Forthomme

L'Abeille Bombus sylvarum ©Damien Forthomme

Le 3ème Prix du Public est pour le  bourdon Bombus sylvarum de Damien Forthomme d’Argenteuil (95) saisi avec un Canon EOS 70D, éqipée de 3  bagues macro et un objectif Sigma 18-300 dans le jardin familial de Noyon dans l’Oise.

On peut dire que cette photo ne devance que de 3 votes la mante religieuse d’Isabelle Vidal (photo n°2). On passe ensuite à la libellule déprimée (photo n°18) de Denys Lachaud avec 94 voix, etc.

Excellente cuvée.

Merci à nos sponsors Espace culturel Leclerc, Brico et Jardi Leclerc, Mac Donald's, Oise Tourisme et Photo Henrique, qui assure le tirage papier.

Un prochain article vous présentera les photos sélectionnées n'ayant pas été primées.

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Publié le 20 Octobre 2018

9h00 ce matin : l'exposition est montée, prête pour vos votes.

Votez pour votre photo préférée
Venez voter pour votre photo préférée à notre concours photos
"Insectes de France". 5ème édition.
26 magnifiques photos d'amateurs attendent vos suffrages.
Centre commercial "Val d'Halatte" Leclerc
avenue d'Auvelais
60700 Pont-Sainte-Maxence (Oise)
aux heures d'ouverture d'aujourd'hui samedi 20 à samedi 27 octobre 16h30.
Remise des prix du Public et du Jury
samedi 27 octobre à 17h30
avec Espace culturel Leclerc, Brico MLeclerc, jardi leclerc, Photo Henrique, Oise Tourisme
 
2 votants tirés au sort recevront un bon pour 2 repas offerts par Mc Donald's.
Votez pour votre photo préférée

16h00 : beaucoup de votants cette première après-midi.

Vous avez toute une semaine pour votez.

Nous vous attendons.

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Publié le 13 Octobre 2018

Le bombyx étoilé ©Joël Tribhout

Le bombyx étoilé ©Joël Tribhout

Une fois qu'elle a mangé la coque de son œuf,

Une chenille sèche son habit tout neuf,

Puis elle passe son temps à bien festoyer,

Prenant de l'embonpoint à s’en inquiéter.

 

Sa fine peau n'étant pas extensible,

L’éclatement devient vite possible,

N’ayant pas trouvé d'autres solutions,

Elle décide de cesser toute mastication.

 

Ce petit corps bien grassouillet,

Devient un mets de choix pour insectes carnivores,

Mantes religieuses ou bien araignées,

Mais beaucoup d’autres animaux encore.

Fourmis et pucerons ©Joël Tribhout

Fourmis et pucerons ©Joël Tribhout

Devant autant d'ennemis,

La chenille n'est pas démunie,

Car elle a trouvé comme fidèle amie,

Un insecte petit appelé fourmi.

 

La fourmi passe sa vie au travail,

Élevant des pucerons comme du bétail,

D'autres façonnent telles des boulangères,

Des miches de pain de qualité première.

 

Aider la chenille est son intérêt,

Surtout que celle-ci possède un trésor,

La fourmi à l'avance en est tout excitée,

Dans la fourmilière elle l'entraîne d'abord.

 

Une fois sous terre étendue au chaud,

La chenille offre son miellat nouveau,

En échange de ce liquide divin,

De larves elle se gavera cela est certain.

 

Moralité

La chenille gourmande et un brin rusée,

Avec la fourmi un contrat a signé,

Son corps comme monnaie elle lui a offert

En échange elle reçut le gîte et le couvert.

 

Joël Tribhout

Extrait de Le monde des petites bêtes, Isandra Editions

Joël Tribhout proposera ses fables et ses poèmes dédiés aux insectes lors du concert "Notes d'Insectes", proposé par l'Agrion de l'Oise avec le concours de la Manekine dans le cadre du Festival de la Voix 23-25 novembre), le dimanche 25 novembre à 16h30, à Pont-Sainte-Maxence..

Réservez vos place directement auprès de la billetterie de La Manekine.

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Publié le 6 Octobre 2018

A l’article « Punaise » du Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture, paru chez Belin-Mandar, libraire à Paris en 1836,  …, Charbonnier écrit :

« Un grand nombre d’insectes appelés punaises compose un genre divisé en plusieurs espèces ; mais il en est une qui crée une spécialité très distincte, suivant quelques naturalistes, et qui mérite seule la dénomination : c’est la punaise de lit, trop connue pour que j’en essaie une description. C’est un hémiptère, ne portant toutefois que des rudiments d’ailes ; on a prétendu qu’il y en avait d’ailés : le fait n’est pas certain, heureusement, car c’est bien assez et trop pour notre repos qu’il ait des pattes. Cette espèce n’est pas dit-on, originaire d’Europe : quel que soit le pays d’où elle vient, elle n’est que trop bien acclimatée chez nous. »

Ayant la chance de ne pas encore avoir vu de punaises de lit, en tout cas dans le mien … la plus répandue étant Cimex lectularius, parmi les hétéroptères, sous-ordre des hémiptères, je n’ai pas de photo de cette espèce à vous proposer. Reportez-vous à votre encyclopédie préférée. Ce qui m’intéresse aujourd’hui ce sont les punaises de nos jardins et de nos campagnes.

 

Punaise aux Marais de Sacy (Dolicoris baccarum - Pentatome des baies ?) ©Roger Puff

Punaise aux Marais de Sacy (Dolicoris baccarum - Pentatome des baies ?) ©Roger Puff

Aussi pour parler de punaises, vais-je plutôt me référer à l’article « Hémiptères (entomol.) » du dictionnaire cité plus haut.

Voilà ce que B. L. F. écrit. Au fait qui était caché derrière ces initiales et qui était Charbonnier ?

« Comme dans le plus grand nombre des insectes, le corps chez les hémiptères, est séparé par deux étranglements en trois parties distinctes, la tête le troc, l’abdomen. La tête supporte un bec de conformation curieuse, et sur lequel il nous faut insister, parce qu’elle fournit presque tous les caractères distinctifs de l’ordre. Exclusivement destiné à entamer le réseau vasculaire des plantes ou des animaux, ce bec n’offre ni mandibules, ni mâchoires, mais bien une pièce tubulaire articulée, cylindrique ou conique, et forée par un canal qui renferme trois soies écailleuses, très aigües, et recouvertes à leur base par une languette : ces soies constituent un véritable suçoir semblable à un aiguillon… »

Larves de punaises Nezara viridula ©Roger Puff

Larves de punaises Nezara viridula ©Roger Puff

En voici en quinzaine, qui se sont réunies ce matin sur la feuille d’un rosier au jardin. Après avoir passé la nuit sous la feuille, elles sont passées au dessus dès que le soleil est venu illuminer la feuille, puis à nouveau au-dessous quand il s’est fait un peu trop chaud... En fait ce ne sont encore que des larves de punaise verte puante, Nezara viridula.

Je passerai sur la description générale de cet ordre, pour en venir aux mues :

« Les hémiptères ne subissent pas de véritables métamorphoses : ce sont bien plutôt des mues, dans lesquelles l’insecte demeure torpide pendant quelques heures ; car, dans leurs trois états, prétendus distincts, de larve, de nymphe et d’insecte parfait, ils offrent mêmes formes et mêmes habitudes : leurs ailes s’allongent et leur corps se développe ; ils ne subissent pas d’autres changements. »

Une autre colonie de larves de Nezara viridula ©Christian Tauziède

Une autre colonie de larves de Nezara viridula ©Christian Tauziède

Plus loin B.L.F. poursuit :

‘Dans la classification proposée par Duméril (Dict. sc. Naturelles, 1821), les hémiptères forment le cinquième ordre de la classe des insectes ; ils forment le troisième ordre des insectes et de la division des suceurs dans la méthode de Lamarck ; enfin, dans la distribution de M. Latreille, ils constituent le septième ordre de cette même classe : du reste, les hémiptères des naturalistes correspondent exactement aux rhyngotes de Fabricius. »

A propos de punaises

A propos, si vous voulez en savoir plus sur Constant Duméril (né à Amiens en 1774, mort à Paris en 1860), vous pouvez vous reporter à notre article sur ce même blog.

Il vous est aussi possible d'assister à une conférence sur Duméril qui sera donnée par Roger Puff le 18 octobre prochain dans le cadre de « Science en Somme ». Elle aura lieu au Zoo d’Amiens. Pour ce qui est de Jean-Baptiste de Lamarck (né en 1744 à Barentin dans la Somme, mort à Paris en 1829), ce sera une conférence donnée par Guillaume Lecointre, professeur au Muséum national d’Histoire naturelle, toujours à Amiens, mais le 9 novembre à la Bibliothèque Louis Aragon.

Programme de Science en Fête – Amiens

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