Association pour le développement d’une image objective de l’insecte auprès du grand public, par des actions de sensibilisation, d’information et de formation pour une meilleure connaissance de la biodiversité des insectes et de leurs interactions avec notre vie de tous les jours
à une conférence qui sera donnée par Roger Puff, son président, dans le cadre des Amis du Vieux Verneuil.
Alexandre et Albert Mary sont nés à Beauvais quelques années avant 1900. Très jeunes ils se passionnent pour les sciences ; géologie, hydrologie, botanique, entomologie, ... plus tard chimie, biologie, médecine...
A peine âgés d'une vingtaine d'années, ils sont considérés déjà comme des jeunes savants pleins d'avenir.
Albert écrira plus tard :
Mes 6000 cailloux étaient 6000 paysages. […] Aussi loin que ma mémoire m’entraîne, je me vois attiré par la même passion vers les choses de la Nature ; à huit ou neuf ans, j’herborisais, j’étudiais à l’œil nu, je détaillais sous le microscope les structures des plantes et des animaux, je faisais des lieues pour trouver quelque fossile dont la seule vue, dans son gisement, évoquait pour moi les merveilleuses scènes des temps géologiques … Mais avant cet âge, je ne sais plus. Que je sois naturaliste n’est pas douteux. Mais en quoi cela consiste au juste ?
Malheureusement, ces jeunes savants pleins d'avenir se sont fourvoyés dans les chemins de la science, suivant des pistes, qui n'étaient pas celles, officielles, des académies et des facultés.
Promoteurs d'une discipline oubliée, la plasmogénie, leurs courtes vies, émaillées de près de 200 publications, sont passionnantes et cette conférence vous fera découvrir les multiples facettes de ces personnages eux aussi oubliés.
L'Agrion de l'Oise organise pour la 5ème année consécutive "Notes d’Insectes",concert exclusivement sur le thème des insectes. Pour la deuxième fois, cette manifestation se tiendra à La Manekine, maison intercommunale des cultures à Pont-Sainte-Maxence, dans le cadre du Festival en Voix : Dimanche 24 novembre 2019 à 16h00.
Après "Du baroque au classique", "Du classique au jazz", "Du classique à la variété", "Du classique au musette", l’intitulé du concertsera cette année "Notes d’insectes 2019 – Le classique donne de la voix", avec une place importante donnée à la création, avec pas moins de trois œuvres jouées pour la première fois.
C’est autour d’un répertoire essentiellement classique que se retrouveront cette année Faustine Picco (soprano), Florence Augustin (violoncelle), Stéphanie Keutat (harpe), Pierre Cesmat (violon), Joël Tribhout (auteur et conteur). Christophe Chauvet, directeur artistiquede l’événement depuis sa création, assurant les parties de piano de cet original programme entomologique et musical. Cette édition fait à nouveau l’objet d’une collaboration avec le CIAH, Conservatoire intercommunal Adam de la Halle, à Pont Sainte-Maxence, dont plusieurs élèves participeront au spectacle.
La partie vocale sera assurée par la soprano Faustine Picco. Instrumentiste depuis son enfance (flûte à bec et piano), elle intègre la maîtrise des Maisons d'Education de la Légion d'Honneur puis son ensemble vocal, dont elle sera soliste jusqu'à l'obtention de son baccalauréat.
Après son passage au département de musique baroque du CRR de Boulogne-Billancourt dans la classe de flûte à bec, elle entrera à la Schola Cantorum en chant lyrique pour bénéficier de l'enseignement de Jacqueline Bonnardot. Faustine obtient le DEM de chant lyrique du CRR de Versailles en 2016 et le Diplôme de Concert de chant lyrique et musique de chambre de la Schola Cantorum avec les félicitations du jury en 2018.
Florence Augustin au violoncelle : elle partage son activité entre l'enseignement, qu’elle dispense dans les conservatoires d'Etrechy, Pont-Sainte-Maxence et Elancourt, et une pratique d'orchestrale régulière, essentiellement à l'orchestre Pasdeloup où elle est titulaire, mais également au sein d'autres formations parisiennes tels que l'orchestre lyrique de Paris ou l'orchestre romantique européen. Elle a collaboré avec l'opéra de Rouen et l'orchestre Paul Kuenz, ainsi que, depuis sa création en 2005, au Festival de violoncelle en Yvelines "Festicelli" en tant que professeure chargée d'un ensemble d'élèves violoncellistes et membre du Quatuor de violoncelles "Vivacelli" avec Jérôme Treille, Karine Bergogno et Philippe Bary.
Stéphanie Keutat à la harpe : elle débute l’apprentissage de la harpe à l’école de musique de Saint-Ouen-l’Aumône puis dans la classe d’Isabelle Lagors au CRR de Cergy-Pontoise, où elle obtient un Diplôme d’Etudes Musicales avec une médaille d’or à l’unanimité ainsi qu’un Prix de Perfectionnement. Parallèlement à ses études de musicologie à l’Université Paris-Sorbonne, elle intègre la classe de harpe de Letizia Belmondo à la Haute Ecole de Musique de Lausanne et y obtient un Bachelor of Arts in Music puis un Master en Pédagogie musicale avec un prix spécial du jury, décerné pour la qualité de son travail et de son engagement pédagogiques.
Passionnée par l’enseignement, elle est actuellement professeure de harpe aux conservatoires d’Epinay-sur-Seine, Clichy-sous-Bois et Herblay-sur-Seine. Son activité artistique reflète l’éclectisme de ses goûts musicaux. Parallèlement à ses activités de musicienne classique, Stéphanie Keutat porte également un vif intérêt à la world music et développe actuellement un projet musical avec l’artiste Valentin K.
Au violon ce sera Pierre Cesmat, qui était le soliste de notre premier concert en 2015. Né à Paris, Pierre Cesmat débute ses études musicales par le chant et les percussions, puis vient l'étude du violon à l'âge de 8 ans au Conservatoire Municipal de Paris XXème jusqu'en Supérieur. Il intègre l'Ecole Normale de musique de Paris où il obtient le diplôme d'exécution. Parallèlement il mène des études universitaires en mathématiques et physiques. Il participe à divers orchestres qui le mènent en tournée en Espagne, Suisse et Allemagne.
Il passera une année à Bordeaux au sein du Sinfonietta d’Aquitaine. Plus récemment une tournée en Chine avec des musiciens des orchestres de Lille et de Picardie. Il se tourne également vers d'autres styles plus "populaires" en particulier le jazz et les musiques traditionnelles d'Europe de l'Est. Il crée le groupe Julik avec le cymbaliste Lurie Morar. Il affectionne particulièrement la musique de chambre sous toutes ses formes que ce soit en formation violon-piano, quatuor à cordes ou trio avec guitare et flûte. Membre fondateur du Trio Harmonia 3. Très investi sur le terrain de l’enseignement, il est professeur de violon au Conservatoire de la CCPV (Communauté de Communes du Pays de Valois) et au CIAH.
Joël Tribhout proposera, comme en 2018, quelques intermèdes littéraires de son cru.Reporter photographe pendant de nombreuses années, il s’est rapproché d’un monde infiniment petit, celui du "peuple de l’herbe". "Je voulais être au plus près des insectes, les yeux dans les yeux. C’est un travail de patience qui m’a permis de photographier des scènes uniques. Quand je suis à 1 cm d’une libellule, elle est comme hypnotisée voire en confiance et je peux communiquer avec elle".
Il transmet également sa passion aux élèves des écoles primaires ou lors de sorties nature. Ce monde de l’infiniment petit lui a inspiré des fables et des poésies qu’il a réuni avec ses clichés dans un livre "Le monde des petites bêtes". Il réalise régulièrement des expositions, ainsi que des séances de contes pour les enfants et les adultes.
Christophe Chauvet au piano : diplômé des CRD de Bourges et d’Aulnay-sous-Bois, de l’Ecole Normale de Musique de Paris et de l’Université Paris IV Sorbonne, Christophe Chauvet est Prix de la Ville de Paris et lauréat du Tournoi International de Musique de Rome.
Il mène de front une double activité de musicien se produisant en France et à l’étranger (pianiste accompagnateur et chef de chœur), et de pédagogue (professeur de piano et responsable du CRC d’Herblay-sur-Seine).
Il assure la direction musicale de "Notes d'Insectes" depuis sa création.
Trois créations sont proposées cette année.
Tableau of a Gadfly
Gene Emerson est une toute jeune compositrice et une pianiste canadienne. Elle a étudié le piano dès l'âge de 4 ans et écrit ses premières compositions à 11 ans. Elle a donné elle-même cette pièce inachevée au Canada en 2013 et l’a complétée cette année spécialement pour nous. Elle a suivi en juillet 2017 la formation composition de la Schola Cantorum à Paris.
Elle étudie actuellement la physique à Vancouver et a comme passion le dessin.
Der Schmetterling
Sonja Beets est née à Amsterdam et y a étudié la musique au Conservatoire Sweeling, diplômée cum laude en piano et en orgue. Elle a poursuivi ses études de musique de chambre et vocale avec George van Renesse and Nelly Wagenaar et étudié le sarangi, un instrument à cordes du subcontinent indien, avec Joep Bor. Plus tard elle a également étudié la harpe celtique. Elle a débuté son travail de composition en 1987, encouragée par ses maîtres, Györgi Sebök, Martijn van den Hoek, Herman Ulhorn, Bernard Kruysen et Elly Ameling. En 1997 Sonja Beets a fondé l’organisation artistique Muzenstede, qu’elle dirige. En 2000 elle a produit le projet "Balade musicale en ville" à Wijk bij Duurstede (Province d’Utrecht) avec des œuvres du poète et écrivain néerlandais Willem de Mérode (1887-1939) qu’elle a mises en musique. Ce spectacle a ensuite fait l’objet d’une tournée aux Pays-Bas. En 2000, elle a également fondé Purusha, son propre ensemble de musique de chambre. En 2003, elle a composé un opéra de chambre sur un livret du baryton néerlandais Tom Sol d’après "l’Ingénu" de Voltaire, dont la première exécution est attendue. Sonja Beets, qui a vécu et travaillé en Belgique de 2001 à 2007, s’est établie en Bretagne en 2007, où elle dirige l’ensemble vocal "Chant’enscène" et l’orchestre de chambre "Muz’enscène". Ses œuvres sont jouées internationalement. A côté d’une carrière musicale, elle est également peintre et poétesse.
Quatre pièces (Libellule, Papillon, Mouche, Sauterelle)
Grégory Stark fait partie de ces artistes parisiens actifs, qui évoluent en toute indépendance, à l'écoute de leur voix intérieure. Pianiste et pédagogue, il pratique et transmet à de nombreux élèves un répertoire élargi fondé sur des approches méthodologiques et stylistiques exigeantes. Compositeur nourri par sa pratique régulière de l'improvisation au clavier, il trouve une voie d'expression dans une modernité empreinte de post-romantisme, en phase avec la sensibilité contemporaine. Pianiste de concert issu de l'école "Lisztienne", il interprète ses propres œuvres participant ainsi à leur diffusion dans divers lieux parisiens.
L'Agrion de l'Oise, en partenariat avec Mai du Cinéma et avec le parrainage du Festival international Nature Namur, propose le 12 novembre à 20h30 au cinéma Le Palace de Pont-Sainte-Maxence la toute première édition de son Festival du Film documentaire entomologique de l'Oise.
Tous les films présentés ont été primés ou sélectionnés au Festival international Nature Namur.
La séance débutera par la projection de plusieurs courts-métrages amateurs, tous consacrés aux insectes.
On pourra découvrir "P'tits trous" de Jean-Pierre Brunetto (France), sélectionné 2015, "A la découverte du monde des fées" de Fabien Demily (Belgique), Grand Prix Illustration sonore 2016, "Annabelle, grand paon de nuit" de Philippe Parolini (France), prix de l'approche pédagogique 2016, ainsi que "La litière forestière" de Jean-Pierre Bertrand et Patrick Bodu (France), Grand Prix amateur 2017. Ces derniers seront présents pour animer le débat avec la salle et commenteront leur film tourné en forêt d'Halatte, avec pour acteurs les collemboles, ces minuscules hexapodes, microfaune de la forêt, qui rendent d'indispensables services écosystémiques en transformant les feuilles mortes en humus.
Deux films professionnels seront également présentés. "L'Avis des mouches" de Paul-Aurélien Combre (France), Prix du Scénario 2018, 12 min, donne le point de vue de ces diptères qui troublent souvent notre quotidien et qui en ont assez de tout ce qu'on leur inflige. La séance se terminera par le grand film de la soirée "Enfants du soleil : les Abeilles sauvages", Grand Prix professionnel 2017, 44 min, primé à de nombreux festivals, notamment 1er Prix au Festival international du film ornithologique de Ménigoute (2017) et Prix de la protection des espèces animales au Festival international du film animalier d'Albert (2018).
Il y a 950 espèces d'abeilles sauvages en France.Le film Les Enfants du Soleil : les Abeilles sauvages vous fera découvrir ces merveilleuses et indispensables créatures, qui toute l’année se succèdent pour polliniser les fleurs de nos jardins, de nos vergers et de nos champs. Bien sûr, elles ne produisent pas de miel, ne vivent pas comme Apis mellifera dans des ruches ardemment défendues par des apiculteurs passionnés. Mais comme les abeilles mellifères, elles souffrent des mêmes maux : agriculture intensive, monoculture, pesticides chimiques... Elles méritent toute notre attention et notre affection, qu’elles vivent en colonie comme les bourdons ou solitaires comme les anthrènes, les osmies, les mégachiles, les xylocopes et bien d'autres espèces. Ce film vous les fera découvrir.
Un excellent programme.
Le débat dans la salle pourra se poursuivre autour d'un pot de l'amitié, avec exposition des photos sélectionnées et primées de la 6ème édition du concours "Insectes de France" 2019.
Cette année notre jury avait dû départager après quatre heures de délibération 63 candidats ayant envoyé 174 photos. Après sélection de 24 photos, 3 ont été éliminées du fait du règlement qui cette année excluait les lauréats des précédentes éditions. Les 3 candidats se sont vus attribuer un Prix d'Honneur et leur photos ont été exposées "Hors concours". 2 candidats - sur liste complémentaire - étaient retenus. Il y avait donc 23 candidats en compétition.
Samedi 26 octobre, c'était hier, vers 18h après le tirage au sort de deux votants par une main évidemment innocente et après un scrupuleux dépouillement, Les résultats ont été proclamés en rappelant d'abord les prix d'honneur. Seul William Mathot était présent. Sa photo, précisée "Hors concours", avait récolté quelques votes, tout comme d'ailleurs celles de Yanis Langlois et Philippe Delmer.
Les votants ont été au nombre de 1013 (après recomptage minutieux), ce qui n'est pas mal du tout. Il faut dire que les photos étaient exposées depuis le samedi précédent dans la galerie marchande du centre commercial Val d'Halatte (Leclerc) de Pont-Sainte-Maxence et avaient vu passer beaucoup de monde. De plus au moins un membre du conseil d'administration de L'Agrion de l'Oise était toujours présent pour encourager les votes. Petits et grands se sont donc exprimés en cette première semaine de vacances scolaires.
Le 1er Prix du Public est revenu à Roland Mehl de Hagondange (Moselle), membre du club photo "Capteurs d'image" d'Illange, pour sa photo de Calopteryx splendens, trois mâles de calopteryx éclatant, magnifiquement disposés comme dans une estampe japonaise. La photo a été prise en juillet 2018 au Canon EOS Mark3, équipé d'un objectif Sigma 150mm macro avec multiplicateur 1,4, Il est précisé que nos odonates se trouvaient dans une zone humide proche de la rivière Moselle par forte rosée.
La photo a été élue largement avec 252 voix sur 1013 votants, soit 25,9 %.
Son prix, un bon d'achat d'une valeur de 100 € offert par Espace culturel Leclerc lui parviendra bientôt.
Avec 144 voix, soit 14,2 % des voix, le 2ème Prix du Public, remarquable et apprécié pour ses belles couleurs, est le Machon, Papilllo machaon, de Martina Granziera. Elle est de Pontarmé dans l'Oise et était équipée d'un Sony DSCHX9V. La photo a été prise quelques instant après l'éclosion de ce beau lépidoptère en juillet dernier à Pontarmé.
Absente, elle recevra bientôt son prix, un bon d'achat d'une valeur de 50 € offert par Brico Leclerc.
Le 3ème Prix du Public avec 106 voix, soit 10,5 % des voix, est revenu à Patrick Nattier, retraité habitant Saint-Herblin en Loire-Atlantique. La photo a été prise au Canon EOS 5D Mark III, objectif 100mm macro. Ce superbe odonate, un Orthétrum réticulé, Orthetrum cancellatum, a été immortalisé dans la rosée du matin au Marais de la Brenne le 21 août dernier.
Son prix, un bon d'achat d'une valeur de 40 € offert par le magasin Grain de Malice va lui être envoyé.
Le 1er Pris Jeunes du Jury revient à Mathieu Miquel, 16 ans de Joch dans les Pyrénées-Orientales, avec un couple de lépidoptères qu’il a baptisé « Couple orangé ». Ces papillons sont de l’espèce mélitée orangée ou damier orangé, Melitea didyma. Il les a photographiés en août dernier à Railleu (66) au Nikon D5500 avec un objectif Nikor 40 mm.
Il participait pour la première fois et était bien trop loin pour venir jusqu'à Pont-Sainte-Maxence recevoir son prix offert par le magasin d'optique Krys. Le prix d'une valeur de 100 € lui parviendra par la poste, comme pour les autres lauréats absents et éloignés.
Le 2ème Prix Jeunes du Jury était pour Clémentine Gallier qui venait tout juste d'avoir 17 ans, de Canly dans l’Oise, pour ce coléoptère à belles antennes, un pyrochre écarlate ou cardinal, Pyrochroa coccinea, photographié à Canly en mai dernier avec un compact Panasonic Lumix FZ72.
Elle était présente avec sa famille et a pu recevoir son prix, un bon d'une valeur de 50 € pour des tirages photo offert par Photo Henrique.
Le 1er prix du Jury revient à Sébastien Gilbert, ingénieur en électronique, habitant Hadancourt-le-Haut-Clocher dans l’Oise, candidat pour la première fois. Sa photo est un superbe éphémère, Ephemera danica (?), pris de nuit (2 flash cobra plus diffuseur) avec un Nikon D7500 objectif Nikon 105 mm macro, en juillet 2018 au Marais de Boissy-L’Aillerie (Val d'Oise).
Sébastien Gilbert était présent pour recevoir sa récompense, un bon d'achat de 150 € offert par Brico Leclerc, qui lui a été remis par Monsieur Warin, le directeur du magasin.
Le 2ème Prix du Jury est pour Nathalie Langlois, qui participait pour la troisième fois à notre concours. Technicienne qualité, elle est la maman de Yanis qui cette année est Prix d’Honneur, après avoir été lauréat deux fois les années précédentes. Elle est de Pontoise (Val d’Oise). Elle a intitulé "ça ne trompe pas" son lépidoptère à la jolie trompe enroulée. Il s’agit d’un Anthocharis cardamines, l’Aurore, saisi en avril dernier au Pentax KR objectif 70-300 macro, au parc de Grouchy à Osny (95).
Elle n'était pas présente pour recevoir son prix, un bon pour 50 € offert par Photo Henrique à Pont-Sainte-Maxence. Il faudra attendre le facteur.
3ème Prix du Jury "Lepture tacheté" @ Daniel Cailliez
Daniel Cailliez est retraité à Cauville-sur-Mer en Seine-Maritime. Il a photographié ce beau coléoptère, un lepture tacheté, Leptura maculata, au Nikon D90 équipé d’un objectif Nikon 105 mm macro, dans son jardin - son terrain de safari de prédilection - en juin 2017. Il participait pour la première fois à notre concours.
Il était présent pour recevoir son prix d'une valeur de 40 € offert par "Une Heure pour Soi", l'institut de beauté du centre commercial.
Cette photo réuni de gauche à droite, Bernard Flamant et Chantal Marsile, respectivement secrétaire et administratrice de l'Agrion de l'Oise, Daniel Cailliez, Sébastien Gilbert, Clémentine Gallier, et Roger Puff, président de l'Agrion de l'Oise.
Nous espérons bien sûr revoir ces candidats pour la 7ème édition de notre concours "Insectes de France". Ils pourront envoyer leurs photos à partir du 1er juin 2020. mais nous en reparlerons ici bien sûr.
Nous donnerons prochainement quelques photos prises à l'occasion de cette remise de prix 2019.
L'autre jour, je me baladais à Paris avant d'aller au spectacle. En sortant du Passage du Grand Cerf, je débouche dans la rue Marie-Stuart. Sur le trottoir, une grande ardoise attire mon attention.
Une table, deux chaises et un autre panneau qui affiche le menu d'un restaurant nommé Innoveat.
J'entre...
... et découvre des insectes à déguster et deux personnes bien sympathiques qui m'expliquent tout ce qui se passe dans ce petit restaurant. L'une d'elle est le chef Laurent Veyat.
Un ardoise affiche "Sauvez la planète manger des insectes".
Des échantillons sont proposés à la dégustation : barbecue, garden party, tapas. Ce sont des ténébrions aromatisés. Je goûte, bien sûr. Pas mauvais du tout, je vous assure. Ce n'est pas ma première dégustation d'insectes et je peux comparer. avec d'autres expériences.
Ce sont des produits de Micronutris, la toute première ferme d'insectes de France, à Toulouse. Des boites marquées "Apéro", ça change des cacahuètes, que des bonnes protéines. Mais il y a aussi d'autres produits, par exemple des pâtes enrichies à la farine d'insectes.
Le chef Laurent Veyat vous attend chez Inoveat 5 rue Marie-Stuart pour vous proposer sa cuisine gastronomique innovante avec d'excellents insectes produits en France.
L'Agrion de l'Oise expose les photos sélectionnées de la 6ème édition de son concours "Insectes de l'Oise" au centre commercial Val d'Halatte (Leclerc) de Pont-Sainte-Maxence.
Notre jury a retenu 23 photos de photographes amateurs, dont quelques jeunes de moins de 18 ans.
Trois photos de candidats, lauréats de précédentes éditions, ont également été choisies - conformément au règlement 2019 - pour être exposées, mais sans participer au vote du public. Vous pouvez les retrouver dans un précédent article.
Le vote sera possible aux heures d'ouverture du centre commercial entre 9h30 et 18h30 du samedi 19 octobre au vendredi 25 octobre.
Le samedi 26 octobre le vote sera plus possible entre 9h30 et 17h00, heure à laquelle il sera procédé au dépouillement des bulletins de vote. Au préalable deux bulletins seront tirés au sort pour récompenser les votants. L'an dernier près de 1400 personnes avaient voté.
La remise des prix du Jury et du Public se fera dès que le dépouillement sera terminé.
Venez voter nombreux.
Merci à nos sponsors : Leclerc (Espace culturel, Jardi- et Brico Leclerc), Une Heure pour Soi, Grain de Malice, McDonald's, Photo Henrique, Krys, Oise Tourisme, Pont-Sainte-Maxence, Verneuil-en-Halatte, Communauté de Communes Pays d'Oise et d'Halatte et Conseil départemental de l'Oise
L'Agrion de l'Oise est présent au 3ème séminaire Biodiversité Entomologique de l'Oise, organisé par le CPIE de l'Oise, se tenant dans le cadre de la Fête de la Science au Quartier Ordener à Senlis.
L'Agrion de l'Oise y est présent sur un stand ouvert dès le samedi 5 octobre, jour d'inauguration des expositions. Le samedi et le dimanche, l'ABMARS (Association des Botanistes et Mycologues de la région de Senlis) expose la biodiversité de ses récoltes botaniques et mycologiques de la saison. Le lundi 7 et le mardi 8 sont des journées consacrées aux scolaires.
Notre stand se propose d'intéresser petits et grands à la vie des Odonates, libellules et demoiselles, qui animent nos zones humides et témoignent de la qualité des milieux.
Le dimanche 6 octobre à 14h30, Roger Puff présente une conférence sur Constant Duméril et le Comte Auguste Dejean.
Tous deux natifs d'Amiens, amis dès l'enfance. sont des entomologiques réputés du début du 19ème siècle, Duméril est un grand scientifique, ychtiologiste, herpétologiste et entomologiste, figure majeure du Muséum national d'Histoire naturelle de Paris, tandis que Dejean s'illustre comme général d'Empire tout en étant le plus grand collectionneur de coléoptères de son temps.
Dans un tout autre registre, Roger Puff propose le mercredi 9 octobre à 15h00, dans le cadre de la session "Outils et indicateurs de la biodiversité dans les milieux naturels", une conférence sur le déclin catastrophique des insectes constaté depuis plusieurs années. Chacun connait maintenant le fameux effet pare-brise.
Pour ce faire, après avoir rappelé l'interdiction du DDT dans les années 70, il s'appuie sur les récentes études scientifiques réalisées au niveau mondial, notamment la méta-étude "Worldwide decline of the entomofauna" publiée par deux scientifiques australiens en ce début d'année. Cette étude fait l'inventaire des causes de ce déclin inquiétant, qui s'inscrit dans la 6ème grande extinction, marquant ce qu'il est aujourd'hui convenu d'appeler Anthropocène.
Le Jury de la 6ème édition du Concours Photo "Insectes de France" de l'Agrion de l'Oise s'est réuni le 25 septembre et a sélectionné 24 photos.
Parmi celles-ci trois se sont avérées être proposées par d'anciens lauréats, qui - comme le stipule notre règlement 2019 - peuvent participer à la sélection, mais ne peuvent être dotées d'un Prix du jury, ni être soumises au vote du public (mais seront présentées nominativement).
Ces trois photos sont donc "Hors Concours" dotées d'un Prix d'honneur.
William Mathot, retraité à Margny-les-Compiègne, nous a proposé « la Mouche », un bien beau diptère sur ombellifère. Nous dirons que c’est une tachinaire. Elle a été saisie au Nikon D300S, obj. 105 macro.
On rappellera que William Mathot a obtenu le 2ème prix du Jury en 2018 avec une grande sauterelle verte. Mais ce n'est pas tout : en 2017 c'est le 1er Prix du Jury qu'il obtenait avec sa grande aeschne bleue. Trop fort.
L’autre Prix d’honneur est Philippe Delmer, retraité de Verneuil-en-Halatte, avec ce splendide fourmilion, pris au Canon EOS 600D. Lui a été lauréat du 1er Prix du Jury 2014 avec également une sauterelle, une toute petite sur un pétale de coquelicot. C’était la 1ère édition du concours. Philippe a participé à toutes les éditions du concours depuis la création..
Le règlement est bien dur : il devrait y avoir une durée de mise à l’écart limitée dans le temps. Il faudra y penser pour le règlement 2020.
Le 3ème Prix d’honneur est un moins de 18 ans. C’est Yanis Langlois, 12 ans, de Pontoise. Sa photo s’intitule « L’Amour est dans le pré » et nous présente deux couples d’agrions sp.
En 2016, Yanis avait obtenu un Prix d’encouragement du Jury. En 2017 c’était la concrétisation avec le 1er Prix du Jury moins de 18 ans. Il n’était pas candidat en 2018. Dommage la règle draconienne appliquée cette année n’avait pas encore été instaurée.
Précisons qu’il n’y a pas de hiérarchie entre ces trois Prix d’honneur.
Compte tenu de cette moisson de Prix d'honneur, le jury a choisi 2 autres photos dans sa sélection. Au total 4 heures de délibération ont à peine suffi pour le choix délicat de 23 photos et donc de 23 photographes (chacun ne pouvant être sélectionné que pour une seule de ses 3 photos).
Ils attendent le public [ils VOUS attendent] pour voter du 19 au 26 octobre (sauf le dimanche) pour sa [votre] photo préférée à l’occasion de l’exposition des sélectionnés au Centre commercial Leclerc de Pont-Sainte-Maxence.
Le 26 vers 17h00, après dépouillement des bulletins, les Prix du Jury seront révélés et les Prix du Public proclamés. Venez voter nombreux. L’an dernier nous avons eu pratiquement 1400 votants, il faut cette année faire aussi bien sinon mieux.L’Agrion de l’Oise compte sur vous, les candidats aussi. Vous constaterez que la cuvée 2019 est remarquable de qualité et de beauté.
Dans mes fouilles dans les vieux documents, je trouve un vieil opuscule un peu défraichi, mais j’ai le plaisir de prendre mon coupe-papier pour en découvrir toutes les pages, personne n’a encore lu l’exemplaire dont j’ai hérité. C’est La Santé par le Miel, sous-titré Son usage dans l’Économie domestique et la Médecine usuelle, dont les auteurs sont A.L. Clément, dessinateur-animalier et Lucien Iches, professeur d’anglais à l’Association Philotechnique (un en-quart publicitaire dans l’ouvrage me l’apprend). C’est la deuxième édition datée de février 1902, tirée à 2000 exemplaires, comme la première datant probablement de 1900, voire auparavant ; l’ouvrage a donc eu un lectorat fourni. Les auteurs étaient membres de la Société nationale d’Apiculture et de Zoologie agricole et de la Société nationale d’Acclimatation (Clément sera même président de la section Entomologie). A noter que ces deux noms figurent largement dans la littérature apicole et que A.L. Clément était un illustrateur de talent pour tout ce qui concerne la nature. L’ouvrage avait été édité à compte d’auteur et était disponible chez les auteurs, à Paris au 34 de la rue Lacépède (tout près du Muséum).
Dans le cartouche la tête du carabe après le combat montrant la blessure faite par le staphylin
Armand-Lucien Clément n’est pas un inconnu pour moi, car il a été l’ami d’Alphonse Labitte, entomologiste sur lequel j’ai beaucoup travaillé. En effet en 1904 j’avais relevé dans le Bulletin de la Société entomologique de France, une publication de Clément qualifiant Labitte de sympathique et ardent chercheur, bien connu de tous les entomologistes parisiens, décrivant une variété nouvelle du Carabus auratus (scarabée doré) trouvé à Vitry (Seine). Il le lui avait même dédié en nommant Labittei cette variante. Dans le n°3 du 10 septembre 1905 de L’Amateur d’Histoire naturelle (pierres, plantes et bêtes),une revue fondée par Alphonse Labitte, on peut lire un article de Clément : Combat entre grands carnassiers de l’ordre des insectes, où apparait une gravure de l’auteur d’un combat entre un carabe et un staphylin. Beaucoup de ses gravures en couleurs sont parues dans la Revue Horticole et sont accessibles sur Gallica.
Lucien Iches, qui a écrit de nombreux articles dans la revue L’Apiculteur et publié plusieurs ouvrages sur le sujet, a présenté en 1921 la nécrologie de Clément. Elle peut être lue dans les Annales de la Société entomologique de France. On y apprend que Clément est né à Montrouge le 4 juin 1848 et a commencé à dessiner très tôt au Parc de Monsouris et sur les bords de la Bièvre. Il a fait des études de chimie et a travaillé un temps comme chimiste-essayeur à la Monnaie. Comme dessinateur il s’est spécialisé dans l’histoire naturelle et plus spécialement les insectes, qu’il étudie et élève comme son ami Alphonse Labitte. Il serait même responsable en 1899, avec Lucien Iches, d’une fuite de spécimens d’Attacus cynthia, la Bombyx de l’ailante, qui se retrouveront autour des globes de l’Hôtel de Ville. Ces lépidoptères auraient ainsi acquis droit de cité à Paris. Un site Internet indique d’ailleurs qu’on en trouve toujours sur les ailantes (ou faux vernis du Japon) de certaines avenues parisiennes
Illustration signée A.L. Clément en tête du chapitre I de La Santé par le Miel
On doit à Clément de nombreuses planches murales destinées à la chaire d’entomologie du Muséum et même des Bons-Points entomologiques édités et vendus par Hachette pour 3 frs 50 par paquet de 100, pour récompenser les élèves méritants du primaire. Il a également rédigé plusieurs ouvrages et fondé un cours d’entomologie agricole en 1902 qu’il professait au Pavillon de la Pépinière du Jardin du Luxembourg. Lucien Iches se proposait d’en éditer le manuscrit à titre posthume. Je ne crois pas qu’il ait concrétisé.
L’Apiculture moderne et La Destruction des Insectes sont deux traités par lesquels Clément encourage la culture des abeilles parmi les insectes utiles d’une part, et d’autre part vulgarise les méthodes de destruction de ceux qui sont nuisibles.
Quant à Lucien Iches, on lui doit L’Abeille domestique ; son élevage et ses produits, publié en 1921. Il est donné comme ex-naturaliste du laboratoire de zoologie agricole au ministère de l’agriculture de la République Argentine. Il avait publié en 1906 La Mosca brava (La mouche sauvage) à Buenos Aires, ainsi que d’autres travaux sur les diptères. On trouve également des travaux sur les dégâts de la cochenille Diaspis pentagona, introduite en Argentine, importée d’Italie avec des pieds de lilas et déclarée plaie nationale en 1906. Je n’ai pas trouvé de date de naissance ou de décès. Ses premières publications en français ou en espagnol remontent à 1900 et les dernières sont de 1935-1936. Membre de la Société entomologique de France à partir de 1903 (parti en 1904 à Buenos-Aires à cette date mais inscrit comme secrétaire de la Société centrale d’Apiculture, puis à Laon dans l’Aisne entre 1910 et 1920, puis à Villeneuve-le-Roi de 1927 à 1936), il sera promu officier de l’Instruction publique en 1923. On ne le trouve plus dans les annuaires de la SEF après 1936.
Mais revenons à l’opuscule qui m’a donné envie de publier ce post. Pardonnez-moi de m’être laissé à cette longue digression sur les auteurs, mais avouez que cela valait la peine de les évoquer.
En tête de l’ouvrage se trouvent les brèves recommandations d’A. Giard, membre de l’Institut et président de la Société centrale d’Apiculture et de Zoologie agricole (il s’agit Alfred Giard, né à Valenciennes en 1908, décédé à Orsay en 1908, qui a entre autres été directeur du Laboratoire de Zoologie de Vimereux, spécialiste des insectes nuisibles, auteur scientifique prolifique), de même que celles de l’Abbé Boyer, fondateur de l’Abeille Bourguignonne, et de l’Abbé Weber, vice-président de la section d’apiculture de Saint-Avold, etc.
Certaines appréciations s’expriment en vers, comme pour J. Malessard, vice-président de la Société centrale d’Apiculture et de Zoologie agricole.
Un clair style érudit, en ce beau livre utile,
Prenant son large essor,
Vient présenter le miel à notre esprit futile
Comme un divin trésor.
Oui, Nature en travail, au milieu de merveilles ;
Pour guérir nos douleurs
A mêlé, dans un baume, au sang de nos abeilles,
La douce âme des fleurs.
Et ce n’est pas tout, certains comme le Dr Albert Cahon, Officier d’Académie, Président de la Revue et de la Violette Picardes, s’expriment en alexandrins :
J’adorais autrefois le doux miel de l’Hymèle,
Celui de France, pas, car j’avais mal aux dents,
J‘aimais les beaux rayons décrits par le poète,
J’avais peur de la ruche aux Insectes piquants.
Mais, en lisant Messieurs, votre savant ouvrage,
Je vais me souvenir que je suis médecin ;
J’ordonnerai le miel, en gâteaux, en breuvage,
J’épuiserai le fruit du labeur d’un essaim.
Je vais parler partout, j’en dirai des merveilles,
J’en ferai le sujet de mes prescriptions.
Je vais n’avoir plus peur de vos chères abeilles :
Je m’incline devant vos prédilections.
Ceci dit recevez la sincère assurance
De mes vœux pour votre œuvre. A vous mon souvenir,
De vous voir en santé, j’ai la douce espérance,
Car travailler, c’est beau ; mais mieux ne pas souffrir.
Au fait qu’est-ce-que la Violette Picarde ? Manifestement ce doit être une association organisant autour de 1900 des manifestations culturelles à Amiens. Vous en saurez plus plus loin.
Autre poète Fernand Halley, directeur de la Revue Picarde et Normande - écrivain, auteur dramatique et musicien, né à Caen en 1863 - nous propose un sonnet, intitulé L’Abeille, daté Rouen 21 décembre 1901 :
J’ai pour les chiens, les chats, les chevaux, les oiseaux,
Un amour infini. Cependant je préfère,
Parmi les animaux peuplant notre hémisphère,
L’Abeille aux reflets d’or qui va par les roseaux
Butiner tout le suc de la gent florifère ;
Rasant tantôt le sol, la surface des eaux,
Puis s’élevant dans l’air pour baiser les ormeaux,
Ou les chênes ombreux, à la cime altière.
J’admire son labeur et prends plaisir réel
A la suivre en esprit, même quand je sommeille,
Lorsqu’un rêve enchanteur me conduit vers le Ciel !
Et le dernier, daté 1902, celui de Monsieur Bout de la Revue Picarde (j’ai trouvé que c’est Monsieur A. Bout, nous sommes près du bout, allons-y donc). Poète et écrivain, il a fait paraitre chez E. Figuière en 1911 Notre ancienne Picardie, contribution au folklore régional : traditions, légendes, trait et curiosités, consultable sur Gallica. Un très court chapitre de l’ouvrage a trait aux insectes, j’en extrais ce paragraphe :
Aucune ménagère picarde ne voudrait détruire les petits papillons argentés qui voltigent, les soirs d’été, dans les demeures, car on les appelle des anges et on croit à cause de cela, qu’ils sont sacrés. Or ce sont simplement les teignes, transformations des vers qui rongent à qui mieux mieux les habits.
Ah ! désolé encore un commentaire, je trouve que le poète François Coppée a été président d’honneur de la Revue Picarde, sans doute quand il fréquentait Mers-les-Bains et séjournait à la villa Les Violettes (picardes ?). Une publicité en fin de l’opuscule nous confirme qu’il doit s’agir de la Revue Picarde et Normande, illustrée, littéraire, artistique, musicale et scientifique, fondée en 1899, en vente dans toutes les gares de Picardie, à Rouen Arras, Paris, Bordeaux, etc. pour 0 fr 50. Elle organise un grand concours annuel gratuit, poésie, prose, patois, dessin, photographie, musique, dont le programme est envoyé franco.
Et j’en arrive à cette information : la Revue Picarde et Normande, parue jusqu’en 1943, était aussi le bulletin de la Société des Violetti, manifestement une société littéraire cousine de la fameuse Société des Rosati d’Arras. Mais que nous conte Monsieur A. Bout dans son sonnet Abeilles ?
Parmi tous les trésors exquis que la Nature
Avec profusion accorde à nos jardins,
On voit errer, dans l’or adouci des matins,
L’abeille dans le vol agile est un murmure.
Elle va, choisissant avec soin la plus pure
Des fleurs dont le printemps a peuplé ces Edens,
Pour puiser à plein cœur les arômes divins,
Qu’afin d’en composer son doux miel elle épure !
Semblables à l’insecte auquel vous les vouez,
Vos plumes d’écrivains si richement doués,
En ce livre opérant d’autres métamorphoses,
Ont, abeilles de l’art au rôle merveilleux,
Su si bien condenser les meilleures des choses,
Que le lecteur y trouver un nectar savoureux !
Quel florilège !
Et pour conclure, en prime, une publicité extraite de l’ouvrage, pour un apiculteur-constructeur de Saint-Just-en-Chaussée dans l’Oise. Il s’agit de L. Robert-Aubert, entreprise créée en 1878, qui a exercé jusque vers 1920, et cédée à Maurice Lerouge, depuis dénommée L’Abeille de l’Oise (une cousine de L’Agrion de l’Oise, semble-t-il). Il faudra aussi un jour revenir sur cette entreprise.
Pour les Journées européennes du Patrimoine 2019, l'Agrion de l'Oise a la chance et le grand plaisir d'être accueilli par le Zoo d'Amiens Métropole.
Depuis maintenant 3 ans, le Zoo dédie les Journées européennes du patrimoine à des associations qui œuvrent au quotidien pour la conservation de la biodiversité, considérant que les parcs zoologiques ne pourraient réussir leurs missions sans elles.
La grande biodiversité des insectes, avec plus de 1,3 million d'espèces répertoriées et nommées, réparties en 30 ordres (les agrions font partie des zygoptères - les demoiselles - sous-ordre des odonates), est menacée. Les populations d'insectes chutent et notamment celles des odonates du fait de la disparition des zones humides et de la pollution des milieux.
C'est tout particulièrement aux odonates - libellules et demoiselles - que l'Agrion de l'Oise consacrera sa présence à Amiens.
Profitez en pour revoir au découvrir ce magnifique zoo. L'entrée ce week-end n'est qu'à 1 euro et il devrait faire beau.