Publié le 23 Mai 2020

L'aventure continue, ce qui prouve bien que malgré le confinement strict, les photographes amateurs ont pu fixer des insectes sur leurs cartes SD dans un rayon d'un kilomètre.

Voici encore quelques photos faites par notre ami Michel entre le 13 et le 17 avril dernier.

Adèle verdoyante ©Michel Huyvaert

Adèle verdoyante ©Michel Huyvaert

Belle découverte le 15 avril avec de nombreux petits insectes volant, voire dansant, à la lisière de parties boisées sur les jeunes feuilles vert tendre des charmilles.

Avec ses reflets argentés et ses grandes antennes démesurées, c'est un petit papillon,  l'Adèle verdoyante, Adela reaumurella. Je ne l'avais jamais vue. C'est normal. J'apprends qu'adela signifie "qui ne se montre pas".

Elle n'est présente que quelques jours... Deux jours plus tard en effet, les adèles avaient disparu. Il n'en restait qu'une, prisonnière en compagnie d'une mouche dans une toile d'araignée

Aeschne printanière ©Michel Huyvaert

Aeschne printanière ©Michel Huyvaert

Un autre insecte que je n'avais encore jamais vu, ce grand odonate, l' æschne printanière, Brachytron pratense, une belle et grande libellule. C'était le 17 avril sa première apparition dans le quartier .

Machaon ©Michel Huyvaert

Machaon ©Michel Huyvaert

Première apparition aussi cette année le 17 avril de ce beau grand lépidoptère bien connu, le Machaon, Papilio machaon. On ne le présente plus.

La Petite violette ©Michel Huyvaert

La Petite violette ©Michel Huyvaert

Plus discrète avec un joli nom, ce joli papillon, la Petite violette, Boloria dia, dont une des plantes hôtes n'est autre que la violette odorante, d'où son nom.

Accouplement de punaises du bouleau ©Michel Huyvaert

Accouplement de punaises du bouleau ©Michel Huyvaert

Beaucoup de punaises de toutes espèces cette année. Voici des punaises du bouleau,  Elasmostethus interstinctus , qui s'en donnent à cœur joie.

Punaise corée marginée ©Michel Huyvaert

Punaise corée marginée ©Michel Huyvaert

Et une punaise Corée marginée,, Coreus marginatus, que l'on voit un peu partout.

Punaise verte ©Michel Huyvaert

Punaise verte ©Michel Huyvaert

Et cette punaise verte est sans doute Palomena prasina.

abeille ©Michel Huyvaert

abeille ©Michel Huyvaert

Pour finir sur la fleur de pissenlit une abeille. Apis mellifera ou abeille sauvage ?

Photos Michel Huyvaert

Note de la rédaction : Le concours photo 2020 de l'Agrion de l'Oise sera lancé le 1er juin avec envoi possible de vos photos jusqu'au 10 septembre (règlement et bordereau d'envoi sur ce site).

Michel sera certainement candidat. A vous de jouer, vous avez toutes vos chances

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Publié le 19 Mai 2020

Deux courtilières de belle taille © Roger Puff

Deux courtilières de belle taille © Roger Puff

Dans le potager, nous avons mis la main sur deux courtilières de belle taille. L’une de 5 cm au moins, l’autre disons de 4 cm, et encore sans les antennes et le bout des ailes. Je pense que ce sont deux femelles mais n’en suis pas certain.

C’est une grosse bestiole pas très jolie, pas très engageante. On l’appelle taupette, ou grillon-taupe ou courtilière commune, à savoir Gryllotalpa gryllotalpa. Insecte fouisseur, elle vit sous terre, mange les larves et les vers de terre, mais en passant en profite pour couper les racines et les déguster si elles lui plaisent. Elle est omnivore, viande et légumes, voilà son régime. Pour cela les jardiniers ne l'aiment pas c'est sûr. Son développement se fait sur 3 ans avec de nombreuses mues et 2 hivernages.

Je vous propose pour accompagner mes photos l’extrait de La Courtilière, un texte de Jean-Henri Fabre dans son ouvrage Les Ravageurs.

La plus petite sur le dos, voyez ses pattes antérieures fouisseuses © Roger Puff

La plus petite sur le dos, voyez ses pattes antérieures fouisseuses © Roger Puff

Depuis quelques jours, l’oncle Paul avait disposé dans le carré des laitues deux grands pots à demi pleins d’eau et enterrés à fleur du sol. C’était, disait-il, un piège pour les courtilières, insectes de grande taille dont il soupçonnait la présence dans le jardin, sur l’indice de quelques salades flétries. Un matin, en visitant les pots, Émile y trouva trois courtilières noyées. À la veillée, l’oncle raconta leur histoire.

Paul. — L’insecte qu’Émile a trouvé pris au piège s’appelle courtilière, d’un vieux mot français, courtil, hors d’usage maintenant, signifiant jardin. La courtilière est, en effet, un ravageur assidu des jardins. On l’appelle encore taupe-grillon, mot qui fait allusion à certaines ressemblances de l’insecte d’une part avec la taupe, d’autre part avec le grillon. Il a du grillon les fines et longues antennes, les deux filaments flexibles placés au bout du ventre, les ailes rudes pouvant frotter l’une contre l’autre pour produire une espèce de chant. […]

Émile. — La courtilière fait-elle cri-cri comme le grillon ?

Paul. — Non. Son chant est un bruit monotone, une sorte de bourdonnement aigu, assez doux et continuel.

Émile. — Et pourquoi chante-t-elle, la courtilière ? Quelle laide bête avec ses petits yeux rusés, ses ailes écourtées, son gros ventre et ses affreuses pattes de devant !

Paul. — Elle chante pour charmer sa solitude, pour appeler sa compagne. Vous la trouvez laide ; moi, je la trouve admirablement outillée pour le métier qu’elle doit faire. Elle vit dans la terre, à la manière des taupes ; et, comme les taupes, elle est armée d’un instrument spécial pour fouiller le sol et trancher les racines qui lui barrent le passage. Avez-vous jamais regardé les pattes de devant de la taupe ? Ce sont de larges pelles dentelées d’ongles robustes. Les pattes de devant de la courtilière ont une conformation semblable. Elles sont larges, courtes et armées de dents de scie sur la tranche. Avec ces deux puissants outils, l’insecte laboure le sol de galeries souterraines. […]

illustration de l'ouvrage Les Ravageurs de Jean-Henri Fabre

illustration de l'ouvrage Les Ravageurs de Jean-Henri Fabre

Émile. — Je voudrais bien savoir ce qu’elles font sous terre, la taupe et la courtilière.

Paul. — Elles y recherchent des vers et des insectes de toute sorte pour s’en nourrir. Dans leurs chasses souterraines, l’une et l’autre tranchent avec leurs pattes de devant les racines qui les gênent ; mais la taupe, exclusivement carnivore, ne les mange jamais, tandis que la courtilière, vivant à la fois de vers et de matières végétales, les ronge quand elles lui conviennent. Elle ne dédaigne pas non plus une feuille tendre de laitue quand elle sort de nuit de dessous terre pour prendre un peu l’air et faire connaissance avec ses voisines. La courtilière fait donc de grands dégâts dans les jardins, soit en déchaussant les jeunes plantes lorsqu’elle creuse ses galeries, soit en tronquant les racines avec la scie de ses pattes, soit en les rongeant pour s’en nourrir. […]

La courtilière, le grillon, les criquets, les sauterelles, appartiennent à un ordre d’insectes que l’on nomme orthoptères. Ce mot signifie ailes droites. On veut entendre par là que les ailes inférieures, celles qui servent au vol, sont pliées en long suivant des lignes droites pendant le repos, à la manière d’un éventail fermé.

La plus grande des deux courtilières, voyez ses ailes qui dépassent l'abdomen © Roger Puff

La plus grande des deux courtilières, voyez ses ailes qui dépassent l'abdomen © Roger Puff

En effet la courtilière vole, je ne l’ai jamais vue, d’ailleurs c’est bien la première fois que j’en observe et photographie. Elle volerait en bandes pour aller vers d’autres endroits accueillants, à moins que ce soit pour s’accoupler. Elle a deux paires d'ailes, celles du dessus sont comme des élytres courtes, celles du dessous, qui lui permettent le vol sont longues et étroitement repliées le long du corps.

Bien que vivant sous terre une bonne partie de son temps, ses petits yeux noirs lui permettent de voir quand elle est à la surface du sol ou en vol, ce qui n’est pas le cas de la taupe (qui évidemment, vous l'avez deviné, ne vole pas, faut pas confondre avec une chauve-souris).

Pour en savoir plus je vous recommande le site insectes.net qui propose un article très détaillé sur la courtilière.

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Publié le 12 Mai 2020

Rencontre inattendue avec un singe Vervet bleu © Joël Tribhout

Rencontre inattendue avec un singe Vervet bleu © Joël Tribhout

Et voici la suite du voyage de notre ami Joël.

Après un ultime safari aux aurores, nous prenons la direction du Swaziland appelé la petite Suisse africaine. Avec 17 363 m2 et un peu plus de 1 million d’habitants, le royaume du Swaziland est le plus petit des pays de l’hémisphère sud. Il a obtenu son indépendance en 1968 après avoir été longtemps sous protectorat britannique.

En route, nous croisons un singe du nom de Vervet bleu (Chlorocebus pygerythrus).

Un paysage animal de toute beauté au Parc Mlilwane © Joël Tribhout

Un paysage animal de toute beauté au Parc Mlilwane © Joël Tribhout

Au programme... Un safari pédestre dans la réserve privée de Mlilwane qui veut dire "Petit feu" au vu de nombreux incendies qui se propageaient les jours de foudre. C’est la réserve la plus ancienne et la plus visitée du Zwaziland. Deux heures de randonnée inoubliable, tant la diversité animale est grande.

Nous sommes des bêtes curieuses pour ces Phacochères © Joël Tribhout

Nous sommes des bêtes curieuses pour ces Phacochères © Joël Tribhout

Nous passons à une trentaine de mètres d’un Phacochère et ses petits qui nous regarde sans broncher.

Un crocodile aux dents bien affûtées © Joël Tribhout

Un crocodile aux dents bien affûtées © Joël Tribhout

Au bord de l’étang, un crocodile fait la sieste la gueule grande ouverte.

Ce chilipode a fait une mauvaise rencontre © Joël Tribhout

Ce chilipode a fait une mauvaise rencontre © Joël Tribhout

En baissant la tête, je vois une très grosse fourmi noire qui peine à tirer sa proie qui n’est autre qu’un Chilipode.

Un bousier doté d'une force herculéenne © Joël Tribhout

Un bousier doté d'une force herculéenne © Joël Tribhout

Je traîne un peu à l’arrière du groupe et je surprends ce bousier qui tel Hercule, vient de soulever cet excrément pour en découper une boule qu’il fera rouler jusqu’à son nid.

Ce termite ailé ne volera plus © Joël Tribhout

Ce termite ailé ne volera plus © Joël Tribhout

Mes yeux ne quittent plus le sol et je tombe sur une colonie de fourmis découpant méthodiquement les ailes d’un termite avant d’emporter ce qui est consommable.

Calao, ne vois-tu rien venir à l'horizon ? © Joël Tribhout

Calao, ne vois-tu rien venir à l'horizon ? © Joël Tribhout

Je ne sais plus où donner du regard. Tout en haut d’une branche un Calao leucomèle fait le guet.

Drôle de façon de construire son nid © Joël Tribhout

Drôle de façon de construire son nid © Joël Tribhout

Sur le chemin du retour des Tisserins sont en pleine construction de leurs nids.

Danses zoulou  © Joël Tribhout

Danses zoulou © Joël Tribhout

La journée se termine par un spectacle de danses traditionnelles Zoulou dans un Kraal traditionnel entièrement reconstitué.

Habit très coloré pour ce criquet © Joël Tribhout

Habit très coloré pour ce criquet © Joël Tribhout

Le lendemain c’est un tout autre décor qui nous attend. Avant de partir, je suis sous le charme d’un magnifique criquet coloré appelé Dictyophorus Spumans. Je m’approche comme d’habitude à 1 cm pour immortaliser cette rencontre. Craintif, il se cache sous la large feuille d’Aloe verra. Je suis patient. Peut-être en confiance, il se laisse enfin photographier deux fois.

Mammifère semi-aquatique d'Afrique du Sud © Joël Tribhout

Mammifère semi-aquatique d'Afrique du Sud © Joël Tribhout

Je serai bien resté en sa compagnie mais nous devons partir pour un safari aquatique sur la lagune de Sainte Lucie, ville située au bord de l’Océan Indien. Cette merveille naturelle est classée au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Les hippopotames seront les vedettes de cette croisière.

Des fruits succulents © Joël Tribhout

Des fruits succulents © Joël Tribhout

Trois heures de route plus tard et après un arrêt pour une dégustation de fruits frais à l’ombre d’un splendide jacaranda.

Une dégustation colorée à l'Africa Café © Joël Tribhout

Une dégustation colorée à l'Africa Café © Joël Tribhout

Nous prenons l’avion à Durban à destination de Cape Town qui sera la dernière étape de ce voyage. A notre arrivée, nous nous dirigeons au restaurant "The Africa Café", pour un dîner de spécialités du continent africain.

Une colonie de phoques se fait dorer au soleil © Joël Tribhout

Une colonie de phoques se fait dorer au soleil © Joël Tribhout

Le premier jour, nous allons découvrir le Cap de Bonne Espérance. C’est une mince bande de terre rocheuse qui borde l’océan avec un enchevêtrement de routes longeant des à-pics impressionnants parsemée de nombreuses criques de sable fin. La route panoramique nous mène d’abord à Hout Bay, un charmant village de pêcheurs. Le vent souffle fort mais nous partons quand même pour une croisière à l’île aux phoques. Le spectacle nous laisse bouches bées. Ils sont des centaines, avec leurs petits à se dorer au soleil.

Cape de Bonne Espérance, pointe de l'Afrique du Sud © Joël Tribhout

Cape de Bonne Espérance, pointe de l'Afrique du Sud © Joël Tribhout

Après un délicieux repas de poissons, nous voici au Cap de Bonne Espérance pour visiter la réserve naturelle qui fut fondée en 1939 afin de préserver la faune, la flore et les paysages de la pointe sud de la péninsule. Le vent est toujours présent. Au bout de la route se trouve Cape Point. Nous marchons un quart d'heure pour arriver à la pointe de l’Afrique. C’est ici où se mêlent les océans Atlantique et Indien. En regardant l’horizon, on peut imaginer sur sa droite l’Amérique du Sud, sur sa gauche l’Australie et droit devant les étendues du continent antarctique. Le lieu est somptueux.

Bébé manchot en pleine mue © Joël Tribhout

Bébé manchot en pleine mue © Joël Tribhout

Sur le chemin du retour nous nous arrêtons à Boulders Beach pour observer une colonie de manchots.

Le port de Cape Town © Joël Tribhout

Le port de Cape Town © Joël Tribhout

Pour terminer en beauté cette première journée, nous embarquons pour une mini croisière dans la baie du Cap au coucher du soleil. Nos yeux pétillent et nos verres aussi.  

Couleurs africaines au Quartier Malais © Joël Tribhout

Couleurs africaines au Quartier Malais © Joël Tribhout

Le dernier jour est consacré à la visite de Cape Town. C’est une ville à dimension humaine où la mer côtoie la montagne. L’une des principales rues est Adderley Street avec ses nombreux bâtiments officiels, musées, monuments historiques et religieux.

Nous prenons de la hauteur pour visiter le quartier malais ou "Bo-Kaap" qui se distingue par ses maisons aux couleurs vives. La visite se termine par une dégustation de samossas.

Vue sur Cape Town depuis Table Montain © Joël Tribhout

Vue sur Cape Town depuis Table Montain © Joël Tribhout

Le temps est exceptionnel et nous prenons place en télécabine pour Table Mountain. Nous voici tout en haut de cette énorme masse de schiste, de granit et de grès quartzeux qui domine la ville du haut de ses 1000 mètres. Du sommet, nous sommes subjugués par les superbes panoramas sur la ville, la péninsule et les deux océans.

Le Daman des rochers peu farouche devant l'objectif © Joël Tribhout

Le Daman des rochers peu farouche devant l'objectif © Joël Tribhout

De nombreux Procavias capensis, appelés aussi Daman des rochers, une espèce de mammifère de l’ordre des Hyracoidea. Ils se pressent devant l’objectif en toute confiance.  

Un lézard de la famille des Agames bien accroché à la paroi © Joël Tribhout

Un lézard de la famille des Agames bien accroché à la paroi © Joël Tribhout

Plus méfiant est un gros lézard, vraisemblablement Agama atra.

Un moment unique dans ce parc botanique © Joël Tribhout

Un moment unique dans ce parc botanique © Joël Tribhout

La dernière visite de ce voyage est consacrée au jardin botanique national Kirstenbosch. Le lieu est magique et d’une grandiose beauté. Ces jardins couvrent une trentaine d’hectares. Propriété de Cecil Rhodes jusqu’en 1902, l’Etat récupère alors ces lieux qui eurent, les premiers au monde, la vocation de préserver les végétaux. On compte plus de 9000 espèces aux parfums enivrants. Nous serions bien restés la journée dans cette beauté sauvage.

Passerelle d'observation © Joël Tribhout

Passerelle d'observation © Joël Tribhout

Une passerelle nous emmène au-dessus de la canopée pour découvrir un paysage époustouflant.

Ibis hagedash © Joël Tribhout

Ibis hagedash © Joël Tribhout

Caché dans la végétation, je surprend un Ibis hagedash (Bostrychia hagedash) qui joue à cache-cache avec moi.

Chenille de la Phalène du Cap © Joël Tribhout

Chenille de la Phalène du Cap © Joël Tribhout

Je me demande si je vais trouver mon ultime insecte avant de revenir en France ? Par chance sur un tronc voici une très belle chenille avec sur sa tête une touffe de poils rose. C'est la chenille de la Phalène du Cap (Eutricha capensis).

Ouette d’Egypte © Joël Tribhout

Ouette d’Egypte © Joël Tribhout

Ce bain nature et cette très belle aventure en Afrique du Sud se terminent au bord d’un étang par une dernière photo d’une très colorée Ouette d’Egypte.

Photos et Texte de Joël Tribhout

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Publié le 6 Mai 2020

la fourmi creuse son trou ©Michel Huyvaert

la fourmi creuse son trou ©Michel Huyvaert

Encore confiné jusqu'au 11 mai, ensuite je pourrai aller un peu plus loin photographier mes chers insectes.

J'ai observé l'installation d'une fourmilière dans une partie sablonneuse du territoire que j'ai la permission d'explorer.

la fourmi charrie des débris végétaux ©Michel Huyvaert

la fourmi charrie des débris végétaux ©Michel Huyvaert

Très intéressant de voir le creusement et le transport des déblais par les fourmis à l'aide de leurs mandibules puissantes.

la fourmi évacue un fragment de plastique ©Michel Huyvaert

la fourmi évacue un fragment de plastique ©Michel Huyvaert

Elles évacuent aussi les matériaux non désirés dans leurs galeries comme des fragments de plastiques. Un chantier à suivre...

Abeille sauvage ©Michel Huyvaert

Abeille sauvage ©Michel Huyvaert

Et voici une abeille sauvage, est-ce bien une Osmie cornue ?

L'aurore ©Michel Huyvaert

L'aurore ©Michel Huyvaert

Là pas de problème c'est l'Aurore. Anthochoris cardamines, un mâle reconnaissable par ses bouts d'ailes de couleur orange.

Le festin des gendarmes ©Michel Huyvaert

Le festin des gendarmes ©Michel Huyvaert

Ici une escouade de gendarmes (Pyrrhocoris apterus) est en train de se régaler d'un insecte qui pourrait bien être un hanneton. Ces punaises sont friandes de débris végétaux ou d'insectes morts. Les gendarmes sont partout et il est difficile de ne pas les voir dans nos jardins et sur les chemins.

Une Tortue, la petite ou la grande ©Michel Huyvaert

Une Tortue, la petite ou la grande ©Michel Huyvaert

Ce papillon est une Tortue, moi je dis que c'est la Grande, Nymphalis polychloros, Roger dit que c'est la Petite, Aglais urticae. Qui nous départagera.

Punaise des bois ©Michel Huyvaert

Punaise des bois ©Michel Huyvaert

Je crois bien que c'est la Punaise du bouleau, Elasmostethus interstinctus, mais je ne donnerai mon arbre à couper ; il y a beaucoup d'espèces de punaises dans la famille des Pentatomidae, qu'on appelle communément Punaises des bois.

Le Tircis ©Michel Huyvaert

Le Tircis ©Michel Huyvaert

Et pour finir un Tircis, Pararge aegeria, que l'on rencontre sur les chemins en lisière des bois.

Comme vous le constatez ici, il est possible de photographier de nombreux insectes même pendant le confinement et je vous donne rendez-vous le 1er juin pour le lancement de le concours photo "Insectes de France" organisé par l'Agrion de l'Oise.

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Publié le 28 Avril 2020

Beautés africaines

L’objectif de ce voyage n’était pas de faire un retour sur l’histoire de ce pays que vous connaissez tous, mais de partir à la découverte d’un monde animal fascinant lors de safaris dans le parc Kruger et au Swaziland et de photographier quelques spécimens d’insectes. Passer en quelque sorte du très gros à l’infiniment petit.

Beaucoup de personnes vont en Afrique du Sud pour la richesse de sa faune qui est l’une des plus variée au monde. On dénombre, dit-on, 147 espèces de mammifères, 500 d’oiseaux et plus de 100 reptiles. Il faut, pour beaucoup de personnes, voir et pixelliser le Big Five qui représente cinq mammifères africains (rhinocéros, lion, léopard, éléphant et buffle). Comme c’était mon premier séjour en Afrique du Sud et mon premier safari, le Big Five n’était pas une priorité.

Apartheid Museum © Joël Tribhout

Apartheid Museum © Joël Tribhout

Être sur le terrain et voir ces animaux autrement que dans un zoo, voilà ce qui primait pour moi. Notre périple ira de Johannesburg à Cape Town. La première visite sera pour Soweto, un quartier situé à 15 km de Johannesburg. Le déjeuner se passe au restaurant Sakhumzi situé dans la célèbre rue Vilikazi. C’est la seule rue au monde au vécurent deux prix Nobel de la paix, l’archevêque Desmond Tutu et Nelson Mandela. Ce restaurant est un ancien shebeen, un bar illégal durant l’apartheid. Le menu est varié avec des spécialités locales telles que : beignets et surtout le mogodu (tripes) et le pap (purée de farine de maïs). Nous ne pouvions faire l’impasse sur l’Apartheid Museum. Nous sommes transportés dans les townships des années 1970/1980 où nous vivons au rythme violent des populations noires de l’époque. Puis nous prenons la direction de Pretoria qui fut fondée en 1855.

Statue de Nelson Mandela à Pretoria © Joël Tribhout

Statue de Nelson Mandela à Pretoria © Joël Tribhout

Ses quartiers aérés, et ses milliers d’arbres jacarandas lui confère un certain charme mais la cité afrikaner, encore conservatrice, garde toutefois une atmosphère rigide. Nous prenons de la hauteur pour admirer la statue en bronze de Nelson Mandela de 9 mètres de haut pour 4,5 tonnes.

Portrait d'une femme N'Débélé © Joël Tribhout

Portrait d'une femme N'Débélé © Joël Tribhout

Nous quittons la ville pour la région de Mpumalanga. En chemin, nous faisons un arrêt dans un village N’Débélé et découvrons cette tribu africaine très riche en couleurs.

Coléoptère Pachnoda se nourrissant de nectar et de pollen© Joël Tribhout

Coléoptère Pachnoda se nourrissant de nectar et de pollen© Joël Tribhout

C’est dans une végétation luxuriante que je photographie mon premier insecte, une Cétoine du genre Pachnoda...

Tisserin intermédiaire de la famille des Ploceidae © Joël Tribhout

Tisserin intermédiaire de la famille des Ploceidae © Joël Tribhout

...et un tisserin intermédiaire, une variété de passereau qui tisse son nid à l’envers et qui m’observe.

Euplecte ignicolore endémique © Joël Tribhout

Euplecte ignicolore endémique © Joël Tribhout

Quelques mètres plus loin, un magnifique Euplecte ignicolore pose pour la photo au coucher du soleil.

Pilgrim’s rest,  ancienne ville minière © Joël Tribhout

Pilgrim’s rest, ancienne ville minière © Joël Tribhout

Le lendemain, nous partons visiter la pittoresque Pilgrim’s rest (le repos du pèlerin), qui fut l’une des premières villes minières d’Afrique du Sud.

Araignée "perles" qui ne mord pas © Joël Tribhout

Araignée "perles" qui ne mord pas © Joël Tribhout

Aujourd’hui c’est une ville musée classée monument historique. J’ai pu voir et photographier une araignée "perles" géante sur sa toile.

Bourke’s Luck Potholes, impressionnante marmite © Joël Tribhout

Bourke’s Luck Potholes, impressionnante marmite © Joël Tribhout

A quelques kilomètres de là, voici Blyde River Canyon, semblable aux plus impressionnants canyons américains. Avec ses à-pics vertigineux de 800 mètres, le Blyde River est unique en son genre sur le continent africain. Il s’étend sur près de 30 km et abrite l’une des merveilles géologiques de l’Afrique australe, les Bourke’s Luck Potholes ou les marmites géantes. D’aspect lunaire, ce sont des cavités cylindriques creusées par l’érosion et qui portèrent chance au prospecteur Bourke car il y trouva de l’or.

Un paysage somptueux de Blyde River Canyon © Joël Tribhout

Un paysage somptueux de Blyde River Canyon © Joël Tribhout

Un chemin nous emmène vers un paysage grandiose qui nous laisse sans voix, nous sommes au bout du monde.

Danseurs de Gumboot © Joël Tribhout

Danseurs de Gumboot © Joël Tribhout

Avant de partir pour le Parc Kruger, une troupe de danseurs nous fait une démonstration très physique en dansant le Gumboot (bottes en caoutchouc).

Vue depuis la chambre du lodge © Joël Tribhout

Vue depuis la chambre du lodge © Joël Tribhout

Voilà !... Nous sommes arrivés dans la réserve privée du parc Kruger. Ce parc d’une superficie d’environ 19 000 km2 et qui s’étend sur plus de 340 km, fut créé en 1898 par le président Paul Krüger. Ce territoire ressemble à une immense plaine recouverte d’herbe rase et de bush (broussailles d’épineux), propices à la vie sauvage. Notre lodge est perdu au cœur de la réserve.

Impressionnant pachyderme © Joël Tribhout

Impressionnant pachyderme © Joël Tribhout

Le voilà enfin notre tout premier safari et nous sommes sous le charme. Il est 16 h et notre 4x4 nous emmène à la rencontre de notre premier éléphant. Nous stoppons à quelques mètres de lui. Pas un son ne sort de nos bouches, seul le bruit léger du déclencheur rompt le silence.

Girafe posant © Joël Tribhout

Girafe posant © Joël Tribhout

Nous repartons lentement et au bout de quelques minutes, voici Dame Girafe dans sa magnifique robe tachetée de marron.

Zèbre aux peintures africaines © Joël Tribhout

Zèbre aux peintures africaines © Joël Tribhout

Puis un zèbre prend la pose...

Maman rhinocéros blanc et son petit © Joël Tribhout

Maman rhinocéros blanc et son petit © Joël Tribhout

... et laisse la place à une maman rhinocéros blanc et son petit, qui est resté seize mois dans son ventre. Si leur vue laisse à désirer, leur odorat est quant à lui très développé.

Impalas très curieux © Joël Tribhout

Impalas très curieux © Joël Tribhout

Sur une hauteur, des Impalas font la discussion.

Fin de journée pour ce crocodile © Joël Tribhout

Fin de journée pour ce crocodile © Joël Tribhout

Le soleil doucement décline et nous voici au bord d’un étang pour déguster une boisson au coucher du soleil. Sur une eau dorée, un crocodile nous surveille.

Le bousier monte sur la boule pour trouver sa direction © Joël Tribhout

Le bousier monte sur la boule pour trouver sa direction © Joël Tribhout

Le lendemain, départ aux aurores sur les pistes de la concession du lodge. Nous ne verrons pas de lion, ni de léopard mais notre ranger sur ma demande s’arrête en pleine piste. Que se passe-t-il ? Je lui demande si je peux descendre pour photographier un bousier qui roule sa boule. Il hésite, regarde aux alentours et me lève le pouce. Je suis aussi heureux que si j’avais rencontré un lion. La séance photo est rapide car il roule sa boule d’excréments qui peut-être de vingt à quarante fois plus grosse que lui. Je réussi quand même à le filmer avant que le ranger ne s’impatiente.

Scorpion à queue jaune © Joël Tribhout

Scorpion à queue jaune © Joël Tribhout

L’après-midi est libre et j’en profite pour débusquer quelques petites bêtes. Surprise !... à quelques pas de notre chambre, je découvre un scorpion (genre Opistophtalmus) qui se laisse pixelliser.

Furtif lézard à queue bleue © Joël Tribhout

Furtif lézard à queue bleue © Joël Tribhout

Plus loin, un lézard à queue bleue (Tropidosaura montana) ne me laisse que quelques secondes pour le prendre en photo et détale se cacher entre deux pierres.

Heureux de photographier mon premier Petit Monarque © Joël Tribhout

Heureux de photographier mon premier Petit Monarque © Joël Tribhout

Un Petit Monarque ou Monarque Africain (Danaus chrysippus) vient se poser à quelques mètres de moi et sitôt pris, sitôt envolé.

Scarabée Eleodes tricostata © Joël Tribhout

Scarabée Eleodes tricostata © Joël Tribhout

Je m’aventure au-delà de ce qui est autorisé mais sans prendre le risque de tomber nez à nez avec un animal bien plus gros que mes insectes quand je vois sur une branche, un scarabée Eleodes tricostata.

Papillon de nuit Thyretes © Joël Tribhout

Papillon de nuit Thyretes © Joël Tribhout

Tout ceci m’a donné chaud. De retour dans le bungalow un papillon de nuit s’est posé sur la porte d’entrée, c’est un Thyretes caffra.

Guêpe Ichneumonidae se désaltérant © Joël Tribhout

Guêpe Ichneumonidae se désaltérant © Joël Tribhout

Après une douche aménagée à l’extérieur, je surprends une guêpe toute noire de la famille des Ichneumonidae  qui vient boire dans un reste de flaque. Elle répètera ce manège plusieurs fois, ce qui me laisse penser qu’elle était de corvée d’eau pour sa tribu.

Peu rassuré devant cette guêpe Icheumon © Joël Tribhout

Peu rassuré devant cette guêpe Icheumon © Joël Tribhout

Je surprends une autre guêpe Ichneumon à pattes jaunes celle-là, posée sur le rideau de la chambre.

A suivre

Photos et Texte de Joël Tribhout

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Publié le 23 Avril 2020

Accouplement d'abeilles sauvages ©Michel Huyvaert

Accouplement d'abeilles sauvages ©Michel Huyvaert

Tout le monde est confiné, sauf les Insectes !

Voilà l'épisode  n° 2 , de mes rencontres avec les Insectes lors de mes balades autour de chez moi (dans le respect des mesures dérogatoires, bien sûr) .
Le 23 mars, vol de nombreuses abeilles sauvages à quelques centimètres du sol, d'où  j'aperçois, deux abeilles posées  et entrelacées. La photo macro saisit l'instant, mais l' événement aurait mérité une vidéo  !

Robert le Diable ©Michel Huyvaert

Robert le Diable ©Michel Huyvaert

Le 26 mars, un papillon qui sort de l'hiver : le Robert le Diable (Polygonia c-album).

Syrphe bleu à larges bandes ©Michel Huyvaert

Syrphe bleu à larges bandes ©Michel Huyvaert

 A l'abri du vent frais et sur une partie ensoleillée, un Syrphe bleu à larges bandes (à confirmer).
 

Mouche bleue ©Michel Huyvaert

Mouche bleue ©Michel Huyvaert

A quelques mètres, une  Mouche bleue (impressionnante en macro). En latin c'est Calliphora vomitoria.
 

Azuré des nerpruns femelle (Celestrina argiolus) ©Michel Huyvaert

Azuré des nerpruns femelle (Celestrina argiolus) ©Michel Huyvaert

Le  27 mars, encore un Azuré des nerpruns (Celastrina argiolus) femelle,  caractérisée par la bordure noire sur les ailes du dessus .
 

Syrphe ceinturé ©Michel Huyvaert

Syrphe ceinturé ©Michel Huyvaert

Au soleil, un  Syrphe ceinturé (Episyrphus balteatus), un bon pollinisateur.

Punaises des baies face à face ©Michel Huyvaert

Punaises des baies face à face ©Michel Huyvaert

Punaises des baies in copula ©Michel Huyvaert

Punaises des baies in copula ©Michel Huyvaert

Punaises des baies in copula ©Michel Huyvaert

Punaises des baies in copula ©Michel Huyvaert

Le 5 avril, sur  un petit  arbuste, une multitude de Punaises des baies (Dolycoris baccarum) :

                      -   face à face ( ou approche) de 2 punaises

                      -   accouplement

                      -   accouplement  vu de profil ( un peu indiscret ) .

Conclusion du photographe : il n'est pas nécessaire de faire des kilomètres : TOUT  CE  PETIT MONDE est à côté de chez soi .

A BIENTOT

NdR : Nous sommes désolés, mais la sortie entomologique guidée par Michel au Mont-César prévue le 13 mai doit être annulée, il en est de même pour celle du 27 mai aux Marais de Sacy. Les modalités du déconfinement ne sont pas connues à cette heure et nous préférerons attendre pour relancer notre activité.

La 7ème édition de notre concours photo sera lancée le 1er juin. Comme vous pouvez le constater il est possible de photographier de tr-ès beaux insectes à moins d'un kilomètre de chez soi ('à condition bien sûr d'avoir la chance d'habiter près de la campagne). Alors patience, le règlement du concours sera publié le 1er juin.

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Publié le 20 Avril 2020

Non confiné, un paon du jour sur fleurs de pommier © Roger Puff

Non confiné, un paon du jour sur fleurs de pommier © Roger Puff

 

En avril nous avions dû annuler la conférence du 7 sur l’entomo-archéologie de Jean-Hervé Yvinec et notre participation le 11 à Apico Folizz à Clermont-de-l’Oise.

Le confinement se poursuit de façon certaine jusqu’au 11 mai, mais les conditions de la reprise impliquent distanciation sociale et respect des gestes barrières.

La Ville de Creil a annulé le lancement de notre exposition photos à la Maison de la Ville à Creil le 6 mai. L’exposition est reportée sine die, ainsi que les conférences prévues dans ce cadre le 15.

Nous ne pourrons pas vous proposer la sortie entomologique au Mont-César le 13 mai, c’est bien trop tôt et la distanciation sociale ne serait pas garantie.

Nous devions exposer pour la Fête de l’Arbre organisée par l’Office du Tourisme de la Communauté de communes Pays d’Oise et d’Halatte, devant se tenir le 16 au Poteau du Grand Maître en forêt ; la fête est annulée.

Pas de participation le 17 mai aux Beffrois des Insectes que nous devions vous proposer à l’Ecomusée de la Sucrerie de Francières (ni de conférence d’ailleurs).

Pas de sortie entomologique aux Marais de Sacy le 27 mai.

Ni de stand au Trail de Verneuil-en-Halatte le 31 mai.

Notre programme 2020 qui s’annonçait très dense fond comme neige au soleil. Pour ne pas vous saper le moral, je ne vous annonce pas encore la suite des non-festivités. C’est avec pessimisme que nous voyons le mois de juin.

En revanche le lancement de notre concours photo aura bien lieu le 1er juin. Enfin du positif.

Espérons que le 2ème semestre nous permettra la reprise des activités de notre association. Les manifestation annulées ne pourront cependant pas toutes être reprogrammées cette année. En effet il y aura beaucoup de reports de la part d’autres organisateurs et les agendas ne seront pas extensibles.

Mais que cela ne vous empêche pas de nous suivre sur ce blog et sur notre page Facebook.

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Publié le 15 Avril 2020

L'écaille chinée (Euplagia quadripunstaria)© Joël Tribhout

L'écaille chinée (Euplagia quadripunstaria)© Joël Tribhout

Dans une prairie printanière,

Des milliers de fleurs s'épanouissent,

Offrant des mets de qualité première,

Aux couleurs de feu d'artifice.

 

Les antennes d'un papillon s'affolent,

Captant des parfums en plein vol,

Ses yeux d'une image en mosaïque,

Sélectionnent une fleur aux effluves magiques.

 

Ses pattes telles un train d'atterrissage,

Posent avec délicatesse ce corps arc-en-ciel,

Les ailes se déplient telle un livre d'images,

Chauffées par un généreux soleil.

 

Sous sa tête une pompe enroulée,

Plonge au creux d'un calice sucré,

Elle aspire tranquillement un nectar divin,

Quand un bourdonnement arrive au loin.

Le bourdon terrestre dit "cul blanc" sur chardon (Bombus terrestris) © Joël Tribhout

Le bourdon terrestre dit "cul blanc" sur chardon (Bombus terrestris) © Joël Tribhout

Semblable à une escadrille de bombardiers,

C'est le vol du bourdon avec un jaune collier,

Rimski Korsakov s'en est inspiré,

Pour un opéra qu'il a composé.

 

Le bourdon sur la fleur se pose lourdement,

S'excusant auprès du papillon timidement,

Puis il sort sa langue tubulaire,

Pour partager ce repas avec le Lépidoptère.

 

Une fois son jabot rempli,

Le bourdon soyeux se replie,

Le papillon dans un ballet aérien impérial,

Se prépare à la parade nuptiale.

 

Moralité

 

Le partage doit être un acte naturel,

Nos compères l'ont ici bien compris,

Ne vivons pas dans la querelle,

Dégustons la vie entre amis.

 

Joël Tribhout

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Publié le 10 Avril 2020

Ils ne sont pas confinés et profitent du peu d'agitation humaine. Mais les photographes sortent dans la limite du kilomètre permis par le confinement.

Tout d'abord une petite visite à l'hôtel des insectes du Sentier de la Biodiversité de Verneuil-en-Halatte, où les osmies cornues mènent la danse.

Hôtel à insectes du Sentier de la biodiversité © Michel Huyvaert

Hôtel à insectes du Sentier de la biodiversité © Michel Huyvaert

Et vont s'accoupler dans les lamiers pourpres.

Accouplement d'osmies cornues © Michel Huyvaert

Accouplement d'osmies cornues © Michel Huyvaert

Un andrène ou abeille des sables toute engourdie, seule, qui voulait s'enfoncer dans les herbes. Le photographe l'a posée sur un gant pour lui tirer le portrait.

Andrène des sables © Michel Huyvaert

Andrène des sables © Michel Huyvaert

Dans le petit bois (attention ce n'est pas une forêt) derrière chez lui, il a immortalisé un bourdon terrestre (cul blanc) en pleine activité de pollinisation.

Bourdon terrestre © Michel Huyvaert

Bourdon terrestre © Michel Huyvaert

et un azuré (Celastrina argiolus) dans une éclaircie ensoleillée du sous-bois.

Celestrrina argiolus © Michel Huyvaert

Celestrrina argiolus © Michel Huyvaert

Une Muscidae à ventre jaune qu'il n'a pas identifiée se prélassait au soleil...

Muscaae sp. ? © Michel Huyvaert

Muscaae sp. ? © Michel Huyvaert

Enfin un paon du jour se perchait sur des fleurs d'aubépine.

Paon du jour... Quel jour ? le 24 mars © Michel Huyvaert

Paon du jour... Quel jour ? le 24 mars © Michel Huyvaert

Autour de chez soi, même dans un périmètre restreint, il est donc possible de faire un petit safari entomologique et photographique.

Merci Michel pour ces parcelles de printemps et d'espace non confiné.

P.S. Michel me confie qu'il a hâte de pouvoir reproposer les sorties entomologiques de l'Agrion de l'Oise. la prochaine au Mont-César est programmée pour le 13 mai. Pourra-t-elle avoir lieu ? Rien de sûr à ce jour.

 

 

 

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Publié le 7 Avril 2020

Ce n'est pas parce que l'on est confiné aujourd'hui qu'il ne faut pas préparer l'avenir. Il y aura des jours meilleurs.

Une conférence à ne pas manquer et pour le moment des appels à communication – Senlis du 3 au 11 octobre (provisoire)

Le 4ème Séminaire Biodiversité Entomologique de l’Oise appelle à communication

Le 4ème Séminaire Biodiversité Entomologique de l’Oise (état des lieux sur la faune, la flore et leur gestion conservatoire) est prévu à Senlis, du 3 au 11 octobre 2020 (dates à confirmer). Il est organisé depuis 4 ans par le CPIE Oise à l’époque de la Fête de la Science.

Les thèmes abordés seront :

  • Nature, services écosystémiques et biomimétisme
  • Suivis biodiversité entomologique
  • Insectes et milieux
  • Réchauffement climatique
  • Cas des insectes envahissants
  • Outils et indicateurs de la biodiversité dans les milieux naturels.

L’Agrion de l’Oise aura un stand comme les années précédentes. Son président sera probablement modérateur d’une des sessions comme l’an dernier. Mais nous ne savons pas encore si nous serons en mesure de présenter une communication.

En tous cas retenez la date pour y assister et si vous avez vous-même un projet de communication, n’hésitez pas à en faire part au plus tôt à Lucas Baliteau, du CPIE Oise, qui organise la manifestation :

CPIE des Pays de l’Oise

6/8 rue des jardiniers - Porte 201 - 60 300 Senlis (France)

03.44.31.32.64 – l.baliteau@cpie60.fr

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